1.         Um er-Rasas (Kastrom Mefa’a) (Jordanie) (C 1093)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (i)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1093/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2007-2009)
Montant total approuvé : 34 750 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1093/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 6 000 dollars EU du fonds-en-dépôt italien

Missions de suivi antérieures

Mars-avril 2005 : mission de suivi réactif de l’ICOMOS ; novembre 2006 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; mars 2008 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; juillet 2008 : mission d’experts du Centre du patrimoine mondial pour la tour du stylite

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1093/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 30 novembre 2020, dont un résumé est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1093/documents/ et présente les progrès réalisés dans le traitement d’un certain nombre de problèmes de conservation identifiés par le Comité à sa précédente session, comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Il est recommandé que l'État partie soit félicité pour l’adoption du « projet de restauration et d’entretien d’Um er-Rasas » qui constitue une étape vers la mise en œuvre du plan de gestion de 2017. Il est noté toutefois que l’élaboration d’un plan de conservation, d’un plan d’utilisation publique et d’une politique de recherche archéologique, dont l’inclusion dans le plan de conservation avait été demandé de manière répétée par le Comité du patrimoine mondial ces dernières années, a été mise en attente en raison de contraintes de ressources humaines et financières. Comme noté précédemment, le plan de gestion de 2017 comporte des sections qui offrent une base propice à l’élaboration de ces documents de soutien nécessaires, mais qui doivent être développées plus avant afin de fournir des conseils pratiques pour la planification et la prise de décision sur place. L'État partie devrait encore être encouragé à continuer d’accorder une haute priorité à l’élaboration d’un plan de conservation, d’un plan d’utilisation publique et d’une politique de recherche archéologique comme autant d’outils essentiels au soutien du plan de gestion et à la protection de la VUE.

Il est à noter que l’examen des limites de la zone tampon est conforme au plan de gestion de 2017, et il est recommandé que le Comité encourage l'État partie à poursuivre l’examen périodique de l’adéquation des limites de la zone tampon afin de garantir la protection de la VUE du bien et, si nécessaire, de proposer des modifications mineures des limites.

Il convient de noter que sur les 100 actions recommandées dans le plan de gestion de 2017, 75 ont le statut de « haute priorité ».

Cela ne facilite pas la priorisation de la dotation des maigres ressources financières. Tandis que les cinq priorités sélectionnées par le « projet de restauration et d’entretien d’Um er-Rasas » pour l’action comprennent les travaux d’urgence nécessaires pour la protection des attributs de la VUE, il est encore nécessaire d’élaborer des documents de planification et d’entreprendre les travaux connexes qui permettront de traiter la conservation du bien dans son ensemble et de mieux informer les prises de décisions à long terme. Il est conseillé que l'État partie soit encouragé pour affiner et élaborer l’ordre des priorités du plan d’action pour la mise en œuvre du plan de gestion de 2017 afin de fournir une liste pratique et équilibrée des priorités pour les programmes de travail des années à venir.

La conception du programme de consolidation structurelle proposé pour la tour stylite sera développée conjointement avec le Bureau de l’UNESCO à Amman, sur la base d’études techniques existantes et déjà soumises au Centre du patrimoine mondial. Le projet étant actuellement en attente de l’allègement des restrictions COVID-19, une clôture temporaire sera construite autour de la tour pour lui assurer une protection à court terme. Il est recommandé que le Comité rappelle la nécessité de soumettre une proposition de travaux au Centre du patrimoine mondial avant leur début.

L'État partie indique que les travaux de restauration en cours se poursuivent dans les parties excavées du Castrum et que les travaux proposés dans la partie fouillée du Castrum se limitent au relevé, à la modélisation et au dessin, et servent d’étude préliminaire à la planification des futurs travaux de conservation. Toutefois, bien que ces travaux soient les bienvenus, il n’y a pas de réponse aux demandes pressantes du Comité pour des travaux temporaires visant à protéger les éléments fragiles du Castrum pendant que les travaux de planification progressent. Il conviendrait d’obtenir des éclaircissements sur la nature des travaux de conservation urgents du mur sud identifiés dans le plan de gestion de 2017, la consolidation urgente des portes et murs déjà excavés du Castrum et la manière dont l'État partie entend traiter cette menace rapportée sur un attribut majeur de la VUE.

Décision adoptée: 44 COM 7B.129

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7B.47, adoptée à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Félicite l'État partie sur la poursuite de la mise en œuvre du plan de gestion pour Um er-Rasas et, tout en reconnaissant que le plan de gestion contient des sections qui soutiennent le développement du plan de conservation précédemment requis, y compris un plan de travail détaillé, un plan d’utilisation publique et une politique de recherche archéologique, réitère sa demande que ces aspects de la gestion du site soient explorés plus en détail ;
  4. Encourage l'État partie à affiner et élaborer l’ordre de priorité du plan d’action pour la mise en œuvre du plan de gestion de 2017 afin de fournir une liste pratique et équilibrée des priorités pour les programmes de travail avant la finalisation du plan de gestion et son plan de travail incorporé, précédemment demandé ;
  5. Réitère sa demande que l'État partie soumette la proposition finale du projet de conservation de la tour stylite dans les meilleurs délais pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et prie instamment à l'État partie de poursuivre le suivi étroit de la situation de conservation ;
  6. Note l’inclusion du relevé du Castrum dans le programme de travail en cours, mais rappelle son inquiétude quant aux travaux de conservation urgents sur le Castrum identifiés dans le plan de gestion et qui ne semblent pas avoir été réalisés (y compris des travaux de conservation urgents du mur sud et les portes et murs déjà excavés), et prie instamment l'État partie d’entreprendre toutes les interventions nécessaires, temporaires et réversibles, de consolidation des attributs fragiles dans l’ensemble du bien, tout en planifiant la conservation à plus long terme ;
  7. Accueille favorablement le fait que l'État partie s’est engagé à inviter une mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS afin de soutenir la finalisation des projets en attente lorsque les restrictions dues à la pandémie de COVID-19 le permettront ;
  8. Note également la décision de l'État partie, après examen par des experts, de confirmer que les limites actuelles du bien et de la zone tampon conviennent à la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, et encourage également l'État partie à poursuivre périodiquement l’examen des limites de la zone tampon conformément au plan de gestion de 2017 et, si nécessaire, proposer des modifications mineures des limites ;
  9. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e