1.         Peuplement et momification artificielle de la culture chinchorro dans la région d'Arica et de Parinacota (Chili) (C 1634)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2021

Critères  (iii)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1634/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1634/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

2009 : 20 000 dollars E.U. du Fonds-en-dépôt espagnol

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Facteurs identifiés lors de l'inscription du bien :

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1634/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2023

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation le 22 décembre 2022. Un résumé de ce rapport est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1634/documents. Les avancées sur un certain nombre de sujets de conservation abordés par le Comité lors de ses précédentes sessions sont présentées dans ce rapport comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’approbation officielle du plan de gestion du bien (2020-2026), les avancées concernant la préparation des sites (par exemple la signalisation, les clôtures, la stabilisation des fouilles et des découvertes de surface ainsi que l’enlèvement des ordures), les avancées en matière de résolution des conflits de propriété et les mesures prises pour rendre la structure de gestion du bien plus inclusive sont accueillies favorablement. L’entité de gestion, la Chinchorro Marka Corporation, comprend actuellement l’UTA et les municipalités d’Arica et de Camarones. Cependant, le rapport sur l’état de conservation fait la distinction entre les activités de la Corporation, d’une part, et celles de l’UTA, d’autre part. Cela laisse supposer que la structure de gestion n’est pas encore complètement intégrée. De plus, le projet de nouvelle ordonnance municipale ne mentionne pas la Chinchorro Marka Corporation, ce qui dénote une absence apparente d’intégration. Or, il convient de souligner l’importance que revêt l’adoption d’une approche cohérente de la gestion du site.

Il est préoccupant que l’intégration officielle de l’EIP dans la gestion du bien ne soit prévue qu’à l’occasion de l’actualisation du plan de gestion (2027-2031). Il est noté que les élevages avicoles situés dans la vallée de la rivière Camarones ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur et cela souligne l’importance des mesures à prendre afin de résoudre ce problème. Parmi les autres questions en suspens figurent le plan de réglementation communal d’Arica, qui est sur le point d’être soumis au gouvernement régional d’Arica et de Parinacota, ainsi que la procédure d’amendement de la législation actuelle sur le patrimoine culturel (loi n° 17288 sur les monuments nationaux) afin de tenir compte des consultations participatives et autochtones. Aucun calendrier précis n’est fourni quant à la finalisation de ces procédures. La relocalisation de l’établissement illégal de l’élément 3, Caleta de Camarones, est également toujours en suspens en raison de la pandémie de COVID-19 et d’une alternance des autorités aux niveaux national, régional et local.

Les avancées en matière de diffusion d’informations sur le bien du patrimoine mondial et la participation des communautés locales sont également bien notées. Néanmoins, le développement signalé de l’établissement illégal dans l’élément 3, l’impact de la pose souterraine de fibres optiques sur le bord de la terrasse sud de l’élément 3, ainsi que le pillage, la présence d’animaux et le dépôt d’ordures dans l’élément 1, montrent qu’il est encore nécessaire d’améliorer le contrôle du bien et d’accroître la communication, la sensibilisation et l’implication des acteurs locaux.

Décision adoptée: 45 COM 7B.109

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 44 COM 8B.48, adoptée à sa 44esession élargie (Fuzhou/en ligne, 2021),
  3. Accueille favorablement l’approbation officielle du plan de gestion du bien (2020-2026), les améliorations concernant la préparation du site, les avancées dans la résolution des conflits de propriété, les activités de sensibilisation et de formation menées avec les membres de la communauté, ainsi que les mesures prises pour rendre la structure de gestion du bien plus inclusive, et encourage l’État partie à poursuivre ces efforts ;
  4. Note avec préoccupation le développement signalé de l’établissement illégal dans l’élément 3, Desembocadura de Camarones, l’impact sur le bord de la terrasse sud de l’élément 3 en raison de la pose souterraine de fibres optiques, ainsi que le pillage, la présence d’animaux et le dépôt d’ordures dans l’élément 1, Faldeos del Morro, et demande des informations sur les mesures prises pour éviter ou atténuer les impacts à l’avenir ;
  5. Rappelle à l’État partie l’importance d’un plan de gestion intégré et d’une structure de suivi et demande des informations sur leur fonctionnement ;
  6. Prend note des informations relatives au non-respect de la réglementation en vigueur par les exploitations avicoles situées dans la vallée de la rivière Camarones et prie instamment l’État partie de prendre des mesures afin de résoudre ce problème.
  7. Encourage l’État partie à faire progresser le plan de réglementation de la commune d’Arica, ainsi que la procédure d’amendement de la législation actuelle sur le patrimoine culturel (loi n° 17288 sur les monuments nationaux) en y intégrant une démarche participative et de consultation autochtone, et à étudier la possibilité d’inclure l’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) dans le cadre réglementaire et/ou législatif du bien ;
  8. Demande également à l’État partie de fournir des informations actualisées sur l’accord et le calendrier nécessaires en vue de relocaliser en dehors de la zone tampon l’établissement illégal de l’élément 3, Desembocadura de Camarones ;
  9. Demande en outre à l’État partie de fournir les informations suivantes :
    1. Des cartes topographiques actualisées (avec les nouvelles limites et zones tampons) qui montrent l’emplacement des sites archéologiques et des zones d’intérêt potentiel (zonage),
    2. Le statut juridique de l’élément 3, Desembocadura de Camarones,
    3. Le traitement des découvertes de surface,
    4. La stabilisation ou le remblayage des fouilles archéologiques à ciel ouvert dans l’élément 3,
    5. Les avancées du projet de création de nouveau musée régional d’anthropologie ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2024, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 47e session. 

Décision adoptée: 45 COM 8B.76

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/8B,
  2. Adopte les Déclarations de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial suivants inscrits lors des sessions précédentes du Comité du patrimoine mondial :