1.         Shiretoko (Japon) (N 1193)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2005

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1193/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1193/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Février 2008 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / UICN ; septembre 2019 : mission consultative de l’UICN


Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1193/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2023

L'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation le 1er décembre 2022, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1193/documents/ qui fait état de ce qui suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Notant que les effets du changement climatique sont de plus en plus préoccupants et que les données dans le suivi des impacts du changement climatique sont insuffisantes, l’engagement de l’État partie à rechercher les impacts prévus du changement climatique sur les attributs de la VUE est positif, et le développement d’une stratégie de gestion adaptative d’ici 2024, qui devrait minimiser ces impacts, est accueilli avec satisfaction. Il est recommandé que le Comité réitère sa demande à l’État partie de soumettre la stratégie finalisée au Centre du patrimoine mondial.

L’inquiétude de l’État partie au sujet des lions de mer de Steller qui continuent d’être associés à une réduction des prises de pêche est notée. Il est également noté que la Politique de gestion de base sera révisée en 2024 en s’appuyant sur des données acquises sur la dynamique de la population et qu’elle tiendra davantage compte du principe de précaution. Rappelant toutefois que le lion de mer de Steller occidental est classé espèce « En danger » depuis 2012, il est préoccupant de constater que l’abattage se poursuivra dans le cadre de la Politique de gestion de base jusqu’à sa révision en 2024 (les méthodes non létales étant considérées comme moins efficaces), et il reste une priorité importante pour les autorités de concilier les opérations de pêche durable avec la conservation du lion de mer de Steller en tant qu’attribut de la VUE. La possibilité d'une nouvelle réduction de la population de lions de mer en l'absence d'une dynamique de population claire reste préoccupante et il est recommandé que le Comité demande à l’État partie d’accélérer le développement d’un modèle de dynamique de population pour éclairer la révision de la politique prévue pour 2024 dès que possible, et qu’il demande à nouveau à l’État partie de reconsidérer, réduire ou supprimer les niveaux actuels d’abattage, et de consulter la Commission pour la sauvegarde des espèces de l’UICN, si nécessaire. L’actualisation de la politique devrait s’appuyer sur des données démographiques scientifiques.

Le plan de suivi à long terme 2012-2021 s’achevant en 2021, il est positif qu’une évaluation des valeurs patrimoniales du bien ait été entreprise par le Conseil scientifique en consultation avec le Comité de liaison régional, et qu’un nouveau LTMP soit en cours de finalisation en 2023. Tout en notant la conclusion du rapport d’évaluation selon laquelle les valeurs de patrimoine naturel ont été maintenues, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN sont inquiets de la diminution de moitié signalée sur certaines populations d’oiseaux de mer (cormorans et goélands) depuis l’inscription, dont la raison est inconnue, et rappellent que les populations d’oiseaux de mer forment un attribut important de la VUE. Il sera donc important de veiller à ce que les priorités de suivi et de gestion identifiées au cours de ce processus, telles que les impacts liés au changement climatique, la diminution des populations d’oiseaux marins et de poissons, notamment le Dolly varden qui est représentatif de l’ichtyofaune du bien, les conflits entre ours bruns et humains et l’augmentation du nombre de cerfs Sika, soient prises en compte dans le nouveau LTMP et que des mesures soient mises en œuvre pour gérer efficacement les pressions exercées sur la VUE à l’avenir. L’inclusion des attributs liés à la biodiversité dans le critère (x) permettra aux autorités de gestion de répondre aux pressions au fur et à mesure qu’elles se présentent.

Le rapport indiquant que les travaux d’amélioration des barrages sur la rivière Rusha devraient être achevés en 2024 est positif. Il convient également de noter que le rapport d’évaluation souligne l’intérêt croissant pour l’amélioration des barrages parmi les pêcheurs ainsi que la promotion d’une amélioration plus active des barrages dans le contexte de la VUE. Rappelant que la mission de conseil de l’UICN de 2019 a observé que les modèles ne représentaient pas de manière adéquate les fonctions biologiques naturelles de la rivière nécessaires pour éclairer avec précision la prise de décision, le suivi signalé des facteurs liés aux processus de frai et de migration des saumons est important. L’État partie devrait être encouragé à continuer à explorer des outils supplémentaires qui pourraient améliorer la compréhension actuelle de l’approche et des options de restauration des cours d’eau, conformément aux recommandations de la mission.

Décision adoptée: 45 COM 7B.84

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les Décisions 41 COM 7B.30, 43 COM 7B.10 and 44 COM 7B.186, adoptées respectivement à sa 41e session (Cracovie, 2017), sa 43e session (Bakou, 2019) et 44e session élargie (Fuzhou/en ligne, 2021) ;
  3. Notant que les effets du changement climatique sont de plus en plus préoccupants et que les données pour suivre les impacts du changement climatique sont insuffisantes, se félicite de l’élaboration prévue d’ici 2024 d’une stratégie de gestion adaptative qui minimise les impacts du changement climatique sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, et réitère sa demande à l’État partie de soumettre la stratégie finale au Centre du patrimoine mondial et de s’assurer qu’un soutien total est apporté à sa mise en œuvre et à la protection permanente de la VUE du bien ;
  4. Notant également que les lions de mer de Steller, et notamment leur impact sur les pêcheries, ont été gérés conformément à une Politique de gestion de base et que des recherches sur la dynamique de la population sont en cours. Cependant, réitère sa préoccupation concernant la poursuite de l’abattage des lions de mer en l’absence continue de données sur la population, et demande instamment à l’État partie de continuer à accélérer le développement d’un modèle de dynamique de la population pour éclairer la révision de la Politique de gestion de base en 2024 ;
  5. Prie à nouveau instamment l’État partie de reconsidérer ou de réduire les niveaux actuels d’abattage de la population de lions de mer de Steller occidentaux, voire d’arrêter ces abattages si nécessaire, en consultant la Commission pour la sauvegarde des espèces de l’UICN le cas échéant, et en adoptant une approche de précaution jusqu’à ce que des données précises et complètes sur cette sous-espèce soient disponibles ;
  6. Prenant note du rapport d’évaluation complet du plan de suivi à long terme (LTMP) 2012-2021 pour le bien, exprime son inquiétude concernant la diminution de moitié signalée de certaines populations d’oiseaux de mer depuis l’inscription et rappelle que les populations d’oiseaux de mer sont un attribut important de la VUE ;
  7. Se félicite également de la révision prévue du LTMP d’ici 2023 et du fait qu’il inclura les attributs de la biodiversité dans le critère (x), et réitère sa demande à l’État partie de s’assurer que les attributs de la VUE du bien sont pleinement pris en compte dans le LTMP afin de garantir que la biodiversité aquatique, en particulier les espèces de salmonidés, les oiseaux de mer et les mammifères marins, sont tous inclus et suivis, et demande à l’État partie de soumettre la version finale révisée du LTMP au Centre du patrimoine mondial ;
  8. Prend également note de la réponse actuelle de l’État partie aux recommandations de la mission de 2019, notamment le suivi des variables biologiques, et encourage également l’État partie à continuer à :
    1. Prendre des mesures pour améliorer la représentation des variables biologiques dans les écosystèmes des rivières, afin d’améliorer la compréhension actuelle des approches et des options de restauration des rivières,
    2. Envisager des méthodes alternatives pour récupérer les gros débris ligneux, ce qui constituerait un moyen de mieux équilibrer les besoins de restauration des rivières avec les préoccupations des acteurs de la pêche,
    3. Surveiller les impacts du projet pilote de sentier dans le lit de la rivière, en particulier au regard de l’érosion, du passage des poissons et de la perturbation de l’habitat benthique, et, le cas échéant, prendre rapidement des mesures correctives en réponse à tout impact identifié, en s’appuyant sur une compréhension scientifique complète ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2024, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 47e session.