1.         Parc national de la Comoé (Côte d'Ivoire) (N 227)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2003-2017

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/227/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1988-2020)
Montant total approuvé : 121 425 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/227/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé: 50.000 dollars EU dans le cadre du programme de l’UNESCO « L’homme et la biosphère » et par le Fonds de réponse rapide

Missions de suivi antérieures

Janvier 2013 : mission de suivi réactif UICN ; juin 2006 : mission de suivi conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN ; avril 2017 : mission conjointe UNESCO/UICN de suivi réactif

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/227/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L’État partie a poursuivi ses efforts en matière d’amélioration du dispositif de surveillance, de suivi écologique du bien, de renforcement des capacités humaines et techniques de l’équipe de gestion du bien, d’application des lois et d’implication effective des communautés riveraines dans la gestion du bien. En réponse à la décision du Comité 43 COM 7B.32, des efforts ont été déployés en vue d’éradiquer les intrusions du bétail à l’intérieur du bien, de réduire les conflits avec les agriculteurs/éleveurs, de réhabiliter certaines zones dégradées, d’améliorer les revenus des producteurs et limiter ainsi l’extension des plantations d’anacardiers. La création des Comités locaux de gestion agropastorale a contribué également à l’amélioration de la gestion participative des ressources naturelles en périphérie du bien.

L’État partie s’est aussi résolument engagé pour l’éradication de l’orpaillage à l’intérieur du bien en déployant des patrouilles régulières pédestres et motorisées avec un appui aérien. Dans ce contexte, l'ampleur des pressions humaines qui rendaient difficiles la restauration et la conservation des populations des grandes espèces de mammifères se réduit progressivement, conformément aux indicateurs de performance établis dans le plan de gestion (2015 – 2024). Les résultats des inventaires aériens (2014, 2016 et 2019) confirment le meilleur contrôle des pressions majeures, comme la transhumance, et une augmentation des effectifs de la grande faune et la recolonisation progressive de l’ensemble du bien par des espèces animales représentatives du parc.

Enfin, la confirmation de l’État partie qu’aucun projet minier n’est actuellement en exploitation dans la périphérie immédiate du bien, ainsi que l’assurance que les évaluations d’impact environnemental et social de tous les futurs projets miniers ou autre projet de développement d’infrastructures tiendront compte de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien sont des avancées positives.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Comme indiqué dans des décisions antérieures, l’État partie est invité à se conformer pleinement aux exigences du paragraphe 172 des Orientations et informer le Centre du patrimoine mondial en temps utile de tout projet de développement majeur susceptible d’avoir un impact négatif sur la VUE du bien, avant toute prise de décision irréversible. Enfin, la clarification finale concernant les modifications mineures des limites du bien devra être coordonnée avec le Centre du patrimoine mondial en consultation avec l’UICN.

Décision adoptée: 44 COM 7B.200

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Prend note avec satisfaction des mesures prises par les États parties concernés pour répondre à ses demandes antérieures visant à atténuer les menaces qui pèsent sur la valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial suivants
    • La Grande Muraille (Chine) (C 438)
    • Parc national de la Comoé (Côte d’Ivoire) (N 227)
    • Parc national du Taï (Côte d’Ivoire) (N 195)
  3. Encourage les États parties concernés à poursuivre leurs efforts visant à assurer la conservation des biens du patrimoine mondial ;
  4. Rappelant les avantages pour les États parties de faire systématiquement appel à des études d'impact patrimonial (EIPs) et des études d'impact environnemental (EIE) pour examiner les projets de développement, encourage les États parties à intégrer les processus des EIE/EIP dans la législation, dans les mécanismes de planification et dans les plans de gestion, et réitère sa recommandation aux États parties d'utiliser ces outils dans l'évaluation des projets, y compris l’évaluation des impacts cumulatifs sur la valeur universelle exceptionnelle des biens, le plus tôt possible et avant que toute décision finale ne soit prise ;
  5. Rappelle aux États parties concernés d'informer le Centre du patrimoine mondial, en temps utile de tout projet de développement majeur qui pourrait nuire à la valeur universelle exceptionnelle d'un bien, avant toute décision irréversible, conformément au Paragraphe 172 des Orientations.