1.         Patrimoine naturel et culturel de la région d’Ohrid (Albanie,Macédoine du Nord) (C/N 99quater)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (i)(iii)(iv)(vii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/99/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1986-2021)
Montant total approuvé : 86 720 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/99/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 20 000 dollars EU (Bureau régional de l’UNESCO pour la science et la culture en Europe)

Missions de suivi antérieures

Septembre 1998 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN ; décembre 2013 : mission de conseil conjointe ICOMOS/UNESCO ; avril 2017 mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN ; décembre 2019 : mission de conseil conjointe ICOMOS/UICN ; janvier 2020 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN


Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/99/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

En décembre 2019, une mission consultative conjointe ICOMOS/UICN s’est rendue dans la partie du bien située en Macédoine du Nord afin d’étudier les améliorations du réseau routier et, en janvier 2020, une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN a visité le bien (les rapports de mission sont disponibles à http://whc.unesco.org/fr/list/99/documents/). Le 2 février 2020, les États parties de la Macédoine du Nord et de l’Albanie ont soumis deux rapports distincts sur l’état de conservation du bien qui donnaient suite aux recommandations du Comité et sont également disponibles à http://whc.unesco.org/fr/list/99/documents/. Le 25 février 2021, l’État Partie de la Macédoine du Nord a soumis un rapport actualisé. Les États parties ont également soumis un très grand nombre d’informations contextuelles aux experts de la mission et des commentaires suite aux rapports de mission. Les États parties ont rendu compte des principales actions suivantes :

Le 30 mars 2021, le Centre du patrimoine mondial a adressé un courrier à l'État partie de la Macédoine du Nord demandant des éclaircissements suite à des informations émanant de tiers qui ont suscité des inquiétudes quant à un certain nombre de questions, courrier auquel l'État partie a répondu le 19 avril 2021 en renvoyant aux informations communiquées dans son rapport sur l'état de conservation. Le 10 mai 2021, l'État partie de Macédoine du Nord a soumis de la documentation sur le parc national de Galičica et, le 1er juin 2021, des informations supplémentaires concernant la désignation du lac Ohrid et du marais de Studenčišča au titre de la Convention relatives aux zones humides (Ramsar, 1971) et la suppression des structures construites illégalement sur les rives du lac, ainsi que des mises à jour sur la gestion des déchets solides, qui sont actuellement examinées par les Organisations consultatives.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Les efforts déployés par les deux États parties pour donner suite aux dernières recommandations du Comité sont accueillis avec satisfaction. Ces efforts concernent l'amélioration des processus juridiques et des structures de gestion, notamment ceux de l'église de Lin, la suspension temporaire des permis de construire en Macédoine du Nord, la démolition de certaines structures illégales en Macédoine du Nord et en Albanie, la création d'un comité transfrontalier, la volonté d'engager un dialogue transfrontalier à propos du tronçon Struga-Lin de la voie ferrée du corridor européen VIII, ainsi que la poursuite des progrès dans l'amélioration de la gestion des eaux usées et des préparatifs pour le retour de la rivière Sateska à son cours initial.

Cependant, de nombreuses recommandations formulées par le Comité au cours des six dernières années et par les missions précédentes n'ont pas été mises en œuvre, plusieurs ne l'ont été que partiellement ou insuffisamment et un certain nombre d'entre elles n'ont pas été prises en considération du tout.

S'agissant de la Macédoine du Nord, il n'y a pas eu suffisamment d'actions pour stopper l'érosion lente mais cumulative des attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien au fil du temps dans le tissu urbain, résultant d'une conservation, d'une reconstruction et d'un développement inappropriés, et pour envisager des solutions alternatives pour des grands projets liés au développement ferroviaire et routier.

Bien que certaines propositions de grands projets d'infrastructure et de construction identifiées par la mission de suivi réactif de 2017, notamment la station de ski de Galičica, la route A3 (sous-tronçons (a) et (e)) et le développement touristique de Ljubaništa 3, aient déjà été abandonnées, les grands projets restent toujours des menaces potentielles. Bien que des options de tracé aient été explorées pour une partie de la voie ferrée du corridor européen VIII, aucune analyse de celles-ci n'a été partagée, et on ne sait toujours pas si le tunnel recommandé par la mission de 2017 sera pris en considération. Trois autres projets d'infrastructure traverseront le paysage encore rural près du lac : la route A2, la ligne de transport d’électricité de 400kV Bitola-Elbasan et un nouveau gazoduc. Afin d’atténuer la fragmentation préjudiciable du paysage et la perte de terres cultivées qui en résulte, les tronçons de la route A2 non encore planifiés doivent être reconsidérés plus loin du lac d'Ohrid, et il est urgent d'envisager l'alignement des quatre projets. D'autres nouvelles propositions d’aménagement et de développement incluent une zone franche près de l'aéroport d'Ohrid. Le plan de gestion nouvellement adopté reconnaît qu’un projet de marina constitue une menace potentielle, cependant, on ne saurait dire si un projet de marina autour d'une promenade achevée au marais de Studenčišča sera poursuivi.

S'agissant de l'Albanie, les graves vulnérabilités constatées lors de l'extension du bien n'ont pas été réduites et de nouveaux aménagements sont en cours de planification qui pourraient être très préjudiciables aux rives du lac déjà mises en péril et à la péninsule de Lin. Le grand projet de parc de loisirs Waterscape autour des sources de Drilon et de Tushemisht prévoit des constructions excessives dans un paysage rural de bord de lac qui auront un impact très négatif sur les sources alimentant le lac d'Ohrid qui contribuent à son statut oligotrophe. Le projet de construction/régénération au bord de l’eau à Pogradec et le long de la péninsule de Lin et de ses rives aura un impact négatif sur l'une des dernières parties presque vierges des rives du lac en Albanie.

Tant pour la Macédoine du Nord que pour l'Albanie, la construction d’immeubles de grande hauteur à proximité du lac, la piètre qualité architecturale de l'environnement bâti, en particulier dans les villes principales et le long de la côte, et l'utilisation inappropriée et excessive de la zone côtière à des fins d’exploitation touristique ont toutes eu un impact négatif sur le bien. En réponse à ces menaces, il semble y avoir une compréhension commune insuffisante des valeurs du bien, des priorités contradictoires, une médiocre mise en œuvre du cadre juridique et une faible implication de la société civile, qui se sont combinées pour fragmenter le système de gestion, le rendant inefficace pour maintenir la VUE.

Les progrès accomplis n'ont donc pas été à la mesure de l'étendue et de la portée des nombreuses menaces auxquelles la VUE du bien est confrontée, et ne rendent pas compte de l'urgence de la situation. Lors de l'inscription pour les valeurs culturelles en 1980, les vieilles villes bien préservées d'Ohrid et de Struga se trouvaient dans un paysage naturel presque intact, qui était considéré comme d'une beauté exceptionnelle et comme une partie essentielle de leur cadre. En 1988, la première mission a noté les menaces liées aux développements économique et démographique et la nécessité d'une approche intégrée de la conservation liant culture et nature, basée sur un cadre juridique solide, une gestion renforcée et un plan spatial. La quasi-totalité de ces mesures fait toujours défaut. La mission de 2013 a noté que l’aménagement et le développement incontrôlés dans certaines parties de la ville, et encore plus le long des rives du lac, avaient érodé l'authenticité et l'intégrité, tandis que quatre ans plus tard, la mission de 2017 a demandé une évaluation environnementale stratégique (EES) pour définir les impacts cumulatifs des nombreux grands projets sur la VUE du bien. Celle-ci est toujours attendue. Le bien situé en Albanie est confronté à des menaces similaires provenant de causes similaires.

Les conséquences de l'érosion des attributs au cours des décennies, combinées à l'impact des aménagements proposés dans les deux parties du bien transfrontalier, représentent un péril prouvé et une mise en péril pour le bien, conformément aux paragraphes 179 et 180 des Orientations. Il est donc vivement recommandé que le Comité inscrive le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Arrêter et inverser la dégradation cumulative à laquelle le bien est désormais confronté nécessitera des efforts considérables et concertés sur une longue période. Si les actions immédiates visant à arrêter certaines activités sont accueillies avec satisfaction, elles ne sont pas suffisantes et ne peuvent être considérées que comme le début d'un processus beaucoup plus long. Actuellement, malgré la vision claire pour la partie du bien située en Macédoine du Nord, exposée dans le plan de gestion, l’élaboration du plan de récupération et de revitalisation prévu n'a pas encore commencé. Il est urgent de mettre en place un plan de récupération stratégique, convenu et échelonné, avec des actions à court, moyen et long terme et des ressources adéquates. Un tel plan de récupération stratégique devrait viser à restaurer le bien conformément à sa VUE.

Il est recommandé que le Comité prie instamment les deux États parties d'élaborer un plan de récupération stratégique, assorti d'un plan d'action par étapes qui fixe des objectifs et des résultats clairement définis en vue d'atténuer les menaces pesant sur la VUE et dont la mise en œuvre peut être suivie dans le temps. Ce plan de récupération stratégique devrait fournir un cadre général pour l’élaboration et la mise en œuvre d'un ensemble de mesures correctives, qui devront être définies de toute urgence sur la base des recommandations détaillées de la mission 2020. La Déclaration de VUE reconnaît que « la convergence de valeurs naturelles bien préservées et la qualité et la diversité de son patrimoine culturel, matériel et spirituel rendent cette région vraiment unique », mais tout cela reste aujourd'hui gravement menacé et ne fera qu’empirer avec la direction que prend actuellement le bien, à moins qu'un effort soutenu ne soit entrepris pour changer de direction.

Décision adoptée: 44 COM 13

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/13,
  2. Décide de ne pas approuver la demande d'assistance internationale de Madagascar intitulée “Appui à la sortie du bien Forêts humides de l’Atsinanana dans la Liste en péril selon les décisions du Comité du patrimoine mondial” ;
  3. Encourage l’État partie de Madagascar à évaluer les résultats de la mise en œuvre de la précédente demande d’assistance internationale approuvée en 2010 et à en soumettre une nouvelle axée sur la lutte contre la coupe et le commerce illégaux de bois de rose, qui constituent la raison principale du maintien du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  4. Décide d’approuver les demandes d'assistance internationale suivantes :
    1. « Soutien à une évaluation d’impact sur le patrimoine pour protéger le patrimoine mondial de la RDP lao » (RDP lao) pour un montant de 44 500 dollars E.U. au titre du budget de conservation & gestion-Culture. Une certaine souplesse est accordée au niveau des lignes budgétaires consacrées aux déplacements et aux réunions afin de tenir compte des éventuels ajustements qui devront être apportés à la mise en œuvre des activités en raison du contexte sanitaire lié à la pandémie de COVID-19 ;
    2. « Réparation et renforcement des escaliers menant aux fresques, de la plateforme pour les visiteurs, du pont métallique du Couloir du vent ainsi que des roches fragmentées de l'Escalier du lion sur le rocher de Sigiriya dans la cité ancienne de Sigiriya » (Sri Lanka) pour un montant de 91 212 dollars E.U. au titre du budget de conservation & gestion-Culture ;
    3. « Renforcer les capacités de gestion du patrimoine culturel de la région d’Ohrid : Formation au développement de la base de données d’un SIG pour l’Institut et musée d’Ohrid » (Macédoine du Nord) pour un montant de 55 000 dollars E.U. au titre du budget de conservation & gestion-Nature, tel qu’autorisé par le paragraphe 240 des Orientations. Une certaine souplesse est accordée au niveau des lignes budgétaires consacrées aux déplacements et aux réunions afin de tenir compte des éventuels ajustements qui devront être apportés à la mise en œuvre des activités en raison du contexte sanitaire lié à la pandémie de COVID-19. Le profil des experts nationaux amenés à participer au projet sera précisé à la faveur d’un dialogue entre le Centre du patrimoine mondial et l’État partie au moment de la mise en œuvre, de même que le travail des experts internationaux, qui pourrait être découpé sur toute la durée du projet ;
  5. Décide que le budget de l'assistance d'urgence pour 2020-2021 peut être augmenté d'un montant maximum de 124 000 dollars E.U. provenant de la réserve d’exploitation afin d'atteindre un maximum de 524 000 dollars E.U., si le budget initial de 400 000 dollars E.U. n'est pas suffisant ;
  6. Rappelant la Décision 43 COM 13, paragraphe 4, encourage vivement tous les États parties à verser des contributions volontaires pour l'assistance internationale, en choisissant parmi les options décrites dans la Résolution 19 GA 8;
  7. Encourage les États parties qui envisagent de préparer des demandes d’assistance internationale à prendre contact avec le Centre du patrimoine mondial pour obtenir des conseils sur le sujet et/ou les aspects techniques de leurs demandes d'assistance internationale bien avant la date butoir annuelle du 31 octobre.

Décision adoptée: 44 COM 7B.77

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 43 COM 7B.36 et 43 COM 8B.9, adoptées à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Accueille avec satisfaction les efforts déployés par les deux États parties pour commencer à donner suite aux recommandations du Comité et note en particulier les améliorations apportées aux processus juridiques et aux structures de gestion, la suspension temporaire des permis de construire en Macédoine du Nord et la démolition de certaines structures illégales tant en Macédoine du Nord qu’en Albanie, ainsi que la création du Comité transfrontalier de gestion des bassins versants et l'engagement d'entamer un dialogue transfrontalier sur le tronçon Struga-Lin du projet ferroviaire du corridor européen VIII ;
  4. Considère que si certaines décisions et recommandations des missions formulées au cours des six dernières années ont été suivies d’effet, plusieurs n’ont été que partiellement ou insuffisamment mises en œuvre et un certain nombre d’entre elles n’ont pas été prises en considération du tout ;
  5. Exprime ses plus vives préoccupations suite aux conclusions de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN de 2020, selon lesquelles :
    1. S'agissant de la Macédoine du Nord, il n'y a pas eu d'action suffisante pour stopper la lente érosion des attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) dans le tissu urbain et le paysage au sens large, résultant d'une conservation, d'une reconstruction et d'un développement inappropriés, ou pour envisager des solutions alternatives pour des grands projets liés au développement ferroviaire et routier,
    2. S'agissant de l'Albanie, les graves vulnérabilités constatées lors de l'extension du bien n'ont pas été réduites et de nouveaux projets et aménagements sont en cours de planification qui pourraient être très préjudiciables aux rives du lac déjà mises en péril et à la péninsule de Lin ;
  6. Note avec une vive préoccupation les conclusions de la mission de 2020 qui a considéré que les bâtiments de grande hauteur près du lac, la piètre qualité architecturale de l’environnement bâti (en particulier dans les villes principales d’Ohrid, de Struga et de Pogradec (zone tampon), mais également le long de la côte à l’extérieur des centres urbains) et l’utilisation inappropriée et excessive de la zone côtière pour des infrastructures touristiques ont tous eu un impact fortement négatif sur la VUE du bien ;
  7. Prend note du processus en cours de proclamation du lac Ohrid en tant que monument naturel en Macédoine du Nord, y compris l'élaboration d'une étude de valorisation, ainsi que d'une décision préliminaire de déclarer le marais de Studenčišča parc naturel, et demande à l'État partie de Macédoine du Nord de veiller à ce que ces processus soient pleinement intégrés à d'autres processus de gestion et de planification pertinents et visent à renforcer la gestion globale du bien, notamment par la mise en place de structures de gestion opérationnelles ;
  8. Note avec inquiétude qu'en dépit d'initiatives récentes, le système de gestion ne semble toujours pas être pleinement mandaté pour maintenir la VUE en raison de priorités contradictoires, d'une piètre mise en œuvre du cadre juridique et d'une faible implication de la société civile, autant de facteurs qui se sont combinés pour fragmenter le système de gestion ;
  9. Considère également qu’arrêter et inverser la dégradation à laquelle le bien est actuellement confronté, qui reflète l'impact cumulatif d’évolutions inappropriées et d'un manque de conservation pendant de nombreuses années, nécessitera de considérables efforts concertés sur une longue période, et que, si les actions immédiates visant à arrêter certaines activités sont bienvenues, elles sont insuffisantes et ne peuvent être envisagées que comme le début d'un processus intégré et stratégique beaucoup plus long, qui reste à définir ;
  10. Considère en outre que les conséquences de cette érosion des attributs au fil des décennies, combinées à l'impact continu du développement et de l’aménagement dans les deux parties du bien transfrontalier, représentent un péril prouvé et une mise en péril pour le bien conformément aux paragraphes 179 et 180 des Orientations;
  11. Prie instamment les deux États parties d'élaborer un plan de récupération stratégique, assorti d'un plan d'action par étapes qui fixe des objectifs et des résultats clairement définis en vue d'atténuer les menaces pesant sur la VUE avec un ensemble d’actions comprenant un calendrier tant à court qu’à long terme, ainsi que d’un plan d’action par étapes, basé sur toutes les recommandations de la mission de 2020, qui constituerait un cadre général politique et institutionnel transfrontalier pour traiter les menaces graves et multiples auxquelles le bien est confronté et de soumettre ce Plan de récupération stratégique aux Organisations consultatives et au Centre du Patrimoine mondial en février 2023 ;
  12. Demande enfin aux États parties de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2022, un rapport d’étape, et d’ici au 1er février 2023, un rapport conjoint actualisé sur l’état de conservation du bien, y compris un rapport sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e session, en vue d’envisager, en cas de confirmation du péril prouvé ou de la mise en péril de sa valeur universelle exceptionnelle, l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.