1.         Wadi Al-Hitan (La vallée des Baleines) (Égypte) (N 1186)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2005

Critères  (viii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1186/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1186/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1186/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

Le 7 avril 2010, l’État partie a soumis au Centre du patrimoine mondial un rapport sur l’état de conservation du bien en réponse à la demande exprimée par le Comité du patrimoine mondial dans sa décision 32 COM 7B.5. Cette décision notait les progrès substantiels accomplis par l’État partie dans la gestion du bien depuis son inscription, ainsi que les quelques problèmes en suspend, notamment en ce qui concerne l’extension possible du bien, l’accès des véhicules, le financement et la révision du plan de gestion.

Le rapport de l’État partie, qui se présente comme un rapport d’avancement sur cinq ans, a été préparé avec l’unité chargée de la gestion du bien et couvre la période qui démarre à la date d’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial.

 

a) Modifications des limites

Le rapport de l’État partie indique que l’extension du bien est un objectif à long terme, sans donner plus d’informations sur cette question. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent que le Comité du patrimoine mondial a déjà donné des indications claires concernant la possibilité d’extension du bien afin d’inclure Gebel Qatrani et qu’il n’est pas nécessaire de les rappeler.

 

b) Gestion du tourisme, y compris l’accès des véhicules

Le rapport de l’État partie apporte une preuve digne d’éloges de la mise en œuvre d’une surveillance efficace du bien ; toutefois, les données communiquées ne vont pas au-delà de 2008. Des programmes de surveillance de l’état des fossiles et les modalités de visite du bien ont été établis. Le rapport fait état d’une augmentation majeure du nombre de visiteurs qui atteint actuellement 12 000 par an, soit trois fois plus que lors de l’inscription du bien. Le rapport de l’État partie note que 25 % des visiteurs viennent de France et 7 % du Japon. Il semble que le seul accès autorisé au site de Wadi Al-Hitan se fasse par la porte principale. Le rapport indique que la circulation hors de la route a pratiquement cessé dans l’enceinte du bien, mais il ne donne aucune information sur l’accès incontrôlé au bien par le nord.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent que les progrès accomplis en matière de gestion du tourisme sont louables et notent que l’augmentation du nombre de visiteurs a été favorisée par un investissement majeur dans des infrastructures touristiques bien conçues et implantées hors des principales couches fossilifères. La circulation des véhicules a également été réglementée dans le musée en plein air.

 

c) Financement

Le rapport de l’État partie donne des informations sur les budgets de plusieurs projets menés à bien. Il signale l’investissement important de l’Italie dans l’aire protégée de Wadi Al-Rayan (qui inclut le bien) dans le cadre d’un projet mis en œuvre en coopération avec l’UICN. Il est également fait mention d’un jumelage avec le Parc national de Grand Sasso en Italie et du soutien de Shell Égypte à la signalisation sur le site. Il est dit dans le rapport que les préoccupations concernant la viabilité financière sont une question à long terme et que, malgré l’augmentation du nombre de visites, la question de l’autofinancement n’est toujours pas réglée. Dans ses conclusions, le rapport fait état de plusieurs besoins en matière de gestion.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN font remarquer que l’apparente incertitude qui entoure la viabilité du financement du bien est une préoccupation majeure. Le bien a des besoins en matière de gestion qui sont clairement définis et exigent un financement continu et suffisant si l’on veut que le succès rencontré par le bien depuis son inscription soit durable. Les défis mentionnés dans le rapport comprennent des questions essentielles comme, par exemple le manque de véhicules adaptés, le manque d’alimentation en électricité et l’absence de système adéquat d’approvisionnement en eau. L’État partie est par conséquent fortement encouragé à mettre en place un régime sûr de financement à long terme pour la gestion du bien. Un soutien international continu pourrait aussi être nécessaire pour qu’un investissement massif dans le financement des projets se traduise par un projet efficace et durable de conservation.

 

d) Finalisation du plan de gestion

Le rapport de l’État partie ne donne pas d’informations spécifiques sur cette demande du Comité du patrimoine mondial. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent que, si l’État partie doit clarifier ce point, il y a de nombreuses preuves de l’efficacité de la gestion jusqu’à ce jour et la mise en place de programmes de suivi atteste de la maturité des systèmes de gestion. Le bien fait en outre partie d’une aire protégée plus vaste qui est considérée comme ayant un système de gestion efficace. Toutefois, il demeure certaines préoccupations face au manque d’informations de suivi à jour et des préoccupations régulièrement formulées à propos des besoins en termes de financement durable et de gestion de base.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 34 COM 7B.8

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34 COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 29 COM 8B.5 adoptée à sa 29e session (Durban, 2005),

3. Félicite l'Etat partie pour les progrès soutenus accomplis dans la gestion du bien, notamment en matière de suivi et de développement du tourisme durable;

4. Réitère sa demande que l'Etat partie élabore une proposition visant à modifier les limites du bien en tenant compte des recommandations faites au moment de l'inscription, des découvertes récentes de nouveaux fossiles dans le nord du bien et de la possibilité de lier le bien avec la zone de Gebel Qatrani;

5. Note que le bien a des besoins en matière de gestion qui ne sont pas satisfaits, notamment quelques exigences de base pour pérenniser son succès et, par conséquent, prie instamment l'Etat partie de se préoccuper de ces besoins et de trouver un financement suffisant et durable pour le bien;

6. Demande à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, de plus amples informations sur la question de l'accès incontrôlé au bien par le nord, ainsi qu'une copie du plan de gestion achevé.