1.         Parc national de Purnululu (Australie) (N 1094)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2003

Critères  (vii)(viii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1094/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1094/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Exploitation minière

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1094/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

L'État partie a remis un rapport précis (en date du 23 janvier 2008), quoique relativement bref, en réponse aux problèmes évoqués par la précédente décision du Comité du patrimoine mondial, qui est détaillé comme suit:

Ajout de zones au bien du patrimoine mondial

L'Etat partie confirme à nouveau que 61.817 hectares de terre seront ajoutés à la réserve de conservation de Purnululu lorsqu'en 2015 s'achèveront les baux pastoraux en cours. En outre, le Gouvernement d'Australie Occidentale (Western Australia) a pris des mesures complémentaires afin de protéger les valeurs du bien du patrimoine mondial en transférant la responsabilité de la gestion de la réserve de régénération de Ord River, qui borde le bien sur ses flancs est et sud, au Service de l'environnement et de la conservation d'Australie Occidentale. Ces deux décisions permettent la création, avec la réserve de conservation de Purnululu déjà existante, d'une zone gérée, vaste de 716.973 hectares à coté du bien inscrit, afin de protéger les valeurs du patrimoine mondial du Parc. Une carte très lisible a été remise et confirme que le bien inscrit est entouré de zones de conservation qui servent de zone tampon pour les valeurs du bien (même si elles ne sont pas officiellement déclarées comme zone tampon du patrimoine mondial)

Financement du bien et ses ressources humaines

L'État partie fait état, en termes généraux, d'un certain nombre de grands travaux menés par le Gouvernement d'Australie Occidentale, principalement afin d'aménager des équipements destinés à accueillir les visiteurs et des locaux supplémentaires pour le personnel, mais le rapport ne donne pas d'informations spécifiques sur des schémas financiers durables pour ce bien du patrimoine mondial.

Mise à jour du plan de gestion

L'État partie fait état de la révision en cours du Plan de gestion du Parc national de Purnululu, révision destinée à satisfaire les besoins du Gouvernement d'Australie Occidentale et des peuples indigènes qui revendiquent leur lien traditionnel avec le Parc. Le Gouvernement est en train de d'étudier l'intégration d'un "cadre de planification culturelle" dans ce processus, cadre décrit comme un type de consultation visant à s'assurer que les valeurs traditionnelles sont représentées dans la gestion du bien.

Valeurs culturelles et indigènes

L'État partie fait état de l'implication des peuples indigènes dans les décisions prises sur la gestion du bien et dans ses ressources humaines. L'État partie signale cependant qu'une procédure légale est en cours visant à déterminer un titre ancestral de propriété des peuples indigènes sur le Parc national de Purnululu, et considère que ceci aurait des impacts sur les informations que l'État partie devra refléter dans ses rapports.

Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN estiment que le processus décrit par l'État partie semble constituer des avancées satisfaisantes dans la résolution des principaux problèmes identifiés. Le bureau australien de l'UICN prendra contact avec l'État partie afin de s'assurer que les problèmes liés au financement durable sont bien traités, et il est suggéré que ceci serait fait en lien avec les éléments de l'ICOMOS concernant les valeurs culturelles du bien. Il devrait également être demandé à l'État partie de confirmer la résolution du problème des baux agricoles. L'UICN estime qu'ainsi le suivi efficace du bien peut se poursuivre sans pour autant surcharger continuellement l'ordre du jour du Comité. L'UICN estime qu'un rapport sur l'État de conservation du bien devrait être demandé à l'État partie dans trois ans, afin de témoigner des progrès accomplis.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 32 COM 7B.8

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

2. Rappelant les décisions 27 COM 8C.11 et 29 COM 7B.11, adoptées respectivement lors de ses 27e (UNESCO, 2003) et 29e sessions (Durban, 2005);

3. Prend note de l'engagement continu de l'État partie dans le traitement apporté aux problèmes liés à la conservation du bien et de son rapport sur les mesures en cours et prévues;

4. Prend note avec satisfaction du transfert de la gestion de la réserve de régénération de Ord River au Service de l'environnement et de la conservation d'Australie Occidentale, et de l'engagement pris d'étendre la zone de conservation de Purnululu en 2015, afin d'accorder au bien du patrimoine mondial une protection plus grande et améliorée;

5. Prend également note des intentions de l'État partie en ce qui concerne la révision du plan de gestion du Parc national de Purnululu et demande à l'État partie, en consultation avec l'UICN et l'ICOMOS, de:

a) Confirmer que le financement durable du bien sera suffisant pour sa gestion et celle des zones environnantes;

b) Continuer de prendre en compte les valeurs culturelles indigènes du bien;

c) Faciliter les pourparlers sur les problèmes de propriété du bien qui devraient être portés à l'attention du Comité du patrimoine mondial;

6. Demande également à l'État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de l'issue légale donnée au problème du titre ancestral de propriété des peuples indigènes sur le Parc national de Purnululu dès qu'une décision aura été rendue, afin qu'il puisse être prévu à temps d'en informer le Comité du patrimoine mondial;

7. Demande en outre à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2011, un rapport sur les progrès accomplis dans l'état de conservation du bien en évaluant le statut des problèmes évoqués ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011.