1.         Forts de colline du Rajasthan (Inde) (C 247rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2013

Critères  (ii)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/247/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/247/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/247/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2023

Le 1er décembre 2022, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/247/documents/. Les progrès réalisés sur les divers problèmes de conservation abordés par le Comité lors de ses sessions précédentes sont présentés dans ce rapport, comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les informations indiquant que le SMP du fort de Jaisalmer va être officiellement inclus dans les cadres juridiques pour la protection et la gestion du site, après création de l’autorité de gestion du fort de Jaisalmer (JFMA), sont accueillies avec satisfaction. Il est à noter qu’une fois établie, la JFMA tirera les fonds nécessaires à ses activités de gestion des activités touristiques. Il convient de conseiller à l’État partie de rester vigilant quant à une forte dépendance sur les revenus générés par le tourisme pour le financement de ses activités essentielles de gestion et de protection du patrimoine mondial, ceux-ci ne constituant pas nécessairement un moyen de financement pérenne. D’après les informations reçues, il n’est toujours pas certain que l’État partie ait répondu aux suggestions d’amélioration formulées dans la Décision 44 COM 7B.25 en 2021.

L’État partie indique qu’il n’est pas facile de déterminer qui détient la propriété de l’ensemble des bâtiments et espaces du fort de Jaisalmer, ce qui pose des problèmes au regard de la programmation des travaux de conservation. Les éventuelles solutions restent incertaines, il est néanmoins important de continuer à encourager l’État partie à remédier à cette situation.

Des efforts pour améliorer la gestion des visiteurs ont été constatés. Cependant, aucune information n’a été fournie sur les progrès réalisés en vue de la création d’un plan global de gestion des visiteurs, qui s’avèrerait pourtant être un élément important du système de gestion du site. Peu de progrès semblent également avoir été constatés en ce qui concerne l’établissement des sous-plans demandés pour la préparation aux risques et la création de moyens de subsistance, bien que l’État partie ait fait le résumé des questions pertinentes et ait indiqué les avantages locaux des initiatives touristiques et de l’amélioration des routes. Ces initiatives ont été prises en note, mais la mise en place d’approches stratégiques et coordonnées pourrait néanmoins être renforcée par l’élaboration de sous-plans comme demandé précédemment par le Comité.

Il est entendu que des plans de conservation annuels sont en cours d’élaboration, conformément à la politique de préservation du patrimoine national de 2014, bien que leur contenu ne soit pas décrit en détail. De même, l’existence du plan d’action quinquennal pour le fort de Jaisalmer a été prise en note. L’État partie devrait être invité à soumettre le prochain plan annuel de conservation ainsi que le plan quinquennal pour le fort de Jaisalmer au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives. Il convient d’accueillir avec satisfaction l’approche de la fin des travaux sur le mur de soutènement et le bastion no38 commencés en 2015-2016, ainsi que les nouvelles informations fournies sur les programmes de conservation en cours. Néanmoins, l’élaboration d’un plan de conservation global ainsi que d’un plan d’entretien détaillé, tel que recommandé dans les décisions antérieures du Comité, reste une priorité urgente.

Le travail visant à assurer le suivi du fort de Jaisalmer effectué par le Jodhpur Circle de l’ASI est accueilli avec satisfaction, bien que les détails fournis ne permettent pas de déterminer si les normes de suivi pour les biens du patrimoine mondial sont respectées. Un dispositif de suivi systématique est requis au regard de la valeur universelle exceptionnelle du bien, de l’atténuation des principaux risques de détérioration et de l’état de conservation de tous ses attributs. À moins qu’un système de ce type ne soit déjà en place, il pourrait s’agir d’un élément clé du système de gestion de l’ensemble du bien sériel.

Enfin, la confirmation par l’État partie que tous les projets de développement à l’intérieur du bien et de ses zones tampons sont soumis à des EIP, y compris les projets de conservation et de restauration, les nouvelles installations pour les visiteurs et les grands projets de réutilisation adaptée, est accueillie avec satisfaction. Ces évaluations doivent être réalisées conformément au Guide et boîte à outils pour les évaluations d’impact dans un contexte de patrimoine mondial.

Décision adoptée: 45 COM 7B.158

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la Décision 44 COM 7B.24, adoptée à sa 44esession élargie (Fuzhou / réunion en ligne, 2021),
  3. Prend note des nouvelles informations transmises concernant les projets de conservation prévus et en cours au fort de Chittorgarh et de Jaisalmer ;
  4. Accueille favorablement les annonces faites par l’État partie concernant l’inclusion officielle du plan de gestion du site (SMP) du fort de Jaisalmer dans les cadres juridiques pour la protection et la gestion du bien, les avancements réalisés en vue de la création de l’autorité de gestion du fort de Jaisalmer, et la préparation de plans annuels de conservation et d’un plan quinquennal pour le fort de Jaisalmer ; et demande à l’État partie de soumettre le prochain plan annuel de conservation ainsi que le plan quinquennal pour le fort de Jaisalmer au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Demande à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial des informations sur la mise en œuvre des mesures prévues pour le fort de Jaisalmer, dès que possible ou dès que ces informations seront disponibles, et en particulier en ce qui concerne :
    1. La finalisation de la création de l’autorité de gestion du fort de Jaisalmer, ainsi que des détails sur sa compétence juridique et opérationnelle et sur ses activités prioritaires,
    2. L’établissement du plan de gestion du fort de Jaisalmer en vertu de la loi sur l’aménagement du territoire, et la poursuite des efforts visant à clarifier la situation en matière de propriété des bâtiments à l’intérieur du bien,
    3. L’élaboration d’un sous-plan de gestion des visiteurs pour le fort de Jaisalmer, qui devrait s’avérer être une activité hautement prioritaire en tant qu’élément essentiel du système de gestion du bien,
    4. L’élaboration du sous-plan de préparation aux risques pour le fort de Jaisalmer,
    5. L’élaboration d’un sous-plan de création de moyens de subsistance pour la population locale, en tenant compte du besoin de renforcement des capacités,
    6. La poursuite de l’élaboration du plan de conservation global, en tenant compte de l’examen technique et des commentaires faits par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives à la suite de la soumission du plan de conservation annuel et du plan quinquennal pour le fort de Jaisalmer,
    7. Le développement d’un suivi détaillé et pragmatique de l’état du bien du patrimoine mondial, basé sur une articulation claire de sa valeur universelle exceptionnelle et de ses attributs ;
  6. Accueille favorablement l’engagement de l’État partie à mener une évaluation d’impact sur le patrimoine pour chaque projet d’aménagement à l’intérieur du bien sériel et de ses zones tampons, y compris les projets de conservation et de restauration, les nouvelles installations pour les visiteurs et les projets de réutilisation adaptée, et encourage l’État partie à mener ces activités conformément au Guide et boîte à outils pour les évaluations d’impact dans un contexte de patrimoine mondial et à demander une formation spécialisée sur cette méthodologie révisée au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives, si nécessaire ;
  7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2024, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 47e session.