1.         Shiretoko (Japon) (N 1193)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2005

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1193/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1193/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Février 2008 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / UICN ; septembre 2019 : mission consultative de l’UICN


Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1193/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 27 novembre 2020, l’État Partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien qui est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1193/documents/ et présente les informations actualisées suivantes :

La mission consultative de l’UICN s’est rendue sur le territoire du bien du 23 au 25 septembre 2019 et le rapport de mission est également disponible à l’adresse ci-dessus mentionnée. L’État Partie répond comme suit aux recommandations de la mission :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

La coopération positive continue entre les États parties du Japon et de la Fédération de Russie pour recueillir des données sur les populations de la sous-espèce occidentale de lions de mer de Steller autour des îles Kouriles est accueillie avec satisfaction. L'État partie rend à nouveau compte de ses plans visant à élaborer un modèle dynamique de population pour éclairer les décisions en matière de gestion, en utilisant une nouvelle méthode pour estimer le niveau de population. Toutefois, compte tenu des intentions de l'État partie de poursuivre l'abattage des lions de mer aux niveaux actuels jusqu'à ce que des données supplémentaires soient disponibles, il est de la plus haute importance que l’élaboration du modèle de population soit accélérée dans la mesure du possible. Comme indiqué précédemment, les préoccupations relatives aux tendances de population de cette sous-espèce restent valables, et la nécessité d'une approche de précaution devrait être à nouveau soulignée. Il est en outre recommandé que les avis scientifiques internationaux soient pris en compte dans l'approche de précaution nécessaire, notamment par le biais de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN.

La révision en 2019 du Plan de suivi à long terme, destinée à améliorer le suivi des impacts induits par le changement climatique, est appréciée. Cependant, il est recommandé de demander à l'État partie de revoir le plan pour s'assurer que la définition de la biodiversité reconnue selon le critère (x) fasse bien référence à la biodiversité aquatique, en particulier les espèces de salmonidés et les mammifères marins, et ce, afin de garantir que la VUE est entièrement et précisément prise en compte dans les plans de suivi à long terme sur le territoire et autour du bien. 

L'accent mis au niveau national sur l'adaptation au changement climatique est une évolution bienvenue, étant donné que les impacts attendus du changement climatique sur la VUE du bien demeurent incertains. En raison des interactions complexes entre les écosystèmes aquatiques et terrestres du bien, il est nécessaire de comprendre et d'évaluer la vulnérabilité afin d'étayer les efforts de préparation. Il est recommandé de partager la stratégie de gestion d’adaptation au changement climatique pour le bien avec le Centre du patrimoine mondial dès qu'elle sera disponible, et de veiller à ce que les efforts aillent au-delà de l’élaboration d'une stratégie et que la mise en œuvre des actions nécessaires fasse l’objet d’un soutien total.

La mission consultative de l'UICN de 2019 a observé que les simulations utilisées pour orienter les activités de restauration de la rivière Rusha étaient utiles, mais que les modèles ne représentaient pas correctement les fonctions biologiques naturelles des écosystèmes des rivières, qui sont nécessaires pour éclairer avec précision la prise de décision. Tout en prenant note de la réponse de l'État partie quant aux limites techniques de la modélisation par simulation, il est recommandé que l'État partie continue à rechercher des outils supplémentaires qui pourraient améliorer la compréhension actuelle de l'approche et des options de restauration des rivières. Il est noté que l'utilisation de barrages flottants, une option suggérée par la mission pour retenir et récupérer les gros débris ligneux, n'est pas réalisable. L'État partie devrait donc être encouragé à envisager d'autres moyens d'équilibrer les besoins de restauration des rivières avec les préoccupations des pêcheurs. La confirmation par l'État partie qu'il poursuit le suivi des impacts du projet pilote de sentier dans le lit de la rivière est appréciée, en particulier en raison de la perturbation périodique que ce projet peut causer à l'habitat benthique, à l'érosion et au passage des poissons. Comme recommandé par la mission, des actions correctives rapides devraient être mises en œuvre si nécessaire, sur la base d'une compréhension scientifique complète.

Décision adoptée: 44 COM 7B.186

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant les Décisions 41 COM 7B.30 et 43 COM 7B.10, adoptées à ses 41e (Cracovie, 2017) et 43e (Bakou, 2019) sessions respectivement,
  3. Accueille avec satisfaction l'accent mis au niveau national sur l'adaptation au changement climatique par la promulgation de la Loi de 2018 sur l'adaptation au changement climatique qui facilitera l'élaboration d'une stratégie de gestion adaptative pour le bien, et demande à l'État partie de soumettre la stratégie finale au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l'UICN, et de veiller à ce qu'un soutien total soit accordé à sa mise en œuvre et à la protection permanente de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Accueille également avec satisfaction la coopération continue entre les États parties du Japon et de la Fédération de Russie pour recenser les populations de la sous-espèce occidentale de lions de mer de Steller, réitère toutefois sa préoccupation quant à l'abattage actuellement pratiqué des lions de mer, étant donné l'absence continue de données sur les populations, et prie donc instamment les États parties d'accélérer l’élaboration d'un modèle dynamique de population, dans la mesure du possible, afin d'éclairer les décisions relatives à la gestion des populations ;
  5. Prie à nouveau instamment l'État partie de reconsidérer ou de réduire les niveaux actuels d'abattage des populations de la sous-espèce occidentale de lions de mer de Steller, voire d’arrêter ces abattages si nécessaire, en prenant en considération les avis internationaux et en adoptant une approche de précaution jusqu'à ce que des données précises et complètes sur cette sous-espèce soient disponibles ;
  6. Apprécie la révision du Plan de suivi à long terme, destinée à améliorer le suivi des impacts induits par le changement climatique, mais demande également à l'État partie de s'assurer que les attributs de la VUE du bien sont entièrement pris en considération dans le Plan de suivi à long terme afin de garantir la biodiversité aquatique, en particulier les espèces de salmonidés et les mammifères marins, et qu’ils sont tous inclus et suivis ;
  7. Prend note de la réponse de l’État Partie aux recommandations de la mission consultative de l’UICN de 2019 et encourage également l’État Partie à :
    1. Prendre des mesures pour améliorer la représentation des variables biologiques dans les écosystèmes des rivières afin d'améliorer la compréhension actuelle des approches et des options de restauration des rivières,
    2. Envisager des méthodes alternatives pour retenir et récupérer les gros débris ligneux, ce qui constituerait un moyen de mieux équilibrer les besoins de restauration des rivières avec les préoccupations des acteurs de la pêche,
    3. Poursuivre le suivi des impacts du projet pilote de sentier dans le lit de la rivière, en particulier au regard de l'érosion, du passage des poissons et de la perturbation de l'habitat benthique, et, le cas échéant, prendre rapidement des mesures correctives en réponse à tout impact identifié, sur la base d'une compréhension scientifique complète ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e session.

Décision adoptée: 44 COM 8D

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/8D,
  2. Rappelant la décision 43 COM 8D, adoptée lors de sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Reconnaît l’excellent travail accompli par les États parties pour la clarification des limites de leurs biens du patrimoine mondial et les félicite pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial ;
  4. Rappelle que le Centre du patrimoine mondial ainsi que les Organisations consultatives ne seront pas en mesure d’examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l’époque de l’inscription n’ont pas encore été clarifiées ;
  5. Prend note des clarifications des limites et des superficies fournies par les États parties pour les biens suivants et telles que présentées en Annexe du document WHC/21/44.COM/8D :

    AFRIQUE

    • Mozambique, Île de Mozambique
    • Nigéria, Paysage culturel de Sukur

    AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

    • Guatemala, Parc national de Tikal

    ASIE ET PACIFIQUE

    • Australie, Parc national de Purnululu
    • Iran (République islamique d'), Behistun
    • Japon, Shiretoko

    EUROPE ET AMÉRIQUE DU NORD

    • France, Canal du Midi

  6. Demande au Centre du patrimoine mondial de poursuivre l'identification et la collecte d'informations géographiques et cartographiques sur les biens du patrimoine mondial dans les propositions d'inscription lorsque les informations requises ne sont pas disponibles ou ne sont pas adéquates ;
  7. Demande en outre aux États parties n’ayant pas encore répondu aux questions soulevées dans le cadre de l’Inventaire rétrospectif et du Rapport périodique de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation le plus rapidement possible, et jusqu’au 1er décembre 2021, afin de les soumettre, si les conditions techniques sont remplies, à la 45e session du Comité du patrimoine mondial.