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Site des premiers hommes de Sangiran

Indonésie
Facteurs affectant le bien en 2009*
  • Habitat
  • Installations d’interprétation pour les visiteurs
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Absence d'une autorité efficace de gestion du bien ;

b) Absence de plan d'occupation des sols approprié face à la pression du développement ;

c) Nécessité d'une zone tampon ;

d) Interprétation du site et présentation muséale limitées.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2009
Demandes approuvées : 3 (de 1998-2005)
Montant total approuvé : 40 000 dollars E.U.
2005 High-Level Technical Mission to Sangiran Early Man Site (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1998 Technical Co-operation for Sub-Regional Workshop on ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1998 On-site promotion of the Sangiran Early Man Site (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2009**

Septembre 2006 :mission d'expertisede l'UNESCO;janvier-février 2008 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

À sa 32e session (Québec, 2008), le Comité du patrimoine mondial a instamment demandé à l’État partie de prendre pleinement en considération la mise en œuvre des recommandations de la mission conjointe de suivi réactif UNESCO/ICOMOS qui s’est rendue sur le bien du 28 janvier au 3 février 2008. Ces recommandations sont les suivantes :

  1. Mettre en place une planification opérationnelle efficace dans la prochaine phase du Schéma directeur ;
  2. Élaborer un plan de conservation et faire un travail de recherche appliquée en conservation avant d’intervenir pour aménager le site ;
  3. Fonder l’autorité du gestionnaire de site à contrôler l’aménagement à l’intérieur de la zone du patrimoine mondial ;
  4. Créer un poste de Directeur à plein temps à l’échelon approprié ;
  5. Participation constante des résidents en tant qu’acteurs principaux du site ;
  6. Mettre en place des procédures d’impact culturel archéologique et socioculturel pour l’aménagement ;
  7. Maintenir le patrimoine culturel local qui augmente la valeur universelle exceptionnelle ;
  8. Interprétation sur le site avec intervention minimale pour ce qui est des travaux d’aménagement ;
  9. Engagement de la population locale ;
  10. Développement d’une industrie touristique rurale.
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    La mission s’est montrée particulièrement préoccupée du fait qu’il était urgent de mettre en place une planification opérationnelle efficace dans la prochaine phase du Schéma directeur pout éviter d’avoir encore un manque de coordination dans l’aménagement et la gestion financière, et développer systématiquement des stratégies de conservation et d’interprétation du bien.

    L’État partie a soumis un rapport sur ces questions le 30 janvier 2009, en notant les progrès suivants :

    a) Modalités de fonctionnement du plan de gestion

    Le rapport de l’État partie indique que la coopération entre les diverses agences gouvernementales est déjà en place en vertu d’un protocole d’accord et qu’un contrat de suivi est en cours d’élaboration pour définir l’autorité et la compétence des différentes institutions en application du protocole d’accord, ainsi que la responsabilité financière. D’après les éclaircissements apportés, la conservation et l’interprétation du bien incombent au Gouvernement central et sont incluses dans le Schéma directeur (politique) et le Plan d’étude détaillé (PED) (mise en œuvre), ces deux documents servant de cadre de référence aux projets de conservation, d’aménagement du concept du site et de création du centre d’accueil des visiteurs.

    b) Ressources affectées au Bureau de Conservation

    Le rapport indique que, depuis 2009, le Bureau de Conservation (BPSMP) dispose d’une autonomie de financement pour exécuter ses travaux de conservation et d’interprétation du site auprès du public. Le rapport mentionne également les stratégies de conservation existantes, la participation de la communauté à la prise de décisions, la réglementation relative à l’occupation des sols, l’interprétation et la gestion des visiteurs, ainsi que la coordination proposée pour les travaux de recherche, y compris en matière sociale, dans le cadre du Schéma directeur et du PED. L’État partie admet que la déclaration des valeurs dans le Schéma directeur devrait être renforcée par la reconnaissance de la valeur de patrimoine culturel de l’architecture traditionnelle en bois et en bambou, du mode de vie, des arts populaires et des pratiques de la communauté locale.

    Il est également notifié que, depuis le début 2008, le Gouvernement central indonésien a fait des efforts concertés avec le Gouvernement régional (au niveau de la province et de la régence) pour conserver et aménager le bien dans le contexte du tourisme culturel. Parmi les projets figurent les plans de construction d’un centre de visiteurs à Krikilan et de musées de plein air à Ngebung, Bukuran et Dayu. Ces musées de plein air étant constitués de bâtiments non permanents, intégrés dans la nature, ne nécessitant pas de nouvelles routes, ils seront conformes à la recommandation de la mission selon laquelle les interventions de cet ordre doivent être minimales. L’État partie estime que les intérêts économiques de la population locale seront mieux servis par l’encouragement d’activités industrielles appropriées dans le secteur du tourisme, comme la fabrication de souvenirs, mais il préconise que les autorités locales envisagent d’octroyer une exemption d’impôt temporaire sur les terres et les immeubles à l’intérieur des sites et d’instaurer des programmes de formation pour renforcer les compétences de la communauté locale. Il suggère qu’il soutiendra l’élaboration d’une stratégie d’essor de l’industrie touristique en faveur du Schéma directeur et du développement des ressources locales ainsi qu’un projet pilote pour assurer la propreté des lieux de séjour.

    Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent les progrès réalisés dans l’application des directives opérationnelles pour le plan de gestion et la garantie de financement du Bureau de Conservation, mais ils constatent que plusieurs aspects des recommandations de la mission de suivi réactif, comme l’autorité du gestionnaire de site sur le contrôle du développement au moyen de règles appropriées sur l’utilisation des terres, l’établissement de procédures d’impact culturel archéologique et socioculturel pour le développement, et la participation des résidents en tant qu’acteurs clés du bien, n’ont pas été traités.

    Dans le cadre du prochain exercice de rapport périodique pour la région Asie-Pacifique, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives fourniront une assistance à l’État partie pour mettre en forme la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle du bien.

     

Décisions adoptées par le Comité en 2009
33 COM 7B.72
Site des premiers hommes de Sangiran (Indonésie) (C 593)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.71, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Exprime sa satisfaction devant les progrès accomplis par l'État partie dans la mise en oeuvre de quelques-unes des recommandations de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2008 ;

4. Prie instamment l'État partie de prendre pleinement en considération la mise en oeuvre des recommandations restantes de la mission de 2008, en particulier :

a) Fonder l'autorité du gestionnaire de site à contrôler le développement au moyen de réglementations appropriées sur l'occupation des sols,

b) Établir des procédures d'impact culturel archéologique et socioculturel pour le développement, et

c) Impliquer les résidents en tant qu'acteurs clés du bien ;

5. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici au 1er février 2011, un rapport d'avancement sur les points précités, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011.

Projet de décision: 33 COM 7B.72

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.71, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Exprime sa satisfaction devant les progrès accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre de quelques-unes des recommandations de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2008 ;

4. Prie instamment l’État partie de prendre pleinement en considération la mise en œuvre des recommandations restantes de la mission de 2008, en particulier :

a) Fonder l’autorité du gestionnaire de site à contrôler le développement au moyen de réglementations appropriées sur l’occupation des sols ;

b) Établir des procédures d’impact culturel archéologique et socioculturel pour le développement ; et

c) Impliquer les résidents en tant qu’acteurs clés du bien.

5. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici au 1er février 2011, un rapport d’avancement sur les points précités, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011.

Année du rapport : 2009
Indonésie
Date d'inscription : 1996
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(vi)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 33COM (2009)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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