1.         Site archéologique de Panamá Viejo et district historique de Panamá (Panama) (C 790bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/790/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/790/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Dégradation importante des bâtiments historiques menaçant la valeur universelle exceptionnelle du bien;

b) Conflits d'intérêts entre les différentes parties en présence sur les questions d'utilisation, de gestion et de conservation du centre historique ;

c) Capacités limitées pour la réhabilitation et l'entretien des ensembles historiques;

d) Carences dans la mise en œuvre du cadre légal nécessaire à la protection;

e) Absence de mise en œuvre de politiques lisibles de conservation et de gestion du bien;

f) Démolitions d'ensembles urbains et historiques;

g) Déplacement imposé aux occupants et aux squatters.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/790/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

Ce rapport présente des informations recueillies sur la base d'échanges entre le Centre du patrimoine mondial et l'Etat partie ainsi que sur une évaluation préliminaire réalisée d'après documents par l'ICOMOS. Des informations ont par ailleurs été recueillies concernant un bâtiment historique, qui faisait partie d'un projet de réhabilitation accepté en 1999, et dont l'expropriation a été décidée. Au lieu de le restaurer et de le réhabiliter, les propriétaires ont demandé l'autorisation d'utiliser le bâtiment en tant que parking. Même si l'utilisation en tant que parking avait été accordée à titre provisoire par une décision de la Direction du patrimoine historique de l'Institut national de la culture, datant de 2005, cette destination ne peut être considérée comme appropriée.

Au lieu d'encourager des synergies entre le public et le privé, l'Etat partie encourage les expropriations comme moyen d'action de la conservation du patrimoine. L'expropriation n'est malheureusement pas le moyen approprié dans le cadre juridique actuel, ce qui provoque des retards dans la mise en œuvre de la conservation. Les photos fournies témoignent d'un manque d'entretien causé par l'inadaptation de ce système. Cette situation laisse planer des doutes sur la capacité avérée de l'Etat partie à assurer la réhabilitation et l'entretien des bâtiments expropriés.

Les documents recueillis témoignent également d'un état de conservation alarmant des bâtiments historiques, tels que le marché San Felipe, démoli en partie, la compagnie d'électricité, la Compañia de Jesús, et des bâtiments appartenant à la banque Hipotecario. Tous illustrent une instabilité et une absence d'usage approprié. Des informations complémentaires recueillies dans la presse par des organisations communautaires se font l'écho d'inquiétudes concernant la conservation et la gestion du centre historique, dont, entre autre:

a) 105 bâtiments non restaurés dans le centre historique dont 80 sont dans un état de conservation très préoccupant;

b) la spéculation immobilière est préjudiciable à l'image du bien;

c) contrairement à ce que stipule la loi, les propriétaires ne restaurent pas les bâtiments;

d) les résidents sont forcés de quitter les bâtiments anciens.

Ceci explique l'état de conservation très dégradé de certains bâtiments ainsi que les conflits d'intérêts entre l'état, les propriétaires privés et la communauté. Le cadre légal ne semble pas adapté aux besoins en matière de conservation.

L'Etat partie a par ailleurs expliqué que la zone connaît actuellement de grandes modifications. Les grandes valeurs historique et environnementale de ce district sont une chance pour les investisseurs car la valeur des bâtiments augmente quel que soit leur état de conservation. L'investissement privé rentre en conflit avec la réalité sociale du quartier constituée de familles pauvres occupant, parfois illégalement, des bâtiments historiques. Les conflits d'intérêt entre les parties en présence sont évidents et conduisent à une incompréhension entre les différentes organisations, tant publiques que privées. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 32 COM 7B.126

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

2. Rappelant la décision 27 COM 8C.40, adoptée à sa 27e session (UNESCO, 2003),

3. Demande à l'État partie, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS, de développer un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, incluant les conditions d'intégrité et d'authenticité, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009 ;

4. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial un rapport complet sur le système de gestion actuel ;

5. Demande en outre à l'État partie d'inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS de suivi réactif à évaluer l'état de conservation actuel, l'authenticité et l'intégrité du bien, et de formuler des recommandations visant à améliorer les pratiques de gestion et de conservation, ainsi que des directives pour établir un plan d'urgence ;

6. Demande également à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2009, un rapport actualisé sur les problèmes ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009, afin d'envisager, en l'absence de progrès substantiels, l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.