1.         Göbekli Tepe (Türkiye) (C 1572)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2018

Critères  (i)(ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1572/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1572/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Facteurs identifiés lors de l'inscription :

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1572/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 6 décembre 2019. Le résumé analytique de ce rapport est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1572/documents/. Ce rapport présente les progrès accomplis par l'État partie concernant plusieurs problèmes de conservation soulevés par le Comité au moment de l'inscription :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Des progrès ont été accomplis à l'égard de certaines recommandations formulées par le Comité au moment de l'inscription. Le développement continu du plan de gestion, en particulier, est apprécié, de même que la nomination d'un membre du personnel pour assumer le rôle de gestionnaire du site, et la préparation d'un plan de gestion des visiteurs qui intégrera la gestion du tourisme.

Il convient néanmoins de continuer à travailler sur certains aspects, comme le plan de conservation complet, pour soutenir une approche à long terme, bien planifiée et assortie de ressources. Plusieurs actions immédiates et demandes de financement ont été notées.  Il est recommandé au Comité de demander à l'État partie de présenter un plan de conservation complet, inclus dans le plan de gestion révisé, au Centre du patrimoine mondial pour qu'il soit examiné par les Organisations consultatives avant son adoption.

Concernant le renforcement des mesures de protection pour la zone tampon, l'engagement pris par l'État partie de réévaluer la zone de conservation archéologique de niveau III en s'appuyant sur les résultats d'une enquête qui doit débuter en 2020 est accueilli favorablement. En attendant, l'État partie s'engage à ne permettre aucun aménagement dans la zone tampon, à l'exception des infrastructures obligatoires. Étant donné que les infrastructures obligatoires concernent aussi la ligne ferroviaire proposée, que ces projets pourraient affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et qu'aucune désignation de protection juridique ne semble s'appliquer à ces projets, il est recommandé au Comité de demander à l'État partie de préciser comment il évalue formellement les impacts de ces infrastructures.

Il est pris note de la réponse de l'État partie à la recommandation du Comité concernant le canal d'irrigation et la carrière, mais les motifs de cette recommandation restent valables. Les photographies fournies par l'État partie semblent illustrer l'impact visuel négatif du canal d'irrigation et de la carrière, visibles depuis le bien. Il est recommandé de mettre en œuvre des mesures actives d'amélioration pour réduire leur impact visuel.

L'État partie indique qu'il est désormais prévu de faire passer la ligne ferroviaire proposée à 4,5 km au sud et au sud-est du bien, et il s'engage à fournir la documentation requise au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives. Compte tenu de l'ampleur et des impacts potentiels de ce projet d'aménagement, il est recommandé au Comité de demander de nouveau à l'État partie de préparer une évaluation d'impact sur le patrimoine de la ligne ferroviaire proposée qu'il devra soumettre au Centre du patrimoine mondial avant sa construction. 

L'État partie présente de façon détaillée les désignations mises en place pour protéger le bien, la zone tampon et la zone de gestion. Toutefois, il ne précise pas comment ces désignations sont activement utilisées dans le système de gestion pour assurer la préservation du bien et de sa VUE à long terme. Dans son évaluation, l'ICOMOS a estimé que les conditions d'intégrité et d'authenticité du site étaient fortement vulnérables en raison de l'impact négatif potentiel des futurs projets d'aménagement et de la nature limitée de la documentation pour la zone tampon et la zone de gestion. Dans ce contexte, il est recommandé au Comité de recommander de nouveau à l'État partie de surveiller de près l'impact négatif potentiel des aménagements autour du bien.  

Décision adoptée: 44 COM 7B.57

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 8B.34, adoptée à sa 42esession (Manama, 2018),
  3. Prend note des progrès accomplis par l'État partie, et lui demande de continuer à travailler sur les problèmes identifiés au moment de l'inscription en :
    1. surveillant de près les aménagements autour du bien qui pourraient affecter le paysage et l’intégrité, ainsi que le potentiel archéologique du bien, notamment en donnant des précisions sur la façon dont l'impact des « infrastructures obligatoires » est évalué,
    2. réalisant une évaluation d'impact sur le patrimoine (EIP) de la ligne ferroviaire proposée au sud du site et de son aménagement et en soumettant cette évaluation au Centre du patrimoine mondial pour examen, conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant la construction du projet,
    3. prenant des mesures actives d'amélioration pour garantir l'atténuation de l'impact visuel du canal d'irrigation dans la zone de gestion et au sud-est du bien, et de l'impact visuel de la carrière à l'ouest,
    4. poursuivant la réévaluation du niveau de protection statutaire de la zone tampon en s'appuyant sur les résultats des enquêtes de terrain en cours,
    5. développant et renforçant le plan de gestion à travers :
      1. l'élaboration d'un plan de conservation complet pour servir de base à une approche de conservation à long terme bien planifiée (associé à un plan d'action et à des ressources dédiées),
      2. l'élaboration, à partir de la documentation existante et d'autres travaux, d'un plan de préparation aux risques fondé sur le manuel de référence « Gérer les risques de catastrophes pour le patrimoine mondial » (2010),
      3. la poursuite de l'élaboration du plan de gestion des visiteurs, comprenant un plan de gestion du tourisme et des actions, un calendrier et des ressources dédiées,
      4. l'amélioration, par l'intermédiaire du gestionnaire du site et d'autres membres du personnel sur place, de l'efficacité du système de suivi en veillant à l'établissement régulier de rapports sur le travail de conservation, l'évaluation des risques, la satisfaction des visiteurs, la participation de la communauté et des indicateurs environnementaux plus larges, et en soumettant ces rapports au Centre du patrimoine mondial ;
  4. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e