1.         Parc national des oiseaux du Djoudj (Sénégal) (N 25)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1984-1988, 2000-2006

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/25/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-2001)
Montant total approuvé : 229 607 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/25/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mission UNESCO/UICN/Ramsar en 2000 et 2001; mission UNESCO/UICN en 2005, participation de l'UNESCO et de l'UICN à un atelier regroupant plusieurs parties concernées, avril 2006.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Espèces envahissantes;

b) Système intégré de gestion de l'eau non opérationnel;

c) Manque de suivi hydrologique;

d) Salinisation des sols;

e) Pâturage de bétail;

f) Chasse;

g) Manque de plan de gestion et manque de financement à long terme;

h) Faible capacité de gestion et changements continuels de personnel;

i) Faible capacité de gestion des visiteurs.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/25/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2007

Le 17 février 2007, l'Etat partie a présenté un rapport sur les progrès réalisés dans la mise en place des recommandations de la mission de suivi de 2005. Le rapport traitait des points suivants

a) Plan de gestion

Le plan d'action 2006-2008 a été achevé en 2006 et comprend un budget sur trois ans. L'Etat partie a reçu un financement du gouvernement des Pays Bas pour améliorer la piste au sud du bien, piste pour laquelle des relevés topographiques ont déjà eu lieu. Le Groupe SAHEL est dans l'attente de la finalisation du contrat avec le Ministère de l'Environnement pour commencer la restauration de la zone de nidification des pélicans. L'Etat partie a aussi inclus les actions prioritaires du Plan d'Action dans le plan annuel d'activités, enfin, le Comité de gestion et le Comité scientifique se sont rencontrés en mars 2007.

b) Gestion du parc

Les changements dans le personnel comprennent trois nouveaux agents, un conservateur, et des plans de recrutement de plus de personnel de l'Administration des Parcs Nationaux dans le domaine de la surveillance, le tout financé par le Ministère de l'Environnement. La station biologique augmente actuellement sa capacité de recherche avec le développement de son équipement de suivi et a organisé une campagne de marquage des phragmites aquatiques. Le FEM (Fonds pour l’Environnement mondial) a financé des volontaires issus des villages environnants qui patrouillent avec les agents du parc. Le conservateur coordonne et supervise ces patrouilles qui se déroulent régulièrement. Le conservateur organise aussi, avec l'aide des volontaires du parc, un comptage des oiseaux le 15 de chaque mois pour suivre et identifier les variations saisonnières d'oiseaux.

c) Contrôle des espèces envahissantes

Le rapport indique que depuis mai 2006, des actions qui visent à contrôler la végétation envahissante, en particulier le Tamarix Senegalensis, sont en cours. Elles consistent à agir plus spécifiquement sur le dégagement des principaux cours d'eau du site. L'accent a été mis sur la suppression de la végétation envahissante des cours d'eau centraux du Djoudj, du Thieguel, du Khoyoye, et sur les plans d'eau des Lacs Gainth, Khar et du Grand Lac. La direction du parc a supprimé les plantes envahissantes avec l'aide des villageois, action supervisée par les agents du parc et financée par le GIRMaC (Gestion Intégrée des Ressources Maritimes et Côtières), un programme de gestion intégrée de l'écosystème marin et côtier, et partenaire stratégique du parc. Le GIVAQUE, un projet de gestion intégrée de la végétation aquatique envahissante, financé par la Banque du Développement Africain, a choisi le Parc National des Oiseaux de Djoudj comme un de ses nouveaux sites d'intervention. Il est prévu que le projet commence au premier trimestre 2007. En outre, il est prévu qu'un projet de recherche sur le Typha débute courant en 2007.

d) Approvisionnement en eau

Un calendrier de gestion de l’approvisionnement en eau du Parc a été établi. La libération des eaux par les vannes se fera accomplie avec l'aide des pêcheurs en utilisant un système d'alerte pour surveiller l’arrivée de la crue. Elle sera programmée pour coïncider avec la crue du fleuve Sénégal. Ce mécanisme de gestion des eaux devrait améliorer la migration des poissons pour leur reproduction, et ainsi augmenter la disponibilité de la nourriture pour les oiseaux piscivores. L'approvisionnement en eau dans le parc s'est amélioré depuis la mise en place d'initiatives visant à gérer l'eau, particulièrement depuis le retrait des joncs qui bloquaient les cours d'eau.

Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN notent que l'Etat partie a fait de grands progrès en établissant des priorités de gestion, en traitant les espèces envahissantes et en s'occupant des problèmes d'approvisionnement en eau. Cependant, considérant que la présence de l'espèce envahissante Typha fut l'une des principales raisons du classement du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, le Centre du patrimoine mondial et l'UICN demandent à l'Etat partie de leur fournir plus d'informations sur l'état d'avancement de la gestion du problème du Typha. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN exhortent l'Etat partie à poursuivre son effort financier et à procéder à la recherche de financement additionnel pour les activités de gestion en cours. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN notent que l'Etat partie travaille avec le FEM et que ce partenariat offre l’opportunité d'un engagement plus grand des communautés locales, en particulier en ce qui concerne les activités de lutte contre le braconnage et de sensibilisation du public. Le RENPEM, Réseau Nord pour la Protection et la conservation de l'environnement mondial, offre l'opportunité de mieux coordonner la gestion et les activités dans la zone protégée.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 31 COM 7B.7

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B,

2. Rappelant la décision 30 COM 7A.11, adoptée lors de la 30e session (Vilnius, 2006),

3. Accueille avec satisfaction les progrès accomplis par l'Etat partie dans la mise en œuvre des actions prioritaires demandées par le Comité, en particulier, celles ayant trait à l'approvisionnement en eau et aux espèces envahissantes;

4. Prie instamment l'Etat partie de poursuivre le financement, de procéder à la recherche de financement additionnel pour faire face aux besoins du bien, et de travailler en étroite collaboration avec le FEM pour favoriser de bonnes pratiques de gestion et de conservation;

5. Demande à l'Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2009, un rapport à jour sur l'état de conservation du bien, particulièrement en ce qui concerne les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d'action, et les réponses apportées aux menaces visant le bien, pour examen par le Comité à sa 33e session en 2009.