1.         Mine de plomb, argent et zinc de Tarnowskie Góry et son système de gestion hydraulique souterrain (Pologne) (C 1539)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2017

Critères  (i)(ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1539/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1539/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Facteurs identifiés lors de l'inscription:

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1539/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation du bien le 24 janvier 2020, qui est disponible sur http://whc.unesco.org/fr/list/1539/documents/ et porte sur les recommandations formulées lors de l'inscription du bien en 2017 (décision 41 COM 8B.25), comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Même si l'État partie a indiqué que la plupart des recommandations du Comité avaient été traitées, leur degré de réalisation est variable.

La protection de sept structures du bien a été finalisée. Cependant, rien n'indique clairement s'il existe d'autres éléments de surface à l'intérieur du bien ou de la zone tampon qui confirment la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et si ces derniers bénéficient d'une protection légale au niveau national, comme demandé par la recommandation du Comité. Il est recommandé que le Comité demande à l'État partie de fournir un inventaire de ces structures non encore protégées.

Des mesures ont été prises en vue d'établir un comité scientifique pluridisciplinaire qui n'a cependant pas encore vu le jour et aucun calendrier précis n'a été fixé. La mise en place du comité scientifique devrait être accélérée et il conviendrait de préciser le délai de création.

La réponse de l'État partie à la recommandation du Comité concernant la station de pompage du puits Adolph est très sommaire et n'est pas soutenue par un engagement explicite de la Compagnie des eaux de Haute-Silésie de respecter la VUE du bien et de veiller à ce que leurs opérations ne nuisent pas à ses attributs. Un complément d'information est nécessaire au sujet des mécanismes en place pour s'assurer que l'extraction de l'eau n'a aucun impact négatif sur le bien.

La proposition d'inventaire des éléments souterrains du bien devrait certainement être accueillie favorablement : un plan et un calendrier faciliteraient sa mise en œuvre et permettraient d'en suivre la progression. S'agissant des recherches archéologiques, l'État partie a expliqué les limites de la recherche directe menée dans l'élément souterrain de la phase I et de la phase II, et a rendu compte d'autres projets de recherche conduits depuis l'inscription, y compris ceux qui portent sur le paysage minier, comme recommandé par le Comité. Toutefois, la demande du Comité relative au développement d'un programme de recherche archéologique n'a pas été abordée : ce point devrait inclure les questions et les thèmes de recherche, les priorités, les zones vers lesquelles orienter la recherche, les options et les méthodes de recherche, ainsi que l'échéancier et les ressources.

L'inscription au registre des monuments du château d'eau contigu au puits Kaehler est une démarche importante en faveur de sa protection ; cette mesure exige, toutefois, d'être complétée par la soumission des documents requis pour l'inclusion de cet élément dans le bien. D'autre part, peu de progrès semblent avoir été faits pour explorer la possibilité de joindre les zones caractéristiques A5 et A4 en surface. Il faudrait finaliser l'analyse de faisabilité de cette extension.

En résumé, un certain nombre de demandes formulées par le Comité restent en suspens. Il est recommandé que le Comité engage l'État partie à se mobiliser dès que possible pour les élaborer et les mettre en œuvre, et à tenir le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives informés de leur avancement.

Décision adoptée: 44 COM 7B.53

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 41 COM 8B.25, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Prend note des progrès accomplis par l'État partie dans la mise en œuvre de ses recommandations ;
  4. Salue la proposition d'inventaire des éléments du patrimoine souterrain du bien et invite l'État partie à soumettre au Centre du patrimoine mondial un plan et un calendrier pour un tel inventaire ;
  5. Demande à l'État partie de finaliser et mettre en œuvre la protection légale à l'échelon national de toutes les structures de surface comprises dans les limites du bien et sa zone tampon qui soutiennent la valeur universelle exceptionnelle (VUE), et de présenter au Centre du patrimoine mondial un inventaire de ces structures non encore protégées ;
  6. Demande également à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial un complément d'information sur les mécanismes en place pour que l'extraction de l'eau du puits Adolph n'ait aucun impact négatif sur le bien, y compris en obtenant un engagement explicite de la Compagnie des eaux de Haute-Silésie de ne pas nuire à la VUE du bien et ses attributs, en particulier des chambres souterraines, dans leurs opérations ;
  7. Réitère sa demande à l'État partie de développer un programme de recherche archéologique en mettant l'accent sur l'élément souterrain de la phase I, dans la mesure du possible, et de la phase II, en insistant sur le paysage minier ;
  8. Demande en outre à l'État partie de finaliser sans tarder et soumettre toute la documentation nécessaire pour inclure dans le bien le château d'eau historique attenant au puits Kaehler, et conclure l'analyse de faisabilité d'une extension de la zone A5 qui rejoigne la zone A4 ;
  9. Encourage l'État partie à mettre en place sans tarder le Comité scientifique pluridisciplinaire servant d'organisme consultatif auprès du Comité directeur, afin de contribuer aux programmes de recherche scientifique ;
  10. Demande par ailleurs à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e