1.         Parc national du banc d'Arguin (Mauritanie) (N 506)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1989

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/506/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2004-2004)
Montant total approuvé : 35 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/506/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Aucune mission de suivi officielle. Missions du Centre du patrimoine mondial en 2002, 2003 et 2004 dans le cadre des activités en Mauritanie.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Pêche illégale ;

b) Ramassage mécanique des coquillages ;

c) Exploitation pétrolière ;

d) Tourisme et fréquentation accrue avec la nouvelle route Nouadhibou-Nouakchott ;

e) Capacité de gestion et ressources insuffisantes.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/506/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2007

Comme l’avait demandé le Comité à sa 30e session (Vilnius, 2006), l’État partie a soumis en février 2007 le plan de développement et de gestion finalisé (2005-2009), ainsi qu’un rapport d’avancement sur la mise en œuvre des mécanismes juridiques.

L’État partie s’occupe de préparer le Code de l’environnement marin (CEM) en collaboration avec les autres ministères publics, de sorte qu’il soit cohérent avec la loi-cadre sur l’environnement (loi 2000/45). L’État partie a ratifié les Conventions de 1992 sur l’indemnisation et la responsabilité civile (CRC 92, FONDS 92), adopté le décret 2006/058 qui définit la réglementation, l’organisation et la gestion du bien, ainsi que le décret 2006/068 qui fait entrer en vigueur la Loi spéciale 2000/24 afférente au Parc national du banc d’Arguin.

L’État partie n’a pas rendu compte de la recommandation du Comité consistant à demander à l’Organisation maritime internationale de conférer aux eaux du Parc le statut de « zone maritime particulièrement sensible » (PSSA), ni de la demande d’application de la loi 2000/025 interdisant formellement l’utilisation de dragues dans la zone économique exclusive.

Le rapport donne de nouveaux éléments d’information sur ses efforts pour mettre un frein au braconnage et à la pêche illégale. L’État partie a mis en place un dispositif de surveillance maritime en collaboration avec la Délégation à la Surveillance des pêches et au Contrôle en mer (DSPCM) et les résidents locaux, et a triplé le budget de la Délégation en matière de surveillance maritime. L’État partie a également indiqué que la pêche illégale pratiquée en bateaux à moteur est mieux contrôlée, mais que le problème demeure et menace l'intégrité de la portion marine du bien. La campagne de sensibilisation de l’État partie a réduit le braconnage auquel se livre la population locale, toutefois l'exploitation des ressources marines, en particulier la pêche, a augmenté. L'aspect positif est que la population de chameaux du parc vient de se reconstituer.

L’État partie a également mené à bien la première phase d’activités de la Stratégie de développement de l'écotourisme en 2006, mais n'a donné aucune information sur les autres recommandations adoptées par le Comité à ses 29e (Durban, 2005) et 30e (Vilnius, 2006) sessions, à savoir :

a) les mesures d'atténuation d’impact de la nouvelle route Nouadhibou-Nouakchott ;

b) les précautions à prendre en cas de déversement d'hydrocarbures ;

c) les conclusions du panel indépendant qui a étudié les aspects sociaux et environnementaux de l'accord entre le gouvernement et Woodside ;

d) la présentation des documents sur les études d'impact environnemental réalisées par les compagnies pétrolières en activité à proximité du bien ;

e) le respect des mesures qui s'imposent pour écarter les menaces qui pèsent sur les sources de revenu de la population locale ;

f) l'intégration du bien dans un projet pilote s’inscrivant dans le cadre du Projet de renforcement des capacités du secteur public en partenariat avec la Banque mondiale ;

g) la création d'une réserve de biosphère englobant le bien et la Réserve satellite du Cap Blanc, ainsi que d’autres territoires de même valeur ;

h) l’avancement de la préparation du Code de l’environnement marin ;

i) l’adhésion de l’Etat partie à la Convention internationale visant à la prévention de la pollution de l’environnement marin par les navires, (MARPOL)

j) les progrès accomplis dans l'application de la loi 2000/45

Le rapport fournit également des informations restreintes et ne livre aucune donnée quantifiable permettant d'évaluer et de contrôler les risques auxquels est exposé le bien. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 31 COM 7B.12

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7B.9, adoptée à sa 30e session (Vilnius, 2006),

3. Se félicite que l'État partie ait achevé le plan de gestion, commencé à mettre en oeuvre une stratégie d'écotourisme et adopté plusieurs lois fondamentales pour la bonne gestion et la protection du bien;

4. Note avec préoccupation que l'État partie observe que des activités illégales menacent l'intégrité de la portion marine du bien;

5. Regrette que l'État partie n'ait pas rendu compte des progrès accomplis dans la mise en œuvre de nombre de recommandations, comme cela avait été demandé lors des 29e (Durban, 2005) et 30e (Vilnius, 2006) sessions, ni des mesures d'atténuation d'impact de la nouvelle route Nouadhibou-Nouakchott;

6. Réitère sa demande concernant la mise en œuvre des recommandations précitées et en particulier:

a) obtenir dès que possible le statut de «zone maritime particulièrement sensible» (PSSA) auprès de l'Organisation maritime internationale et adopter une loi interdisant la prospection, l'exploration ou l'exploitation de minerai et de ressources pétrochimiques à l'intérieur du bien;

b) mettre en œuvre un programme de surveillance des risques pour les ressources marines,

c) produire et mettre en œuvre un plan d'intervention d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures, en concertation avec l'UICN et l'industrie pétrochimique, en s'appuyant sur les meilleures pratiques internationales;

7. Demande en outre que l'État partie soumette au Centre du patrimoine mondial avant le 1er février 2008 un rapport sur l'état de conservation du bien et sur l'avancement de la mise en œuvre des recommandations des 29e (Durban, 2005) et 30e (Vilnius, 2006) sessions, et des recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité à sa 32e session en 2008.