1.         Le centre historique de Bruges (Belgique) (C 996)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2000

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/996/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/996/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

mars 2010: mission Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Impacts potentiels de nouveaux projets de construction

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/996/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

Une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS a eu lieu du 23 au 25 mars 2010 en réponse à la demande faite par le Comité lors de sa 33e session. Le 19 avril 2010, l’État partie a soumis un rapport d’état de conservation du bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial qui apportait des informations détaillées concernant les projets «Musée d’histoire» et «Casselberg, Sept Tours et Bouclier Français», rapport qui a été étudié par l’équipe de la mission. Le rapport de mission est disponible en ligne à l’adresse Internet suivante : https://whc.unesco.org/fr/sessions/34COM

La mission a étudié les projets «Musée d’histoire» et «Casselberg, Sept Tours et Bouclier Français», comme le demandait le Comité. Elle a également étudié l’état global de conservation du bien.

a) Le Musée d’histoire

Ce projet visait le site de l’ancien hôpital St. Jean (Oud Sint-Jan) qu’une entreprise privée proposait de développer en construisant un Musée d’histoire (numérique) et en créant un parking souterrain qui permettrait d’aménager l’espace récupéré en un vaste parc urbain. Une première proposition (2006) impliquait que le classement d’une remise en tant que monument historique soit révoquée pour permettre sa démolition ; cette révocation acceptée par les autorités locales a été annulée à deux reprises par le Conseil d’État. Un nouveau concept beaucoup plus idiosyncratique et contemporain que le précédent a été présenté en 2008. Celui-ci n’ayant pas reçu l’approbation de la Flemish Immovable Heritage administration, les investisseurs se sont désisté et ont choisi d’installer le musée dans un bâtiment classé situé sur la place du marché. Le rapport de l’Etat partie indique que l’avenir du site Oud Sint-Jan demeure cependant incertain.

La mission conjointe de suivi réactifconsidère que le principe général de développement de cette zone représente une menace pour l’intégrité des institutions religieuses et sociale de l’hôpital St Jean. Par conséquent, tout projet futur (y compris le parking souterrain proposé), devra être soumis à une évaluation rigoureuse des impacts sur la valeur universelle exceptionnelle, l’authenticité et l’intégrité du bien.

b) Le projet Casselberg, Sept Tours et Bouclier français

Il s’agit de la transformation de quelques maisons historiques du centre ville de Bruges en un complexe hôtelier de 120 chambres. Pour assurer la rentabilité du projet, des bâtiments plus récents et jugés de faible valeur patrimoniale ont été démolis pour faire place à une aile contemporaine dont le concept a été révisé à plusieurs reprises afin de tenir compte des avis des différents organismes consultés. Le projet a finalement reçu l’aval des organisations consultatives dont le Flemish Immovable Heritage administration et la Commission pour l’Esthétique urbaine. Le complexe hôtelier a ouvert ses portes vers la fin de l’année 2009.

Selon le rapport de mission, les travaux de restauration des édifices historiques ont été réalisés avec professionnalisme, sous la supervision du Département pour la préservation des monuments et sites, et de la rénovation urbaine. La nouvelle aile contemporaine respecte le volume et les proportions de l’ancienne centrale téléphonique. Toutefois, la situation conflictuelle qui a marqué les débuts de ce projet souligne les faiblesses du cadre légal et administratif en vigueur en matière de conservation du patrimoine bâti.

c) État général de conservation du bien

La mission conjointe de suivi réactif a estimé que, bien que des ressources considérables aient été allouées à long terme aux projets de restauration, à l’amélioration des espaces publics et à la revitalisation de la vie culturelle de la ville, elle constatait néanmoins des signes d’érosion progressive des attributs qui expriment la valeur universelle exceptionnelle. La mission a identifié les facteurs suivants qui contribuent à cette érosion :