1.         Tumulus, pierres runiques et église de Jelling (Danemark) (C 697bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/697/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/697/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Novembre 2008 : mission consultative de l’ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/697/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

Le Centre du patrimoine mondial a été informé de préoccupations concernant la détérioration de la surface des deux pierres runiques, faisant partie de l’ensemble du bien qui inclut un bateau tombe, deux tumulus funéraires, un manoir, une palissade, une chambre funéraire et, construite ultérieurement, une église et son cimetière. Le bien se trouve à ciel ouvert.

En raison de l’état des deux pierres runiques de Jelling, qui se trouvent devant l’église, le diocèse de Haderslev a demandé en mars 2003 au musée national du Danemark de proposer un programme d’études scientifiques non destructives. Des fonds ont été alloués en janvier 2006 et le musée national a obtenu la permission de l’agence danoise du patrimoine, du diocèse et de la fabrique de l’église de Jelling de réaliser le programme. Le comité national de l’ICOMOS Danemark a été informé.

Le programme entendait a) fournir une évaluation de l’état de conservation de deux pierres runiques et b) identifier les mesures immédiates et à long terme requises afin de préserver les pierres pour la postérité. Le programme a été initié en octobre 2006 et un rapport rédigé en mars 2008 en a donné les résultats. Il a été conclu qu’une intervention urgente était nécessaire tout comme un certain degré de protection.

Le directeur du ministère danois de la Culture a demandé au Centre du patrimoine mondial des conseils, ainsi que la venue d’une mission d’experts pour discuter des interventions de conservation pertinentes. Cette mission consultative, se composant de deux experts de l’ICOMOS, a visité le bien le 15 novembre 2008. Le rapport de la mission consultative est disponible à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/sessions/33COM/

Bien que la mission porte essentiellement sur l’état des pierres runiques, ces dernières ne peuvent pas être étudiées séparément puisqu’elles font partie intégrante de l’ensemble du bien et que toute mesure corrective doit être évaluée en conséquence. La mission a trouvé que les deux pierres étaient dans un état précaire, nécessitant une action urgente. Des fissures sont apparues dans les pierres, les gravures s’érodent sérieusement et la surface s’effrite. Des preuves suggèrent qu’un nettoyage mécanique régulier a également endommagé la surface. Situées en plein air sans être protégées, les pierres sont exposées aux effets d’une sérieuse altération atmosphérique, l’activité biologique active de surface et interne étant accentuée par les arbres environnants, et une perte significative de surface de pierre et de gravures survenant en hiver lorsque l’eau présente dans les crevasses et fissures gonfle sous l’effet du gel. Avec un contact humain direct, la présence et pénétration de racines dans l’"original" archéologique, et l’éventualité de vandalisme et de dommages mécaniques causés par des machines, les pierres sont menacées par d’importants risques qui doivent être traités de manière urgente.

La mission a considéré que les pierres devaient rester à leur emplacement actuel et ne pas être déplacées. Qui plus est, la mission a recommandé que les pierres soient protégées par une structure appropriée d’un point de vue environnemental reliée au porche de l’église. Les détails de la structure envisagée devraient être transmis au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’ICOMOS dès que possible, et avant qu’un quelconque engagement ferme ne soit pris. La structure envisagée devrait être conçue comme une adjonction à l’église, être visuellement différenciée du corps principal de l’église, avoir un contrôle climatique et un accès visiteurs encadré.

Dans la mesure où l’église et le cimetière de l’église contenant les pierres runiques sont protégés en vertu de la loi consolidée sur les églises et cimetières d’église de 1992, toute modification apportée à une église ou un cimetière d’église nécessite l’approbation des autorités du diocèse après consultation du musée national.

La mission a par ailleurs recommandé que la circulation entre l’église et le musée soit limitée et emprunte un trajet différent, selon le plan envisagé pour la zone ; il conviendrait d’envisager une extension de la zone tampon pour inclure la palissade et les tilleuls adjacents aux pierres, qui devraient continuer à être élagués, mais non abattus.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 33 COM 7B.98

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Prend note des résultats de la mission consultative de l'ICOMOS sur le bien ;

3. Demande à l'État partie :

a) De soumettre de manière urgente des informations sur tout plan de conservation et développement envisageant la question d'une protection environnementale pour les pierres au Centre du patrimoine mondial pour examen par l'ICOMOS,

b) D'envisager une extension de la zone tampon en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS ;

4. Demande également à l'État partie de soumettre un rapport sur les mesures entreprises pour mettre en oeuvre les recommandations de la mission consultative au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, pour examen par l'ICOMOS.