1.         Centre historique de Lima (Pérou) (C 500bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/500/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1989-2013)
Montant total approuvé : 94 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/500/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

1994 : rapport de suivi systématique PNUD/UNESCO ; août 1998: mission d’expert ; mars/avril 2003 : mission de suivi réactif ICOMOS ; janvier 2010 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; octobre 2017 : mission conjointe de conseil Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/500/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 3 décembre 2020, dont un résumé est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/500/documents/. Les avancées sur un certain nombre de questions de conservation abordées par le Comité lors de ses précédentes sessions sont présentées comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie a réalisé des progrès dans différents domaines. La gestion des EIP a été améliorée grâce à des formations et à des études spécifiques concernant la réglementation envisagée en la matière. Des études relatives aux EIP sont en cours et des mesures d’atténuation sont attendues pour le COSAC et les lignes 2 et 3 du métro, mais aucun résultat n’est présenté concernant la modernisation et l’extension de la Linea Amarilla, et le Comité pourrait souhaiter demander à l’État partie de fournir des informations actualisées à cet égard.

Il est recommandé au Comité d’accueillir favorablement l’approbation du plan directeur du centre historique (2019-2029) et de son règlement, qui détaillent les actions futures, dont certaines sont déjà en cours de mise en œuvre. Cependant, bien que les questions de changement climatique et de gestion des risques de catastrophes soient abordées dans le nouveau plan directeur, il s’agit toujours d’un défi à relever au vu de menaces telles qu’El Niño. Comme conseillé dans l’examen technique de l’ICOMOS, les propositions générales et les directives relatives au développement social et économique incluses dans le plan directeur devraient être mises en œuvre au moyen d’un plan de développement socio-économique coordonné. Ce plan devrait envisager l’intégration du centre historique au sein de la zone métropolitaine et traiter les conditions dramatiques de logement et économiques qui prédominent dans une partie importante du centre historique, en visant son développement durable et en tenant compte des critères internationaux de préservation et d’intervention. Le programme de rénovation urbaine devrait être intégré à ce plan et devrait mettre en œuvre des politiques socio-économiques de logement et les actions de réhabilitation envisagées.

L’école technique des savoirs traditionnels, qui ouvrira ses portes en 2021, permettra de mieux comprendre les valeurs du patrimoine, contribuera à la sauvegarde des savoirs immatériels et offrira des possibilités d’emploi. L’État partie devrait envisager de maintenir des groupes de travail réguliers comprenant également des représentants d’organisations civiles des secteurs sociaux, économiques et techniques de la communauté afin de contribuer aux délibérations sur le développement du centre historique de Lima.

En ce qui concerne le programme de rénovation urbaine, il est conseillé au Comité de demander que les projets de rénovation qui pourraient avoir un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, tels que le projet de reconversion des terrains vagues dans le district de Rimac et le projet de paysage spécial du fleuve Rimac, soient soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen.

Le projet de restauration du couvent San Francisco est actuellement examiné par le ministère de la Culture. La décision du ministère de ne pas reconstruire le mur de clôture de l’atrium, démoli en 1871, est une question importante. Les interventions préjudiciables non autorisées signalées par la mission consultative conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2017 n’ont pas été constatées par le ministère de la Culture dans son rapport d’inspection de 2019, qui a signalé qu’aucune intervention récente n’était avérée. Certaines parties du bien sont dans un mauvais état de conservation et doivent être restaurées. Le projet de toiture de la galerie du deuxième niveau du cloître principal est en cours de finalisation. Il est recommandé que l’État partie veille à respecter scrupuleusement les critères internationaux de préservation et d’intervention et soumette le projet final de restauration, ainsi que l’avant-projet de mise en valeur de la place San Francisco, au Centre du patrimoine mondial pour examen.

La décision d’écarter le projet précédent de téléphérique vers la colline San Cristobal, à Rimac, doit être accueillie favorablement. La municipalité métropolitaine de Lima exige qu’une EIP du projet révisé soit soumise au ministère de la Culture pour évaluation avant tout développement ; il est recommandé que cette EIP soit également soumise au Centre du patrimoine mondial pour examen.

L’État partie doit être encouragé à réaliser sa proposition de création d’un groupe de travail interinstitutionnel pour définir une proposition de modification mineure des limites du bien afin d’y inclure un certain nombre de monuments actuellement situés dans la zone tampon, comme l’a recommandé la mission consultative de 2017.

La municipalité de Lima a renforcé PROLIMA en la désignant en 2019 unité chargée de l’exécution des investissements publics. Toutefois, il est recommandé à l’État partie d’envisager de doter PROLIMA des fonctions de contrôle nécessaires à une administration autonome. 

Décision adoptée: 44 COM 7B.169

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7B.102, adoptée à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Reconnaît les efforts de l’État partie pour prendre en compte les recommandations du Comité et de la mission consultative de 2017, et invite l’État partie à poursuivre les actions de mise en œuvre engagées ;
  4. Reconnaît également les actions de formation et les progrès réalisés pour améliorer la gestion des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) et leur réglementation, mais note avec préoccupation que, malgré des demandes répétées, les EIP et les mesures d’atténuation concernant le réseau de transport complexe en cours de mise en œuvre, lequel pourrait avoir un impact considérable sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, n’ont pas été finalisées ;
  5. Réitère sa demande pour que des EIP appropriées soient entreprises pour tous les éléments situés au sein du bien ou de sa zone tampon et soumises au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives dès qu’elles seront disponibles, notamment en ce qui concerne :
    1. La réalisation et les mesures d’atténuation pour les stations du corridor de grande capacité en site propre (COSAC) — Ramon Castilla, Tacna, Unión, Colmena, 2 de Mayo, Quilca, España, Central et Caquetá,
    2. La réalisation des stations de la ligne 2 du métro,
    3. L’aménagement des stations de la ligne 3 du métro,
    4. La modernisation et l’extension de l’axe routier Linea Amarilla ;
  6. Accueille favorablement l’approbation du plan directeur du centre historique 2019-2029 (dans la perspective de 2035), et la mise en œuvre de groupes de travail interinstitutionnels, et recommande vivement à l’État partie de maintenir des groupes de travail réguliers qui incluent des parties prenantes représentant les organisations civiles des secteurs social, économique et technique pour qu’elles contribuent à la mise en œuvre du plan directeur et au développement du centre historique de Lima, et d’envisager l’intégration du programme de rénovation urbaine dans un plan de développement socio-économique coordonné ;
  7. Prend note du développement du programme de rénovation urbaine, et demande que les projets qui représentent un impact sur la VUE du bien soient soumis à l’examen du Centre du patrimoine mondial, comme le projet de reconversion des terrains vagues dans le quartier de Rimac et le projet de paysage spécial du fleuve Rimac ;
  8. Prend note également des travaux de restauration en cours au couvent San Francisco, recommande également le respect attentif des critères internationaux de préservation et d’intervention, et demande également à l’État partie de soumettre le projet final de restauration, ainsi que l’avant-projet de mise en valeur de la place San Francisco, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  9. Accueille également favorablement la décision d’écarter le projet précédent de téléphérique vers la colline San Cristobal, et demande à l’État partie de soumettre la nouvelle proposition assortie d’une EIP au Centre du patrimoine mondial pour examen, avant toute poursuite du projet ;
  10. Encourage l’État partie à soumettre une proposition de modification mineure des limites pour inclure au sein des limites du bien un certain nombre de monuments actuellement situés dans la zone tampon, comme l’a recommandé la mission consultative de 2017 ;
  11. Encourage vivement l’État partie à constituer une administration autonome et à envisager de confier ce rôle à PROLIMA en raison de sa grande expérience ;
  12. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e