1.         Baie d’Ha Long – archipel de Cat Ba (Viet Nam) (N 672ter)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (vii)(viii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/672/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1996-2018)
Montant total approuvé : 163 145 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/672/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien (récemment) : 100 000 dollars EU en vertu du projet « Les jeunes volontaires pour la préservation du patrimoine culturel (2003-2006) ; 519 000 dollars EU pour le centre culturel flottant de Cua Van, élément de l’écomusée de Ha-Long (financé par le gouvernement de Norvège, pour la période 2003-2006).

Missions de suivi antérieures

Janvier 2003 et décembre 2006 : mission Centre du patrimoine mondial. Novembre 2013 : mission UICN de suivi réactif ; juillet 2018 : mission de conseil de l’UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/672/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2023

L'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation du bien le 30 novembre 2022, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/672/documents qui fait état de ce qui suit :

Le 3 juin 2022, le Centre du patrimoine mondial a partagé avec l’État partie des informations émanant de tiers au sujet de nouvelles infrastructures et installations touristiques le long du littoral de la ville d’Ha Long. Le 15 mars 2023, le Centre du patrimoine mondial a envoyé une lettre à l’État partie faisant état des inquiétudes de tiers, reçues en janvier et février 2023, concernant la pollution de l’eau (ordures, plastiques et hydrocarbures) au sein du bien, ayant eu pour effet d’entraver les activités touristiques (natation et excursions en kayak dans les grottes). Aucune réponse de la part de l’État partie n’a été reçue au moment de la rédaction de ce rapport.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Les progrès continus dans la prise en compte des recommandations de la mission de conseil de l’UICN de 2018 et des décisions du Comité, réalisés notamment dans la finalisation d’un nouveau plan de gestion et d’une étude de capacité d’accueil, ainsi que dans la mise en œuvre de mesures de gestion des déchets, sont accueillis favorablement.

Les diverses mesures de gestion des déchets mentionnées ci-dessus sont également appréciées. Il est également positif que la qualité de l’eau se situe dans les limites nationales autorisées. Malgré ces progrès, plusieurs actions doivent encore être mises en œuvre et, compte tenu des inquiétudes émanant de tiers à l’égard de l’impact des déchets sur l’expérience et les activités touristiques, il est recommandé de mettre en œuvre et de renforcer les mesures visant à résoudre ce problème, avec si nécessaire, la mise en œuvre de la modernisation prévue du traitement des eaux usées des attractions de la baie d’Ha Long et la fermeture des activités industrielles, notamment l’extraction de charbon et les activités liées au ciment dans la région d’Ha Long.

L’achèvement du plan de gestion 2021-2025 pour le bien est noté avec satisfaction, notamment parce qu’il confirme l’adoption d’une approche intégrée axée sur la protection de la VUE du bien et la gestion des impacts de la zone tampon, se fonde sur l’évaluation de l’efficacité de la gestion de « Mise en valeur de notre patrimoine » et a été élaboré en consultation avec les parties prenantes du gouvernement, des communautés locales et des entreprises. L’examen et la mise à jour des plans directeurs pour 2021-2030 (vision à l’horizon de 2050) au niveau national, de la province et du site, sont une occasion de renforcer l’intégration des documents de planification. Cependant, le lien entre le développement d’un tel plan au niveau du site et le nouveau plan de gestion n’est pas défini clairement. Il en est de même pour les moyens de mise en œuvre qui seront employés pour coordonner les autorités de gestion du site avec les comités populaires provinciaux et municipaux et qui permettront l’harmonisation et l’intégration de tout processus parallèle de révision des plans et des réglementations qui se rapportent à la gestion du bien.

Rappelant les inquiétudes à l’égard de l’expansion de nouvelles infrastructures et installations touristiques compromettant déjà les valeurs paysagères étendues et risquant d’affecter la VUE en vertu du critère (vii), les diverses actions signalées pour améliorer le tourisme durable sont notées avec satisfaction. Étant donné l’importance d’une approche stratégique de la gestion du tourisme pour le bien, la finalisation de l’étude de capacité d’accueil et le lancement de la stratégie de développement du tourisme durable sont accueillis avec satisfaction. Cependant, au vu de la pression en constante augmentation qui est exercée par le développement touristique à travers de nouvelles d’infrastructures signalés par des tiers, l’État partie devrait être encouragé à finaliser la Stratégie dès que possible, avec le soutien d’experts dans le domaine du tourisme durable si nécessaire, et en s'appuyant sur la capacité d’accueil.

Rappelant que la zone tampon n’est pas claire vis-à-vis des activités industrielles existantes et de son régime d’utilisation et de gestion, il est recommandé à l’État partie de fournir la carte demandée avec les limites actuelles du bien et de sa zone tampon, des indications claires des zones industrielles ainsi que des précisions sur le régime d’utilisation et de gestion au sein de la zone tampon, dès que disponible, après les révisions des plans directeurs et des réglementations susmentionnés.

Décision adoptée: 45 COM 7B.89

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 44 COM 7B.98, adoptée à sa 44e session élargie (Fuzhou/en ligne, 2021),
  3. Félicite l’État partie pour les progrès continus dans la prise en compte des recommandations de la mission de conseil de l’UICN de 2018 et des demandes du Comité, notamment avec un nouveau plan de gestion pour le bien, la gestion des déchets, l’étude de la capacité d’accueil, et le lancement d’une stratégie de tourisme durable ;
  4. Note avec satisfaction les progrès accomplis en matière de gestion durable du tourisme, notamment l’achèvement d’une étude sur la capacité d’accueil et le lancement d’une stratégie de développement durable du tourisme, et demande à l’État partie de s’assurer que le développement du tourisme s’appuie sur la capacité d’accueil et de finaliser la stratégie avec le soutien d’experts en tourisme durable, si nécessaire, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ;
  5. Note également avec satisfaction les diverses mesures de gestion des déchets, notamment la réglementation du traitement des eaux usées des navires de croisière, la fermeture de la plus grande mine de charbon à ciel ouvert dans la région d’Ha Long, la promotion d’une transition économique « verte », et le fait que la qualité de l’eau se situe dans les limites nationales autorisées, mais note avec inquiétude que la pollution reste un problème dans le bien et demande instamment à l’État partie de poursuivre et de renforcer les mesures, si nécessaire, notamment pour mettre en œuvre la modernisation prévue du traitement des eaux usées des attractions de la baie d’Ha Long et la fermeture des activités industrielles, y compris l’extraction du charbon et les activités liées au ciment, dans la région d’Ha Long ;
  6. Se félicite de l’achèvement d’un nouveau plan de gestion 2021-2025 pour le bien (vision à l’horizon de 2040), et demande également à l’État partie de :
    1. Préciser le lien entre le plan directeur de 2021-2030 (vision à l’horizon de 2050) pour préserver et promouvoir la valeur du site du patrimoine mondial de la baie d’Ha Long et le plan de gestion,
    2. Veiller à ce que tout processus de révision des plans au niveau national, régional et du site et les réglementations concernant la gestion du bien soit correctement harmonisés, intégrés et coordonnés entre les autorités de gestion du site et les comités populaires de la province et de la ville ;
  7. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN, une carte indiquant clairement les limites actuelles du bien et de sa zone tampon, avec des détails sur le régime d’utilisation et de gestion au sein de la zone tampon, conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
  8. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2024, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e session. 

Décision adoptée: 45 COM 8B.3

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC/23/45.COM/8B et WHC/23/45.COM/INF.8B2,
  2. Rappelant les décisions 18 COM XI, 24 COM XA.2 et 44 COM 7B.98 adoptées à ses 18e (Phuket, 1994), 24e (Cairns, 2000) et 44e élargie (Fuzhou/en ligne, 2021) sessions, respectivement,
  3. Approuve la modification importante des limites de la Baie d’Ha Long, Viet Nam, pour y inclure l’archipel de Cat Ba, et devenir Baie d’Ha Long – archipel de Cat Ba, Viet Nam, sur la base des critères (vii) et (viii) ;
  4. Prend note de la déclaration de valeur universelle exceptionnelle provisoire suivante :

    [Texte disponible uniquement en anglais.]
  5. Recommande que l’État partie prenne en considération les points suivants :
    1. réviser les limites du Parc national de Cat Ba afin de les aligner sur celles de l’archipel de Cat Ba comme extension du bien du patrimoine mondial de la Baie d’Ha Long,
    2. réviser les projets de développement de toutes sortes, conformément au paragraphe 172 des Orientations, entreprendre des évaluations d’impact sur le patrimoine pour tous les projets concernés dans la zone tampon et ses environs, et continuer de renforcer la protection juridique de la zone tampon,
    3. étendre l’analyse existante de la capacité de charge écologique pour la baie de Ha Long à la totalité du bien, pour faire en sorte que la gestion efficace du tourisme respecte pleinement la valeur universelle exceptionnelle du bien,
    4. réviser et finaliser le plan de gestion afin de traiter les principales menaces pesant sur le bien et renforcer l’application des lois à cet effet, y compris les menaces résultant du tourisme de masse, d’une importante voie de navigation, de l’expansion des établissements humains, du braconnage, de l’exploitation des ressources marines et des produits forestiers, de la surpêche, de l’aquaculture non durable, de la pollution (pétrole, bruit, eaux usées, déchets, y compris ceux qui proviennent des bassins fluviaux), et des importants développements dans la zone tampon, et envisager la possible élaboration d’un plan de suivi et d’indicateurs de gestion afin de gérer le bien de façon effective et efficace,
    5. continuer des consultations appropriées avec les populations locales, particulièrement celles qui pourraient être affectées ou déplacées de la zone centrale, et conduire des politiques et des programmes de soutien pour faciliter l’intégration des populations déplacées, y compris des dispositifs de soutien financier et des services sociaux, et également évaluer les besoins des populations déplacées afin d’assurer un soutien adéquat par l’État partie ;
  6. Encourage l’État partie à considérer également la proposition d’inscription du bien au titre du critère (x) ;
  7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici au 1erdécembre 2024, un rapport sur la mise en œuvre des recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 47e

    Décision adoptée: 45 COM 8D

    Le Comité du patrimoine mondial,

    1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/8D,
    2. Rappelant la décision 44 COM 8D, adoptée à sa 44e session élargie (Fuzhou/en ligne, 2021),
    3. Reconnaît l’excellent travail accompli par les États parties pour la clarification des limites de leurs biens du patrimoine mondial et les félicite pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial ;
    4. Rappelle que le Centre du patrimoine mondial ainsi que les Organisations consultatives ne seront pas en mesure d’examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l’époque de l’inscription n’ont pas encore été clarifiées ;
    5. Prend note des clarifications des limites et des superficies fournies par les États parties pour les biens suivants et telles que présentées en Annexe du document WHC/23/45.COM/8D :

    AFRIQUE

    AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

    ASIE ET PACIFIQUE

    EUROPE ET AMÉRIQUE DU NORD

    ÉTATS ARABES

    6.    Demande au Centre du patrimoine mondial de poursuivre l'identification et la collecte d'informations géographiques et cartographiques sur les biens du patrimoine mondial dans les propositions d'inscription lorsque les informations requises ne sont pas disponibles ou ne sont pas adéquates ;

    7.    Demande également aux États parties n’ayant pas encore répondu aux questions soulevées dans le cadre de l’Inventaire rétrospectif de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation le plus rapidement possible, et jusqu’au 1er décembre 2023, afin de les soumettre pour examen, si les conditions techniques sont remplies, à la 46e session du Comité du patrimoine mondial.