1.         Babylone (Iraq) (C 278rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2019

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/278/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/278/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Deux missions à Babylone pour la préparation du « Rapport final sur l’évaluation des dégâts à Babylone », par le Comité international de coordination pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l’Iraq – sous-comité sur Babylone (2008-2009)

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/278/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2023

L’État partie a soumis le 30 novembre 2022 un rapport sur l’état de conservation du bien, dont le résumé est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/278/documents/. Les progrès réalisés en vue de résoudre certains problèmes de conservation abordés par le Comité lors de ses précédentes sessions sont présentés comme suit dans le rapport :

Le rapport de l’État partie comprend quelques considérations sur le paysage culturel de Babylone et des suggestions pour des travaux à venir.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le rapport de l'État partie montre bien qu’il est sensibilisé aux problèmes essentiels et s’engage à maintenir la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Il rend compte d’une série d'actions, mais les progrès sont limités eu égard aux précédentes recommandations du Comité. Même s’il n’apparaît pas clairement si tous les travaux réalisés dans le cadre du projet Babylone, capitale culturelle de l'Iraq, sont importants pour le maintien de la VUE du bien, les travaux sur les installations de la BIA et la fourniture de véhicules de service sont appréciables, de même que les infrastructures d’accueil pour les visiteurs et les travaux en matière d'électricité, d’installation de sanitaires et de systèmes d'extinction des incendies.

Les initiatives prises par la BIA en réponse aux empiètements sur le bien, la formation professionnelle du personnel et les travaux préparatoires pour la conservation de bâtiments spécifiques sont reconnus et accueillis favorablement. Il serait utile de savoir si la clôture nouvellement installée suit les limites du bien.

La première phase de la conservation de la Porte d'Ishtar et les travaux d'infrastructure liés au projet ont fait l'objet d'une étude technique de l'ICOMOS en septembre 2022, dans laquelle l'ICOMOS a soutenu le projet et conclu que la nouvelle infrastructure était plus adaptée et devait donc être encouragée, car elle contribue à la protection et à la gestion durables du site, améliore l'expérience des visiteurs et assure la sécurité. L'étude technique de l'ICOMOS a également souligné l'importance de distinguer les nouveau matériaux des matériaux archéologiques d’origine, que ce soit sur le terrain ou dans les rapports.

Au moment de l'inscription (décision 43 COM 8B.13) et dans la décision 44 COM 7B.14, le Comité a souligné sa préoccupation sur l'état de conservation du bien et déterminé que l'absence d'une approche de conservation programmée et coordonnée et d’interventions prioritaires urgentes représentait un danger avéré pour sa VUE. C'est dans ce contexte que le Comité a recommandé l'élaboration et la finalisation d'un plan de conservation global.

Il est recommandé au Comité de réitérer sa demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial ce plan global, dans le cadre d'un plan de gestion étoffé, pour examen par les Organisations consultatives avant son adoption.

Il est fait mention d'une suggestion d'extension de l'étude archéologique dans le périmètre du bien et dans la zone tampon. Il est recommandé au Comité de réaffirmer l'importance de cette recherche pour envisager l'extension de la zone tampon afin de répondre aux problèmes actuels et potentiels pour l'intégrité du cadre élargi de la ville.

Il est également recommandé au Comité de réaffirmer que la gestion des constructions du XXe siècle situées dans la zone tampon sur les vestiges archéologiques du bien, telles qu’elles figurent dans la zone tampon tridimensionnelle, serait essentielle pour la préservation de la fragile intégrité du bien. Il pourrait également souhaiter réitérer sa demande que le concept de limite tridimensionnelle soit porté à la connaissance des visiteurs.

Décision adoptée: 45 COM 7B.139

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 44 COM 7B.14, adoptée à sa 44e session élargie (Fuzhou/en ligne, 2021),
  3. Note les progrès réalisés par l’État partie dans la poursuite des activités de conservation et l’amélioration de la gestion et de la mise en valeur du bien ;
  4. Réitère ses demandes à l’État partie :
    1. De développer et finaliser le plan de conservation global du bien et de traiter dans ce cadre les différents facteurs de risque identifiés sur la carte des risques fournie précédemment. Cela devrait comprendre des propositions de mesures concrètes pour leur réduction et leur atténuation effectives, ainsi que l’établissement d’un plan d’intervention prioritaire pour les mesures de conservation necessaires les plus urgentes ;
    2. d’étoffer le plan de gestion pour y intégrer le plan de conservation global, afin de permettre à l'équipe de gestion de se concentrer sur les interventions prioritaires et urgentes, et de fournir des directives détaillées et orientées vers la mise en œuvre, ainsi que des indicateurs de qualité pour le succès de leur application ;
    3. de poursuivre les recherches sur les relations entre la capitale néo-babylonienne et son paysage plus large, en particulier vers l'Euphrate, et, sur la base des résultats de ces recherches, d’envisager d'élargir de nouveau la zone tampon afin de relever les défis actuels et potentiels qui peuvent être identifiés dans le cadre élargi de la ville archéologique ;
    4. de porter à la connaissance des visiteurs le concept de limites tridimensionnelles et l'exclusion du bien des ajouts du XXe siècle ;
  5. Rappelle à l'État partie la necessité d'informer en temps utile le Centre du patrimoine mondial de tout projet d'aménagement majeur susceptible d'avoir un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, avant que des décisions irréversibles ne soient prises, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  6. Accueille à nouveau avec satistaction la volonté de l'État partie d'accueillir dès que possible une mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS pour l’aider à élaborer un plan d'action par étapes pour la conservation du bien ;
  7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2024, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 47e session.