1.         Venise et sa lagune (Italie) (C 394)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)(v)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/394/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/394/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Programme pour la sauvegarde de Venise : depuis 1966 plus de 1500 projets totalisant plus de 50 millions d’euros (principalement dédiés aux projets de conservation et de restauration)

Missions de suivi antérieures

Octobre 2015 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/RAMSAR ; janvier 2020 : mission de conseil conjointe Centre patrimoine mondial/ICOMOS/RAMSAR

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/394/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2023

Le 30 novembre 2022, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/394/documents/. Tout en faisant suite à la décision 44 COM 7B.50, le document fait référence aux actions relatives à la mise en œuvre des recommandations de la mission consultative conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/RAMSAR de 2020. Le rapport fournit des informations sur les points suivants :

Suite à la dernière session du Comité au cours de laquelle le Comité a demandé à l’État partie « … d’élaborer une proposition concernant un ensemble de mesures correctives avec un calendrier de mise en œuvre, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e session » (décision 44 COM 7B.50) au cours de l’année 2021-2022, le Centre du patrimoine mondial (dans ses lettres datées du 29 septembre 2021 et des 28 juin et 20 décembre 2022) a demandé à plusieurs reprises à l’État partie de transmettre des informations actualisées et a offert son assistance pour élaborer des mesures correctives. Le Centre du patrimoine mondial a également transmis des informations de tiers relatives à des projets prévus à l’intérieur du bien et dans son cadre plus large qui pourraient avoir un impact négatif sur sa valeur universelle exceptionnelle (VUE). L’État partie n’a pas répondu à l’invitation à collaborer à l’élaboration des mesures correctives et, en réponse aux divers courriers du Centre du patrimoine mondial, a fourni un bref rapport le 14 février 2023, dans lequel il indique que le projet de transformation des bâtiments historiques de l’île de San Pietro di Castello, qui a fait l’objet de préoccupations de la part de tierces parties, n’est pas approuvé actuellement, et que les projets envisagés de nouvelle ligne ferroviaire vers l’aéroport de Venise, de nouveau terminal intermodal terre-eau pour les bateaux rapides reliant les îles de Burano-Mazzorbo-Torcello au continent, de deux nouvelles plateformes d’arrivée à Venise à San Giuliano et Pili, et d’immeuble de grande hauteur à Mestre font actuellement tous l’objet d’une évaluation dans le cadre d’une EIP.

L’État partie a fourni des informations actualisées au Centre du patrimoine mondial le 26 avril 2023, confirmant qu’une décision avait été prise pour démanteler l’installation de stockage de GPL à Chioggia et qu’une procédure d’EIP était toujours en cours pour 12 projets à différents stades de planification situés à l’intérieur du bien et de son cadre plus large, dont certains ont déjà reçu une autorisation de planification.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie fait état d’avancées sur plusieurs sujets de préoccupation du Comité, ainsi que d’efforts pour commencer à mettre en œuvre plusieurs des recommandations de la mission consultative de 2020. Les activités de conservation du patrimoine culturel doivent être reconnues, de même que l’achèvement des travaux sur les barrières temporaires destinées à protéger la basilique Saint-Marc et la zone environnante des événements de crue qui ne sont pas gérés par le MoSE. Il conviendrait de demander à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial une documentation détaillée sur les travaux prévus pour surélever l’ensemble de l’insula (îlot) Saint-Marc.

Les réalisations signalées en matière de gestion durable du tourisme grâce aux changements réglementaires et aux outils de gestion sont positives, mais l’efficacité des avancées réalisées (notamment en ce qui concerne la réduction du nombre exceptionnel de touristes au sein du bien) semble être faible ou inconnue.

Le maintien de l’interdiction des grands navires dans le bassin de Saint-Marc–canal de la Giudecca est approprié, et la recherche d’autres possibilités doit être notée. Le Comité devrait demander que le résultat des études connexes (sur les impacts environnementaux des grands navires empruntant le canal Malamocco-Marghera) et le résultat de l’appel d’offres (concernant les points d’accostage à l’extérieur de la lagune pour les grands navires de transport de passagers et les porte-conteneurs) soient envoyés au Centre du patrimoine mondial pour examen et commentaires par les Organisations consultatives avant que des décisions irréversibles ne soient prises.

Il faut noter avec satisfaction la poursuite des travaux de réhabilitation suite à la grande marée exceptionnelle de novembre 2019. Les efforts liés à la création et au renforcement des barrières de marée et à la reconstruction et la consolidation des plages et des dunes côtières doivent également être notés, de même que le développement d’une technologie de pointe en matière de prévision des marées. Néanmoins, l’État partie devrait être encouragé à poursuivre les recherches sur l’évaluation des phénomènes existants, la prévision et la modélisation des phénomènes futurs liés au changement climatique et leurs impacts actuels et éventuels sur la VUE du bien. À cet égard, les travaux visant à rendre le système MoSE pleinement opérationnel et à assurer durablement son fonctionnement et sa maintenance devraient être associés, comme l’a demandé le Comité, à un suivi étroit (conjointement mené par toutes les parties prenantes concernées) des impacts de la construction et du fonctionnement de ce système, ainsi qu’à l’élaboration régulière de mesures appropriées visant à atténuer tout impact négatif qu’il pourrait avoir sur l’écosystème de la lagune. À cet égard, le Comité devrait confirmer que le Centre du patrimoine mondial est toujours en attente des détails du suivi, des plans d’action et des documents relatifs à la morphologie du lagon, à l’utilisation d’énergies durables et aux impacts du changement climatique.

L’amélioration de la coordination entre les différentes parties prenantes qui gèrent le bien est également notée, ainsi que la mise à disposition de ressources financières (pour la plupart affectées ou basées sur des projets) destinées à renforcer la protection et la gestion du bien, notamment l’écosystème de la lagune, ainsi qu’à améliorer l’état écologique et à réduire les émissions polluantes de la zone industrielle de Marghera.

Il convient de reconnaître les efforts de l’État partie pour actualiser le plan de gestion et en faire un plan intégré pour le bien. Ce plan doit également prévoir des mesures pour la future zone tampon et, une fois son projet final achevé, doit être soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives avant adoption afin que les recommandations qui en résulteront puissent être prises en compte dans sa version finale. L’État partie devrait également être invité à soumettre à nouveau une demande révisée de modification mineure des limites (répondant aux demandes formulées par le Comité dans sa décision 43 COM 8B.46) pour l’établissement d’une zone tampon. Il convient toutefois de noter que si l’État partie fait état d’améliorations (ressources affectées, projets et mesures prévus ou mis en œuvre) sur les questions en suspens examinées par le Comité, il est souvent difficile de savoir si ces améliorations s’appliquent au bien du patrimoine mondial ou plus généralement à la ville métropolitaine de Venise (qui comprend 43 municipalités, dont 9 sont directement liées à la zone du bien du patrimoine mondial).

Il convient de prendre acte des informations relatives à la proposition d’élaboration d’EIP axées sur le patrimoine mondial pour une série d’interventions. Cependant, il est observé que l’État partie n’est pas en mesure de se conformer pleinement à la demande du Comité d’arrêter tous les projets à grande échelle récemment proposés dans le bien et son environnement jusqu’à ce qu’un ensemble de mesures relatives à la planification, à la gestion et à la gouvernance soient mises en place, car certains de ces projets ont déjà été approuvés. De plus, en ce qui concerne l’évaluation des impacts des aménagements et des transformations, il convient de rappeler à l’État partie qu’il doit intégrer des mesures garantissant la protection et la préservation de la VUE du bien dans les processus d’EIE et d’EES et qu’il doit donner la priorité à la finalisation de la gestion du bien, du plan directeur intégré et de la politique en matière de ligne d’horizon qui doivent soutenir la prise de décision et guider tout aménagement futur. Des évaluations d’impact spécifiques axées sur le patrimoine mondial doivent être réalisées si aucune autre procédure d’évaluation d’impact n’est en place pour étudier les impacts des projets prévus ou envisagés (à l’intérieur du bien et dans son cadre plus large) sur la VUE. Enfin, il est préoccupant que l’État partie n’ait pas communiqué de manière soutenue et substantielle avec le Centre du patrimoine mondial entre la dernière session du Comité en 2021 et la soumission de son rapport sur l’état de conservation en 2022 alors que le Comité l’avait demandé, et qu’il n’ait pas procédé à des consultations pour élaborer les mesures correctives. Les mesures correctives envisagées et annexées au rapport sur l’état de conservation soumis par l’État partie sont actuellement insuffisantes et trop peu détaillées, et devraient faire l’objet d’une réflexion et d’échanges plus approfondis.

Les effets de la détérioration persistante due aux activités humaines, notamment la poursuite du développement, les impacts du changement climatique et le tourisme de masse constituent une menace d’altération irréversible de la VUE du bien. Certains de ces problèmes sont anciens et ont déjà conduit à la détérioration des caractéristiques inhérentes du bien et de ses attributs, en particulier pour ce qui est de son identité et de son intégrité culturelles et sociales. Les transformations à petite ou grande échelle, les aménagements, en particulier les immeubles de grande hauteur qui se situent principalement dans le cadre plus large du bien (dans son éventuelle future zone tampon), sont susceptibles d’avoir un impact visuel négatif significatif sur l’intégrité du bien. De plus, les effets combinés des évolutions anthropiques et naturelles (dues à l’élévation du niveau de la mer, aux phénomènes météorologiques extrêmes et à d’autres phénomènes provoqués par le changement climatique) entraînent la détérioration et l’endommagement des structures bâties et des zones urbaines, et menacent l’intégrité des attributs culturels, environnementaux et paysagers du bien et de ses valeurs. Nombre de ces questions, qui représentent chacune une menace pour la VUE du bien, mais qui ont aussi un impact négatif cumulatif, ne sont toujours pas résolues ou ne le sont que provisoirement. Cela se manifeste par l’absence d’avancées significatives dans la résolution des problèmes complexes qui affectent le bien, comme en témoigne le peu de résultats obtenus dans la mise en œuvre des décisions du Comité et des recommandations des missions réalisées par le passé. La résolution de ces problèmes anciens mais urgents est en outre entravée par l’absence de vision stratégique commune globale pour la préservation durable du bien et par la faible efficacité d’une gestion intégrée et coordonnée à tous les niveaux des parties prenantes. Tous ces facteurs combinés conduisent le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives à maintenir leur opinion selon laquelle le bien reste confronté à un péril prouvé et à une mise en péril tels que définis au paragraphe 179 des Orientations, et recommande par conséquent son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il est à espérer que cette inscription suscitera un plus grand engagement et une plus grande mobilisation des parties prenantes locales, nationales et internationales afin d’élaborer des mesures correctives efficaces et durables pour résoudre ces problèmes anciens.

Décision adoptée: 45 COM 7B.189

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 38 COM 7B.27, 40 COM 7B.52, 41 COM 7B.48, 43 COM 7B.86, 43 COM 8B.46 et 44 COM 7B.50 adoptées à ses 38e (Doha, 2014), 40e (Istanbul/UNESCO, 2016), 41e (Cracovie, 2017), 43e (Bakou, 2019) sessions, et à sa 44esession élargie (Fuzhou/en ligne, 2021) respectivement,
  3. Accueille favorablement les efforts de l’État partie pour mettre en œuvre les décisions précédentes du Comité et plusieurs des recommandations de la mission de 2020, notamment :
    1. Continuer à améliorer les outils de gestion du tourisme, les espaces publics et les possibilités de logement public,
    2. Améliorer la coordination entre les différentes parties prenantes pour renforcer la protection de l’écosystème de la lagune et réduire les émissions polluantes de la zone industrielle de Marghera,
    3. Créer et renforcer les barrières de marée, reconstruire et consolider les plages et les dunes côtières, et développer une technologie de pointe en matière de prévision des marées,
    4. Nouvelle confirmation de l’interdiction des grands navires dans le bassin de Saint-Marc–canal de la Giudecca et poursuite des efforts pour trouver de nouvelles possibilités d’accostage des grands navires à l’extérieur de la lagune,
    5. Actualisation toujours en cours du plan de gestion, ainsi qu’élaboration d’évaluations d’impact sur le patrimoine axées sur le patrimoine mondial pour un ensemble de projets ;
    6. Adoption d’un système expérimental pour gérer les flux de touristes, sur la base d’un droit d’entrée et d’une méthode de réservation obligatoire ;
  4. Considère néanmoins que d’autres avancées doivent encore être réalisées par l’État partie pour faire face aux menaces individuelles et à leur impact cumulatif, et demande par conséquent à l’État partie, en priorité, de :
    1. Poursuivre les recherches sur l’évaluation des phénomènes existants, la prévision et la modélisation des phénomènes futurs liés au changement climatique et à ses impacts actuels et éventuels sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et élaborer les plans d’action correspondants,
    2. Achever et rendre opérationnel le système MoSE et assurer durablement sa gestion et sa maintenance, notamment en établissant d’urgence l’autorité de gestion envisagée,
    3. Assurer un suivi conjoint étroit, par toutes les parties prenantes concernées, des impacts du système MoSE (construction et exploitation), et continuer à concevoir des mesures appropriées pour atténuer tout impact négatif que ce système pourrait avoir sur l’écosystème de la lagune,
    4. Soumettre au Centre du patrimoine mondial les conclusions des études correspondantes sur l’impact environnemental du passage des grands navires dans le canal Malamocco-Marghera et sur la mise en concurrence des points d’accostage à l’extérieur de la lagune pour les grands navires de passagers et les porte-conteneurs, pour examen par les Organisations consultatives avant que toute décision irréversible ne soit prise et par ailleurs, continuer à donner la priorité à la solution ultime consistant à rediriger les grands navires vers d’autres ports plus adaptés de la région,
    5. Continuer à soumettre les plans d’action et les documents relatifs à la morphologie de la lagune et à l’utilisation durable de l’énergie au Centre du patrimoine mondial pour examen et commentaires par les Organisations consultatives.
    6. Continuer à œuvrer en faveur d’un modèle de tourisme durable pour le bien et concevoir des stratégies et des mesures efficaces qui réduiront le nombre exceptionnellement élevé de visiteurs du bien, amélioreront considérablement la qualité de vie des résidents et la requalification des zones urbaines à leur ancienne vocation résidentielle, tout en créant une base économique résiliente plus diversifiée pour l’avenir du bien et de ses habitants ;
  5. Note également les informations fournies sur la construction de barrières temporaires pour protéger la basilique Saint-Marc et la zone environnante des phénomènes de crue non gérés par le MoSE, et demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, dès que possible, une documentation détaillée sur les travaux prévus pour surélever l’ensemble de l’insula (îlot) Saint-Marc, pour examen par les Organisations consultatives, avant qu’une décision irréversible ne soit prise et mise en œuvre ;
  6. Considère également qu’une vision stratégique à long terme pour la préservation du bien doit être développée plus avant, et que la gestion intégrée et coordonnée à tous les niveaux des parties prenantes doit encore être renforcée, et prie donc instamment l’État partie de :
    1. Finaliser l’actualisation du plan de gestion avec des mesures adéquates pour la future zone tampon également, et élaborer en parallèle un plan directeur intégré et une politique en matière de ligne d’horizon pour le bien,
    2. Intégrer des mesures conformes au paragraphe 118bis des Orientations pour assurer la protection et la préservation de la VUE du bien dans les activités de planification, d’évaluation d’impact environnemental et d’évaluation environnementale stratégique, et veiller à ce que des évaluations d’impact spécifiques axées sur le patrimoine mondial soient réalisées si aucune autre procédure d’évaluation d’impact n’est en place pour étudier les impacts des projets prévus ou envisagés au sein du bien et de son cadre plus large,
    3. Établir des procédures conformes au paragraphe 172 des Orientations pour soumettre les transformations et projets planifiés/envisagés au Centre du patrimoine mondial en temps voulu pour examen par les Organisations consultatives et veiller à ce que les processus d’évaluation d’impact et le plan de gestion favorisent une prise de décision pertinente,
    4. Soumettre à nouveau une demande révisée de modification mineure des limites pour l’établissement d’une zone tampon, conformément aux demandes formulées dans les décisions antérieures du Comité ;
  7. Considère en outre que les projets de développement à grande échelle signalés et actuellement à l’étude pour être mis en œuvre au sein du bien sont susceptibles, séparément et cumulativement, d’avoir un impact négatif sur la VUE du bien, et se déclare donc préoccupé par le fait que ces projets, une fois mis en œuvre, viendront s’ajouter aux effets de détérioration possibles causés par les interventions humaines, les impacts du changement climatique et le tourisme de masse, qui pourraient menacer d’entraîner des changements irréversibles et une perte substantielle de l’authenticité historique et de l’importance culturelle, lesquelles constituent une partie intégrante de la VUE du bien, si des mesures appropriées ne sont pas mises en place ;
  8. Exprime sa préoccupation quant au fait que, malgré les progrès constatés avec la mise en œuvre des précédentes décisions du Comité et des recommandations de la mission, d’importants problèmes doivent encore être abordés, particulièrement en lien avec le tourisme de masse, les projets d’aménagement et le changement climatique ;
  9. Considère en outre que les mesures correctives proposées par l’État partie doivent être davantage élaborées, et prie donc instamment l’État partie de continuer, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions antérieures du Comité et des recommandations de la mission de conseil de 2020, un processus de consultation structuré avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  10. Encourage l’État partie à inviter une mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM sur le bien afin d’évaluer l’état de conservation général du bien et d’échanger avec l’État partie au sujet de ses efforts pour répondre aux problèmes qui pourraient avoir un impact potentiel sur la préservation du bien ;
  11. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2024, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 47e session.