1.         Vieille ville de Lijiang (Chine) (C 811bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/811/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1996-1996)
Montant total approuvé : 40 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/811/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

11-18 janvier 2008 : Mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Projets touristiques et d’aménagements inadaptés ;

b) Pas de limites clairement définies ;

c) Absence de plan directeur de conservation d’ensemble du bien et de ses environs. 

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/811/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

L’État partie a présenté le 30 janvier 2008 un rapport sur l’état de conservation du bien qui informe sur les mesures prises pour traiter les questions soulevées par le Comité du patrimoine mondial dans sa décision 31 COM 7B.69,ainsi quesurles « réponses préliminaires » à certaines des recommandations de la mission de janvier 2008.

Le rapport de l’État partie indique que le Shanghai Tongji Urban Planning and Design Institute et son Centre national de recherche sur les villes historiques préparent un projet de plan directeur de conservation pour le bien, ainsi qu’un plan de gestion actualisé pour la Vieille ville de Lijiang, et que ces deux documents vont bientôt suivre le processus de revue juridique et d’approbation.

Quant à la fourniture d’un soutien aux « propriétaires locaux qui s’efforcent d’entretenir leurs maisons selon les pratiques traditionnelles de construction », l’État partie signale la publication en 2002 d’un Manuel de conservation et d’entretien des maisons d’habitation traditionnelles de la Vieille ville de Lijiang, qui donne des directives pour « l’entretien, la réparation, la rénovation et la reconstruction » des maisons traditionnelles et, le cas échéant, leur réutilisation adaptative. Depuis 2003, le Global Heritage Fund, en accord avec l’Administration de la conservation de la Vieille ville de Lijiang, a financé des travaux dans 299 maisons d’habitation traditionnelles et 236 cours, dans l’esprit du manuel susmentionné. L’excellence de ce projet a été reconnue par le Programme du Prix de la conservation du patrimoine culturel d’Asie-Pacifique, organisé par le Bureau de l’UNESCO à Bangkok en août 2007.

Le rapport mentionne aussi un ensemble d’importants projets actuels de planification et d’infrastructure dans la zone tampon et ses abords, centrés sur « l’amélioration de l’environnement, la recherche scientifique et le tourisme ».

Enfin, le rapport de l’État partie indique les mesures prises pour réagir contre les pressions créées par le triplement du nombre de touristes depuis l’inscription du site en 1997. Ces mesures incluaient notamment : un suivi précis des caractéristiques touristiques, sur le plan du comportement comme du nombre de touristes ; des efforts pour limiter et contrôler le nombre, le type et l’image des points de vente commerciaux dans la Vieille ville de Lijiang par le jeu d’un « système d’évaluation pour les activités commerciales ». Dans le cadre d’une initiative de recherche scientifique, un « Plan spécial de gestion de la conservation culturelle des activités commerciales traditionnelles dans la Vieille ville de Lijiang » a été mis en place ; il est plus particulièrement axé sur l’emplacement et la mise en valeur des activités commerciales de la vieille ville et présente les standards de leur fonctionnement.

Néanmoins, le rapport de l’État partie n’indique pas clairement les liens entre ces efforts de planification et le plan directeur de conservation et le plan de gestion mentionnés plus haut.

La mission commune de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de janvier 2008 a notamment étudié l’impact d’activités liées au tourisme et autres projets d’aménagement sur l’authenticité et l’intégrité des attributs du patrimoine matériel et immatériel du site. Elle a aussi évalué l’efficacité des mécanismes actuels de gestion destinés à protéger la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Le rapport de mission constate « les grands efforts et l’engagement » des acteurs concernés et des autorités au niveau local et national, et les grands progrès réalisés. Mais il laisse cependant aussi entendre que « l’importance des menaces sur le paysage urbain de Lijiang et le paysage environnant – à cause de projets de conservation ou de nouveaux aménagements, ou de la construction de nouveaux bâtiments et l’apparition de nouveaux services – exige une action d’urgence pour l’établissement d’un plan de gestion pour Lijiang à intégrer au plan directeur de conservation d’ensemble du bien ». Ces deux documents « devront traiter des services touristiques, du développement de l’infrastructure, de l’habitat et autre de manière globale et dans le respect de l’authenticité et de l’intégrité des trois composantes du site du patrimoine mondial. »

Les recommandations de la mission étaient fondées sur la reconnaissance « de l’absence persistante de coordination institutionnelle, ainsi que de politiques/stratégies claires de conservation guidées par une même vision unanime du bien ».

Les recommandations de la mission portent essentiellement sur les points suivants :