1.         Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (Afghanistan) (C 208rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2003

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2003-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1287

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1287

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/208/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2002-2021)
Montant total approuvé : 35 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/208/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 7 324 120 dollars EU (2003-2018) du Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon ; 159 000 dollars EU (2011-2012) du Fonds-en-dépôt UNESCO/Suisse ; 6 845 121 dollars EU (2013-2021) du Fonds-en-dépôt UNESCO/Italie ; 7 336 166 dollars EU (2013-2019) du Fonds-en-dépôt UNESCO/République de Corée ; 1 500 000 dollars EU (2017-2026) du Gouvernement afghan ; 3,8 millions de dollars du Gouvernement japonais pour le projet « Gestion durable du bien – préparation du retrait de Bamiyan de la Liste du patrimoine mondial en péril » (2020-2022) ; 79 212 dollars EU du Fonds d’urgence pour le patrimoine de l’UNESCO : évaluation d'urgence et mesures d'urgence pour la protection des objets et sites culturels à l'intérieur du bien du patrimoine mondial de Bamiyan (2022).

Missions de suivi antérieures

Novembre 2010 : mission de conseil Centre du patrimoine mondial/ICCROM ; Avril 2011 : mission de conseil UNESCO Kaboul/ICOMOS ; Mai 2014 : mission technique de conseil ICOMOS ; missions d’experts UNESCO dans le cadre de la mise en œuvre de projets spécifiques d’assistance internationale et extrabudgétaires.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/208/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2023

Alors que 2021 marquait la commémoration des vingt ans de la destruction des deux bouddhas en mars 2001, des changements politiques majeurs sont survenus en août 2021, conduisant à une modification des dispositions administratives et techniques dans le domaine du patrimoine culturel en Afghanistan. En conséquence, les donateurs ont suspendu les projets de conservation en cours sur le territoire du bien et les activités de l'UNESCO ont été interrompues. Ces projets, financés par l'Italie et le Japon, ont repris progressivement à partir de février 2023. La construction du Centre culturel de Bamiyan, financé par la république de Corée, s’est achevée en automne 2022.

À la date de mars 2023, le Centre du patrimoine mondial n’avait pas reçu de rapport sur l’état de conservation du bien. Toutefois, l'UNESCO par l’intermédiaire de son Bureau à Kaboul et dans le cadre du projet du Fonds-en-dépôt japonais (JFiT) fournit les informations suivantes sur la mise en œuvre des actions qui contribuent aux mesures correctives :

Avant les changements politiques d’août 2021, l'ICOMOS avait réalisé une étude technique du plan d'action proposé pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et celle-ci a été remise par le Centre du patrimoine mondial à l'État partie en février 2021. Cette étude technique suggère de parfaire le plan d'action, en identifiant notamment les attributs du bien qui contribuent à sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) et en gardant la reconnaissance du bien en tant que paysage culturel. En outre, l'ICOMOS conseille de préciser plus en détail les actions à entreprendre dans le cadre de la mise en œuvre du plan et de démontrer comment elles contribuent à parvenir à l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR).

Des études techniques ont également été fournies à l'État partie sur des projets de développement, tels que la construction d'une route près de Tepe Almas en juillet 2020 et le « projet d'approvisionnement en énergie de Bamiyan » en octobre 2021. L’étude technique de l'ICOMOS de juillet 2020 sur le plan de gestion stratégique conseille de réviser plusieurs aspects du projet.

Depuis le changement politique d'août 2021, le Centre du patrimoine mondial a reçu, en septembre 2021, des informations de la part de tiers et de médias concernant, en particulier, des actes de vandalisme signalés dans les lieux de stockage d’objets, situés à proximité des falaises des bouddhas. En outre, plusieurs médias ont fait état en janvier 2022 de fouilles non contrôlées dans la partie supérieure de la falaise située derrière la niche du bouddha occidental et de l'installation d'un dépôt de charbon de bois sur le site de l'ancien bazar qui avait été détruit dans les années 1990. La possible réinstallation du bazar historique à proximité immédiate de la niche du bouddha occidental, une zone archéologique extrêmement sensible, a également été portée à l’attention de l’UNESCO au cours de l’été 2022.

La mise en œuvre du projet d'assistance internationale approuvé en mai 2021 pour valoriser les biens de Bamiyan et de Djam a été suspendue compte tenu de la situation actuelle.

En mars 2022, l'UNESCO a accordé un montant de 79 212 dollars des États-Unis provenant de son Fonds d'urgence pour le patrimoine à des fins d’« évaluation d'urgence et mesures urgentes pour la protection des objets culturels et des sites culturels dans le bien du patrimoine mondial de Bamiyan. » Cette activité répond au besoin urgent d'évaluer la situation et l'état de conservation de tous les sites faisant partie du bien du patrimoine mondial de Bamiyan, ainsi que de mettre en œuvre des interventions correctives pour éviter que les collections ne subissent de nouveaux dommages.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Malgré l'absence de rapport sur l'état de conservation du bien et la situation politique générale depuis août 2021, certains progrès ont été réalisés pour parvenir à l'État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), adopté en 2007. Le projet en cours du JFiT, lancé en 2020, a établi un plan d'action détaillé pour parvenir au DSOCR.

Le plan d'action doit cependant être révisé suite à l’étude technique de l'ICOMOS de 2021, afin de préciser les actions requises pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. Les activités du projet du JFiT relevant de la réalisation des mesures correctives pour atteindre le DSOCR et dont l’exécution est prévue par l'intermédiaire de l'OIC devraient être revues par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant leur mise en œuvre, pour s'assurer que les missions techniques du projet du JFiT concordent avec les exigences du DSOCR approuvé par le Comité (décision 31 COM 7A.21).

À la lumière des directives du Cadre d'engagement transitoire (TEF) des Nations Unies pour l'Afghanistan (jusqu’en juin 2023) et du Cadre stratégique pour l’Afghanistan (UNSFA) (à partir de juillet 2023), les opérations sur le terrain sont restées limitées, alors que la situation des secteurs de l'éducation et de la culture en Afghanistan reste critique, selon la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) et le Secrétaire général des Nations Unies.

Le Comité pourrait donc recommander à l'UNESCO de continuer de suivre la situation sur le terrain et d’apporter son aide à la révision du plan d'action susmentionné pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, en étroite concertation avec le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS. La priorité doit être accordée aux activités opérationnelles axées sur la documentation et la recherche, qui sont réalisables en utilisant des données collectées précédemment, à la finalisation du plan de gestion et au traitement des questions urgentes de conservation dans les différents sites, y compris la stabilisation de la niche du bouddha occidental. Il est souhaitable que tous les projets relatifs au patrimoine soutiennent, dans la mesure du possible, les situations humanitaires.

L'environnement urbain de Bamiyan s'est développé régulièrement au cours des vingt dernières années, avec des projets immobiliers et la construction de routes dans différentes parties du paysage culturel de la vallée et à proximité du bien du patrimoine mondial. Il est particulièrement important d'informer toutes les parties concernées par le projet routier de Dasht-e Isa Khan à Gholghola Bazaar et par le « projet d'approvisionnement en énergie de Bamiyan », des exigences techniques prévues par la Convention du patrimoine mondial et ses Orientations pour atténuer les impacts négatifs de ces projets d’aménagement et de développement sur la VUE du bien et empêcher de nouveaux projets d'aménagement et de développement qui pourraient être préjudiciables à cette valeur.

La révision du Schéma directeur stratégique devrait inclure des dispositions efficaces en faveur de la protection du paysage culturel, de l’engagement des communautés et de la révision des zones tampons, conformément à l’étude technique de l'ICOMOS. L’évaluation rapide de l’état de conservation du bien devrait également faire l’objet d’un examen technique.

Il convient de se pencher sur la préoccupation de longue date concernant le développement urbain incontrôlé dans la vallée de Bamiyan, afin de préserver la VUE du bien en tant que paysage culturel et de garantir une protection appropriée des monuments et des sites contre la détérioration, les fouilles illégales et le trafic illicite de biens culturels, l'empiètement et le développement commercial illégal.

Plusieurs articles de presse et requêtes publiques sont parvenus au Centre du patrimoine mondial concernant l’éventuel pillage d'objets mobiliers et des fouilles signalées à proximité de la falaise du bouddha occidental. L'UNESCO continue de suivre la situation sur le terrain par l'intermédiaire d'un coordinateur local affecté à la mise en œuvre du projet et confirme que les installations de stockage contenant les objets découverts lors d’activités passées sont actuellement protégées, mais qu'il convient de faire du nettoyage et un récolement de l’inventaire. Des actions telles que les fouilles non-professionnelles signalées en janvier 2022 devraient être interdites. Deux cavités proches de la partie supérieure des niches du Bouddha occidental devraient être remblayées. Il serait pertinent que le Comité demande un rapport sur l'état de conservation de tous les objets importants, y compris ceux conservés au Centre culturel, dans le cadre de l'assistance de l'UNESCO pour la gestion de la collection du patrimoine mobilier, par l'intermédiaire du Fonds d'urgence pour le patrimoine.

L'utilisation du terrain dit du « vieux bazar » situé en face de la niche du bouddha occidental comme dépôt de charbon est considérée comme une mesure d'urgence pour répondre à la crise humanitaire qui règne à Bamiyan et approvisionner la population locale en énergie pendant l'hiver. La circulation régulière et continue de poids lourds peut avoir un impact négatif sur la stabilité du mur arrière de la niche, surtout tant que les travaux de consolidation ne sont pas terminés. Il convient de repérer des lieux de dépôt et des zones adaptés au commerce de gros et à des installations industrielles à d'autres endroits de Bamiyan dans le cadre du plan d'action susmentionné, et les mises à jour de ce plan doivent être communiquées au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives.

La zone du « vieux bazar » était un centre commercial à Bamiyan avant sa destruction pendant les années 1990. Le terrain est une propriété privée et de nombreux magasins et entrepôts sont restés partiellement intacts. Les propriétaires ont commencé des travaux dans le « vieux bazar » en août 2022, mais ceux-ci ont été immédiatement suspendus sur les conseils de l'UNESCO pour remédier aux insuffisances en matière de planification, de gestion et d'impact sur le bien. Les propriétaires demandent la permission de reconstruire le « vieux bazar ». La proximité du site du bazar avec la niche du bouddha occidental, dans une zone archéologique très sensible, semble indiquer que l'emplacement proposé n'est peut-être pas approprié compte tenu de l'impact potentiel sur la VUE du bien.

Le Comité pourrait souhaiter remercier la communauté internationale pour son soutien à Bamiyan et pour les mesures urgentes de protection des objets culturels, qui font partie intégrante du bien du patrimoine mondial de Bamiyan, et encourager l'UNESCO à continuer de résoudre, en collaboration avec des ONG et des institutions du domaine de la culture, les défis de conservation urgents du bien. Le Comité pourrait également souhaiter rappeler que l'effort international de longue date pour protéger ce bien du patrimoine mondial a contribué à créer un climat de confiance et de coopération qui est dans l'esprit de la Convention du patrimoine mondial.

Il est recommandé au Comité de réaffirmer également l’importance de préserver le patrimoine culturel de l'Afghanistan, conformément au droit humanitaire et aux instruments internationaux tels que la Convention de Genève, la Convention de l'UNESCO de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels, ainsi que la recommandation de l’UNESCO de 2015 sur les musées et les collections et la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Le Comité pourrait également souhaiter exprimer sa solidarité avec le peuple afghan et appeler la communauté internationale à fournir assistance et soutien pour la sauvegarde du patrimoine et des droits culturels de l'Afghanistan sur la voie de la réalisation de ses objectifs de développement durable à la lumière du Programme 2030 des Nations Unies.

Le bien reste soumis à des menaces prouvées et potentielles et le DSOCR n’étant pas encore atteint, il convient donc que le bien reste sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Décision adoptée: 45 COM 7A.51

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/23/45.COM/7A.Add.3,
  2. Rappelant les décisions 42 COM 7A.143 COM 7A.41 et 44 COM 7A.28, adoptées respectivement à ses 42e (Manama, 2018) et 43e (Bakou, 2019) sessions et à sa 44session élargie (Fuzhou/en ligne, 2021),
  3. Regrette qu’un rapport sur l’état de conservation n’ait pas été soumis pour le bien ;
  4. Exprime sa profonde préoccupation à propos de la situation humanitaire actuelle en Afghanistan, la situation difficile des secteurs de l'éducation et de la culture, et les défis auxquels doivent faire face les communautés nationale et internationale, y compris le système des Nations Unies, dans la mise en œuvre de l'assistance technique ;
  5. Note que le projet UNESCO/Fonds-en-dépôt japonais « Gestion durable du bien du patrimoine mondial de Bamiyan – Préparation du retrait de Bamiyan de la Liste du patrimoine mondial en péril », le projet UNESCO/Fonds-en-dépôt coréen « Le Centre culturel de Bamiyan », et les projets du Fonds-en-dépôt italien « Préservation et promotion de la vallée de Bamiyan par le développement durable axé sur la culture » et « Autonomisation des communautés locales et préservation de Shahr‑e Gholghola, le site du patrimoine mondial à Bamiyan » ont permis de réaliser certains progrès sur la voie pour parvenir à l'État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et demande qu’un rapport d’avancement sur ces projets soit soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen technique par les Organisations consultatives ;
  6. Compte tenu du Cadre stratégique pour l'Afghanistan (UNSFA), recommande que les activités se concentrent sur l'aide afin de parvenir au DSOCR, notamment les activités opérationnelles, la révision du plan d’action et le calendrier, ainsi que sur des activités de documentation et de recherche ;
  7. Demande que les détails des missions techniques et du plan de travail concernant le bien ainsi que l’évaluation rapide de l’état de conservation du bien soient partagés avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et de veiller à ce que le projet soit mis en œuvre conformément aux mesures correctives adoptées dans la décision 31 COM 7A.21;
  8. Considérant la situation qui règne dans le pays, recommande également que toutes les parties prenantes soient informées des exigences techniques définies par le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS, pour l'atténuation des effets négatifs des activités commerciales signalées devant la niche du bouddha occidental, la construction de la route à Tepe Almas près de Shahr-i-Gholghola, la proposition de révision du « projet d'approvisionnement en énergie de Bamiyan » et la possible réinstallation du « vieux bazar » détruit dans les années 1990 ; et demande également de se conformer pleinement aux dispositions du paragraphe 172 des Orientations et de ne prendre aucune décision difficilement réversible, avant de soumettre une documentation détaillée au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives et d’obtenir l'approbation du Comité ;
  9. Demande en outre que les éléments suggérés par l'ICOMOS pour la révision du Schéma directeur stratégique soient pris en considération afin d'assurer une approche de gestion plus holistique qui valorise le site en tant que paysage culturel, en favorisant l’implication des communautés locales et en tenant compte de la nécessité de modifier les zones tampons, afin de traiter le problème du développement urbain incontrôlé dans la vallée de Bamiyan, qui constituerait des menaces pour la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et les éléments culturels qui y sont associés ;
  10. Prend note avec inquiétude des incidents signalés sur le territoire du bien, concernant notamment les installations de stockage des objets en septembre 2021, les activités de fouilles non professionelles près de la partie supérieure de la niche du bouddha occidental en janvier 2022 et la possible utilisation de terrains à des fins d’activités commerciales dans des zones archéologiques sensibles, et prie instamment de respecter les dispositions des traités internationaux ratifiés par l'Afghanistan, tels que la Convention de 1954, la Convention de 1970 et la Convention de 1972, ainsi que les Recommandations de l'UNESCO de 2015 sur les musées et les collections, et recommande en outre de :
    1. Veiller à la vérification régulière de l'état des réserves et de tenir des inventaires valables,
    2. Fournir un rapport sur l'état de conservation de tous les objets importants, y compris ceux conservés au Centre culturel, dans le cadre de l'assistance fournie par le Fonds d'urgence pour le patrimoine,
    3. Assurer le remblayage des cavités au sommet de la niche du bouddha occidental,
    4. Surveiller étroitement les activités commerciales dans la zone inscrite et les zones tampons,
    5. Examiner attentivement le concept de réinstallation du « vieux bazar », détruit dans les années 1990, à son emplacement d'origine, en prenant en considération les autres emplacements possibles, ainsi que la conception, les matériaux, la planification et la gestion appropriés en place ;
  11. Remercie la communauté internationale pour son soutien et pour les mesures urgentes de protection des objets et sites culturels dans le bien ;
  12. Réaffirme sa solidarité envers le peuple afghan, exprime à nouveau son engagement résolu à sauvegarder le patrimoine de l'Afghanistan, et réitère son appel à toutes les parties concernées afin qu'elles respectent le droit humanitaire et les instruments internationaux relatifs au patrimoine, afin que toute la diversité du patrimoine qui fait partie intégrante de l'histoire et de la culture de l'Afghanistan puisse être préservée ;
  13. Demande par ailleurs la soumission au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2024, d’un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e session ;
  14. Décide de maintenir Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 45 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/23/45.COM/7A, WHC/23/45.COM/7A.Add, WHC/23/45.COM/7A.Add.2, WHC/23/45.COM/7A.Add.3, WHC/23/45.COM/7A.Add.4),
  2. Ayant examiné les recommandations des Organisations consultatives, décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
3.   Rappelle que les biens suivants ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 18e session extraordinaire (UNESCO, 2023) :