1.         Tiwanaku : centre spirituel et politique de la culture tiwanaku (Bolivie (État plurinational de)) (C 567rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2000

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/567/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1995-1995)
Montant total approuvé : 4 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/567/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 870 000 dollars EU pour le projet « Préservation et conservation de Tiwanaku et de la pyramide d'Akapana » (UNESCO/Fonds-en-dépôt japonais pour la préservation du patrimoine mondial), terminé en 2018

Missions de suivi antérieures

Août 2002 : mission d’experts ; novembre 2007 : mission préparatoire du Centre du patrimoine mondial ; février – mars 2009 : mission technique du Centre du patrimoine mondial pour la mise en œuvre du projet du Fonds en dépôt japonais; novembre 2009 : mission de suivi Centre du patrimoine mondial/Bureau de l’UNESCO Quito ; novembre 2010 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; août 2012 : mission du Centre du patrimoine mondial ; avril 2014 : mission de conseil ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/567/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 2 janvier 2020, l'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation (en espagnol seulement), qui est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/567/documents/ et rend compte de ce qui suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Il est intéressant que l'État partie observe les recommandations de l'ICOMOS concernant le plan de gestion de 2017.

L'étude technique de l'ICOMOS consacrée au PIC en décembre 2019 appuie fermement l'idée qu'il importe de considérer le bien comme partie intégrante d'un très vaste paysage archéologique (jusqu'à 650 hectares) et d'envisager de façon intégrée la conservation du paysage, l'architecture, les artefacts et les gisements archéologiques à l'intérieur comme à l'extérieur du bien. Le renforcement du PIC exigerait de recommander à l'État partie de suivre l'avis de l'étude technique qui porte, entre autres, sur l'évaluation de l'état du patrimoine archéologique, la définition d'un programme d'entretien cyclique du bien et l'attention requise par les gisements à l'extérieur du musée.

Il est noté que ni le rapport de l'État partie, ni le PIC n'examinent la demande antérieure du Comité du patrimoine mondial d'accorder la priorité aux efforts destinés à garantir l'état de conservation optimal des attributs identifiés qui confèrent au bien sa VUE avant de lancer n'importe quel nouveau projet archéologique. En ce sens, il conviendrait de réétudier attentivement et stratégiquement la proposition du PIC d'entreprendre trois nouvelles fouilles dans le cadre d'une stratégie de communication qui célèbre l'extension à la zone archéologique.

La préparation d'un plan de gestion des risques en 2020 est jugée satisfaisante et il est recommandé que le Comité demande à l'État partie de soumettre ce plan au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, dès qu'il sera disponible.

Il conviendrait de rappeler que, depuis de nombreuses années, le Comité du patrimoine mondial exhorte l'État partie à élargir la zone tampon du bien et à définir les zones urbaines et rurales assorties de leur réglementation spécifique. Il est extrêmement préoccupant que rien n'ait progressé dans aucun de ces dossiers. La zone tampon existante de 100 mètres autour des trois composantes du bien s'est révélée insuffisante pour éviter des constructions et des intrusions inappropriées. En outre, les implications de la désignation du bien et de sa zone tampon existante et/ou proposée en tant que zones rurales ou urbaines devraient faire l'objet d'une évaluation. Il est recommandé que le Comité demande également à l'État partie d'éclaircir ce point dans les meilleurs délais.

L'expansion urbaine continue du village de Tiwanaku et l'absence de zone tampon et de réglementation appropriées pourraient être considérées comme une menace potentielle pour la VUE du bien. Le Comité devrait donc exhorter l'État partie à officialiser l'extension de la zone tampon et les réglementations des zones urbaines et rurales, et à soumettre une demande formelle de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations.

La collaboration intensive du CIAAAT avec les autorités et les communautés locales aux processus de prise de décision en matière de planification, de conservation et de gestion est accueillie favorablement. Il est recommandé que le Comité encourage l'État partie à poursuivre cet effort.

Décision adoptée: 44 COM 7B.63

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.34, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Regrette que l'État partie n'ait pas soumis son rapport dans l'une des deux langues de travail de la Convention du patrimoine mondial (français ou anglais) ;
  4. Accueille favorablement l'adoption du plan de gestion (2017) et du plan intégral de conservation (PIC)(2018), et recommande que l'État partie considère et applique les observations et les conseils de l'ICOMOS au sujet du PIC ;
  5. Rappelle sa demande antérieure à l'État partie d'accorder la priorité aux efforts destinés à garantir l'état de conservation optimal des attributs identifiés qui confèrent au bien sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) avant de lancer tout nouveau projet archéologique, et demande à l'État partie de reconsidérer l'ouverture de trois nouvelles zones de fouilles, comme proposé dans le PIC ;
  6. Accueille aussi favorablement la préparation du plan de gestion des risques et demande également à l'État partie de soumettre ce plan au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives dès qu'il sera disponible ;
  7. Se déclare vivement préoccupé du fait que l'État partie n'a pris aucune mesure pour élargir la zone tampon, comme demandé par le Comité lors de ses précédentes sessions, et que l'expansion continue du village de Tiwanaku ainsi que les constructions et l'utilisation des terres inappropriées menacent la VUE du bien, et prie instamment l'État partie de :
    1. Procéder d'urgence à l'extension de la zone tampon et à la soumission d'une demande formelle de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations,
    2. Définir les zones urbaines et rurales et évaluer les implications de ces désignations sur la conservation et la gestion du bien et la zone tampon,
    3. Prendre les mesures réglementaires correspondantes afin d'assurer la protection de la VUE du bien et ses conditions d'authenticité et d'intégrité ;
  8. Demande en outre à l'État partie de renforcer sa collaboration et sa communication avec les autorités et les communautés locales en ce qui concerne la conservation et la gestion du bien ;
  9. Demande enfin à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1erdécembre 2022, un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e