1.         Site du baptême « Béthanie au-delà du Jourdain » (Al-Maghtas) (Jordanie) (C 1446)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2015

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1446/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1446/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1446/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 26 novembre 2020, dont un résumé analytique est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1446/documents/, et présente les progrès réalisés concernant certaines questions de conservation abordées par le Comité à ses précédentes sessions, comme suit :

L'État partie a soumis les plans de deux propositions d’églises – l’église orthodoxe éthiopienne Tewahedo et l’église maronite Saint Maron – au Centre du patrimoine mondial pour examen le 18 décembre 2020.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

La soumission d’un plan de réduction des risques en cas de séisme est notée. Celui-ci est globalement perçu comme adéquat, mais son champ d’action n’est pas très clair. Son titre et son programme d’action se réfèrent aux séismes mais d’autres parties du plan abordent toutes les catastrophes, notamment les inondations et les séismes. Le programme d’action contient un calendrier pour un certain nombre d’actions de formations, bien que l’État partie signale que plusieurs d’entre elles ne pouvaient pas être entreprises comme prévu en raison de la pandémie de COVID-19 et que le programme de formation serait repris en temps opportun.

Aucune information n’est fournie quant à la manière dont ce plan s’intègre dans le plan de gestion du bien, comme le demande le Comité.

Le comité du patrimoine mondial a précédemment demandé à l’État partie de réviser l’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) des bâtiments nouveaux et achevés de la zone tampon (décision 43 COM 7B.46). L’État partie a fourni de nouvelles assurances concernant la protection de la VUE au moyen d’une série de mesures telles que les procédures actualisées visant les Directives pour la conception et la construction des nouvelles églises et des églises existantes pour traiter à la fois les églises en projet et les églises existantes, lorsque ces dernières sont soumises à des modifications ou des extensions, et qui ont été soumises à l’approbation du Comité du patrimoine mondial. Les engagements pris par les confessions chrétiennes devraient garantir la conformité aux directives, y compris concernant la construction de murs de délimitation. Les directives semblent satisfaisantes et leur mise en œuvre et leur efficacité doivent être contrôlées. L’examen technique de l’ICOMOS (mars 2021) exprimait toutefois l’inquiétude que le succès des directives pourrait être compromis car elles n’offrent pas systématiquement de conseils mesurables. Il convient de noter également qu’aucune EIP révisée n’a encore été fournie.

Les directives actualisées réduisent la hauteur maximum des édifices de 35 à 20 mètres. Bien que cela représente un changement important, il serait utile de comprendre ce que signifie cette diminution (par exemple par une évaluation de l’impact visuel). Que les plantations d’arbres autour des nouvelles églises permettent de reproduire visuellement les valeurs paysagères des rives du Jourdain et de masquer la masse et la hauteur des édifices reste à prouver et une analyse visuelle est demandée. La question des impacts cumulatifs des nouvelles constructions d’églises devrait aussi faire l’objet d’une EIP.

Il est noté que la révision du plan directeur visant la zone tampon doit encore être achevée. Sont également notées les informations concernant le renforcement de la protection du bien par le biais de l’extension de la protection du paysage dans et au-delà de la zone tampon. Toutefois, la carte jointe suggère que les zones précédemment désignées pour des activités hôtelières/touristiques et la zone destinée aux nouvelles églises ont été requalifiées ‘réserves naturelles’ sans aucune indication de proposition de changement d’utilisation des sols dans ces secteurs. Il se pourrait que les nouvelles plantations autour des bâtiments suffisent à offrir un paysage à l’esthétique ‘sauvage’, mais cela reste à vérifier. La révision de l’emplacement du projet de centre de convention, soulevée par le Comité, n’a pas été traitée. Ces questions sont appelées à être clarifiées dans le plan d’utilisation des sols de la zone tampon en préparation.

Les commentaires de l’État partie concernant la nécessité permanente d’assurer la préservation des vues et lignes d’horizon importantes liées aux rives occidentales du Jourdain et les efforts qu’il fournit pour rendre compte des questions relatives à la protection de la VUE du bien sont notés.

Le rapport offre un aperçu de la conservation et d’autres travaux entrepris sur le bien tels que l’entretien et le nettoyage des sols en mosaïque et d’autres attributs ainsi que la consolidation des murs. Ces travaux semblent satisfaisants.

Décision adoptée: 44 COM 7B.128

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 39 COM 8B.10, 40 COM 8B.50, 41 COM 7B.79, 43 COM 7B.46 adoptées à ses 39e (Bonn, 2015), 40 e (Istanbul/UNESCO, 2016), 41 e (Cracovie, 2017) et 43 e (Bakou, 2019) sessions respectivement ;
  3. Félicite l’État partie pour l’élaboration du Plan de réduction des risques en cas de séisme, la mise à jour des directives pour la conception et la construction dans la zone tampon, la signature d’engagements formels avec les confessions chrétiennes et l’extension de la protection du paysage dans et au-delà de la zone tampon ;
  4. Demande à l’État partie de clarifier le Plan de réduction des risques en cas de séisme et de préciser s’il est destiné à traiter tous les types de catastrophes, telles que les inondations, qui pourraient requérir des mesures complémentaires, et d’indiquer comment ce plan est intégré dans le plan de gestion du bien ;
  5. Demande aussi à l’État partie de soumettre le plan directeur visant la totalité de la zone tampon, en tenant compte des questions notées dans la décision 43 COM 7B.46, dès son achèvement, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et prie instamment l’État partie d’envisager d’entreprendre une analyse visuelle paysagère des impacts potentiels sur le paysage du Jourdain (réserve naturelle) des diverses options de développement pour les nouvelles églises afin de clarifier les décisions concernant la hauteur des bâtiments, leur masse et les stratégies de restitution de la végétation ;
  6. Demande de plus à l’État partie de soumettre l’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) révisée pour les bâtiments nouveaux et achevés dans la zone tampon, conformément à la décision 43 COM 7B.46, basée sur la déclaration de valeur universelle exceptionnelle (VUE) adoptée et tenant compte des directives actualisées pour la construction et la conception, de l’analyse visuelle paysagère demandée au point précédent, de la diminution de la hauteur maximum et des effets cumulatifs du développement des constructions ;
  7. Accueille favorablement les efforts de l’État partie qui rend compte des questions que pose la rive occidentale du Jourdain relativement à la protection de la VUE du bien, et réitère la nécessité d’assurer la préservation des vues et lignes d’horizon importantes par toutes les parties concernées ;
  8. Demande en outre à l’État partie d’actualiser le plan de gestion afin de tenir compte de la déclaration de VUE adoptée ainsi que d’autres questions qui ont évolué depuis l’élaboration du plan, comme le Plan de réduction des risques en cas de séisme ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e