1.         Aires protégées de la Région Florale du Cap (Afrique du Sud) (N 1007bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1007/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1007/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Manque de ressources financières ;

b) Espèces invasives ;

c) Incendies.

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1007/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

Lors de l'inscription, l’UICN a noté que les espèces invasives étaient la menace la plus grave sur l'existence continue des écosystèmes de Fynbos qui caractérisent ce bien. À sa 30e session (Vilnius, 2006), le Centre du patrimoine mondial et l'UICN ont rendu compte des problèmes croissants avec le suivi et la gestion des espèces invasives dans ce bien, en raison d'un manque de financement pour contrôler correctement cette menace. Le manque de suivi des espèces invasives a également eu comme conséquence une intensité croissante des feux sauvages non contrôlés. Dans sa décision 31 COM 7B.8, le Comité du patrimoine mondiala demandé un rapport à sa 33esession sur les efforts faits par rapport aux menaces ci-dessus, ainsi que les progrès vers l’établissement d’une autorité de coordination unique pour le bien, l’extension prévue du bien et des informations sur les budgets assignés au bien.

 

Le 29 janvier 2009, un rapport sur l'état de conservation du bien a été soumis par l’Etat partie, répondant à l'information demandée dans la décision.

 

a) Établissement d'une autorité unique de gestion

L’Etat partie signale qu'en conformité avec la Loi sur la Convention du patrimoine mondial, le Département des Affaires environnementales et du Tourisme (DEAT) a été nommé comme l’autorité unique de gestion pour le bien. Le DEAT a décidé de déléguer une partie de son autorité aux trois agences de gestion responsables des différentes composantes, SANParks, CapeNature et le conseil d’administration des Parcs de la province du Cap oriental (ECPB), qui continuent à assurer la gestion des composantes pour lesquelles ils ont la responsabilité principale. La coordination sera assurée par un comité de gestion de conjoint, qui inclut les cadres supérieurs de ces trois entités ainsi qu'un représentant du DEAT. Un article décrivant en détail le fonctionnement de cette structure de gestion a été annexé au rapport de l’Etat partie.

 

b) Extension du bien

L’Etat partie signale que l’extension du bien et l'établissement d’une zone tampon sont en cours. Actuellement, une évaluation des zones protégées appropriées à l'inclusion dans un bien élargi est menée à terme, basée sur un ensemble de critères rigoureux. L’Etat partie espère soumettre la proposition pour l’extension au Centre du patrimoine mondial pour le 1er février 2010. On peut prévoir que l’extension proposée inclura les prolongements des zones protégées existantes, la création de plusieurs nouvelles zones protégées et une extension des zones tampons. Celles-ci sont considérées dans un certain nombre d'initiatives “paysage” dans le cadre du Programme d’action du Cap pour les Hommes et l’Environnement (CAPE), qui cherche à créer des couloirs pour la faune afin d’augmenter la connectivité entre les composantes du bien et afin d’améliorer la viabilité à long terme de la zone protégée. Cette connectivité accrue augmenterait également plus encore la résilience du bien au changement climatique. 

 

c) Budget pour combattre les plantes invasives et assurer le suivi de l’impact des feux

Le rapport de l’Etat partie présente les informations détaillées sur les budgets assignés à la gestion du feu et des espèces invasives dans le bien, confirmant une attribution additionnelle significative du Trésor provincial de R23.8millions (c’est-à-dire 2.5millions dollars UE) pour l’exercice budgétaire 2009/10 en plus des R87.7 millions pour le budget 2008/09.

 

Le rapport note que tandis que CapeNature, qui est responsable de six des huit éléments du bien, et le conseil d’administration des Parcs du Cap oriental (ECPB), responsable de la gestion de la composante de Baviaanskloof, ont pu augmenter progressivement leurs budgets de fonctionnement, ils restent sous-financés. Pour adresser ceci, les deux agences se sont engagées dans un processus (appelée “étude de cas d'affaire”) afin de démontrer les besoins de financement additionnel spécifiques necessaires à l’accomplissement de leurs mandats, pour présentation à leurs bailleurs de fonds respectifs. Il est espéré que ce processus aboutira à une autre augmentation substantielle du financement pour les deux organismes.  CapeNature reçoit également un financement substantiel par le programme « Working for Water » du Département de l'eau et de la sylviculture. Tandis qu'ECPB ne reçoit pas directement un tel financement, le programme « Working for Water » finance également le nettoyage des espèces invasives à Baviaanskloof par le conseil d'irrigation de Gamtoos.

 

Les deux organismes ont également des systèmes de suivi et de gestion des feux en place. Tandis que ces systèmes sont considérés efficaces étant donné les ressources disponibles, le rapport mentionne qu'elles pourraient être encore renforcées si un budget plus important pour ces activités était disponible.

 

Les rapports supplémentaires de l’Etat partie sur les efforts pour augmenter l'efficacité du nettoyage des espèces invasives étrangères dans le bien en développant une approche plus stratégique dans le choix des secteurs à nettoyer, pour donner la priorité aux zones de capitation des eaux et donner la priorité aux espèces exotiques, ciblées selon leur niveau de menace.

 

Le rapport ne fait mention d'aucune proposition spécifique pour des augmentations de budget pour SANParks, qui contrôle également une composante du bien (Parc national de Table Montain), bien qu'il note que le budget de gestion du feu pour cette composante dépasse les R10millions par an, et que R8millions sont consacrés au nettoyage des plantes exotiques invasives. L‘inquiétude quant aux feux accrus dans cette composante a mené à la mise à jour du programme de gestion du feu.

 

d) Programmes de contrôle

En plus des activités de suivi des feux mentionnées ci-dessus, l’Etat partie rend compte de plusieurs autres programmes de suivi et d'évaluation qui ont été mis en place afin de surveiller la performance des agences de gestion pour conserver la biodiversité dans leur système de zone protégée. Cependant, il n’apparaît pas clairement dans quelle mesure il y a un processus de suivi consacré à rendre compte spécifiquement sur le bien du patrimoine mondial. 

 

Le rapport de l’Etat partie note qu'il n'y a aucun autre problème sérieux de conservation menaçant le bien, mais mentionne la menace du changement climatique. L’UICN note qu'elle continue à recevoir des rapports sur une série d’autres menaces pesant sur le bien, en particulier l’utilisation de l’eau et la pollution, le bétail et les infrastructures. Cependant, il n’est pas précisé si celles-ci concernent directement la valeur globale du bien. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent que la suppression d’une menace sur une zone protégée est une stratégie clé pour maximiser sa résilience au changement climatique. Une attention continue pour réduire au minimum les impacts de ces dernières et autres menaces pesant sur le bien est donc essentielle.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 33 COM 7B.6

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 31 COM 7B.8, adoptée à sa 31e session (Christchurch, 2007),

3. Accueille favorablement les efforts de l'État partie pour améliorer la connectivité parmi les différents composantes du bien, ainsi que son intention de préparer une extension de ce bien ;

4. Note le progrès réalisé vers l'établissement d'un conseil d'administration unique pour le bien ainsi que les efforts pour augmenter les ressources financières nécessaires au suivi des espèces invasives et pour traiter l'impact des feux de forêt dans le bien ;

5. Encourage l'État partie à poursuivre et améliorer ses programmes pour la gestion du feu, le suivi des espèces invasives et la réduction des effets du changement climatique;

6. Prie instamment l'État partie d'assurer le financement approprié pour ces derniers et pour d'autres activités de gestion dans le bien ;

7. Demande à l'Etat partie, de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, à un rapport sur le progrès accompli dans la gestion du feu, le suivi des espèces invasives, la réduction des effets du changement climatique ainsi que les dispositions institutionnelle, financière et en termes de personnel pour la conservation du bien.