1.         Paysage culturel de la forteresse de Diyarbakır et des jardins de l’Hevsel (Türkiye) (C 1488)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2015

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1488/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1488/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1488/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 1er février 2020, l’État Partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, dont le résumé est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1488/documents/, qui aborde comme suit les recommandations du Comité du patrimoine mondial :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Il est regrettable qu'aucun détail des projets de réhabilitation urbaine des murailles de Diyarbakir et de la zone tampon du district de Surici n'ait été soumis par l'État partie. Il est également regrettable que les travaux de reconstruction se poursuivent avant que la mission de suivi réactif n’ait eu lieu, et contre les recommandations du Comité du patrimoine mondial. Le Centre du patrimoine mondial a reçu des informations émanant de tiers, accompagnées de photographies, sur la destruction de nombreux bâtiments après la fin des incidents de 2015, ce qui pourrait suggérer qu'un changement irréversible du tissu social et historique de la zone s'est déjà produit.

Il est également préoccupant que les amendements de 2016 aient été intégrés dans le Plan de conservation de 2012 avant que le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives n’aient eu l'occasion de les examiner, et que la mise en œuvre du Plan de conservation révisé de 2012 (auquel il est désormais fait référence sous le nom de « Plan de conservation de 2016 ») n'ait pas été interrompue conformément à la demande explicite du Comité du patrimoine mondial dans sa dernière décision (43 COM 7B.90). Les amendements comprennent des dispositions déjà exécutées qui pourraient avoir déjà porté atteinte à la VUE du bien, comme la disposition visant à formaliser la route périphérique récemment créée à côté des murailles de Diyarbakir. Le Plan de conservation de 2016, avec toutes ses annexes et les instruments de planification qui l’étayent, devrait être examiné par les Organisations consultatives avant d'être mis en œuvre. Il est donc recommandé que le Comité demande à l'État partie d'interrompre la mise en œuvre du Plan de conservation de 2016 et de revenir au Plan de conservation de 2012 jusqu'à ce que le Plan de conservation révisé avec son Plan de développement de la mise en œuvre de la conservation portant sur le site archéologique urbain de la ville fortifiée et les murailles, et le Projet d'aménagement urbain aient été soumis au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives pour examen.

Outre l'EIP réalisée pour le Projet de réhabilitation du Tigre et l'EIP lancée pour le Projet d'aménagement paysager de la vallée du Tigre dans la partie Est de Surici, de nombreux autres projets en cours d’exécution ou de planification se poursuivent sans que l'État partie ne fasse part de son intention de réaliser ou de soumettre des EIP. Il est recommandé que le Comité demande à l'État partie d'interrompre les projets de reconstruction et de réhabilitation ou de reprogrammation en cours d’exécution ou en cours de planification sur le territoire du bien et dans sa zone tampon qui pourraient avoir un impact sur la VUE du bien jusqu'à ce que la mission de suivi réactif ait visité le bien et que ses conclusions soient connues. Il conviendrait également de demander à l'État partie de soumettre, pour chaque projet envisagé, la documentation du projet et les résultats des EIP indépendantes, comprenant un chapitre sur les impacts potentiels des projets sur la VUE du bien, pour examen par les Organisations consultatives avant le début des travaux.

Enfin, il est recommandé que la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS demandée par le Comité, qui devait être organisée en avril 2020 mais a été reportée en raison de la pandémie actuelle, soit à nouveau planifiée dès que la situation sanitaire le permettra.

Décision adoptée: 44 COM 7B.56

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7B.90, adoptée à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Prend note des travaux exécutés par l’État Partie afin de réhabiliter et protéger le bien et sa zone tampon ;
  4. Regrette qu’aucun détail n’ait été soumis à propos des projets de réhabilitation urbaine pour le bien et sa zone tampon ;
  5. Exprime sa préoccupation quant au lancement des travaux de reconstruction avant que la mission de suivi réactif n’ait eu lieu et que ses conclusions ne soient connues, et avant que des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) n’aient été entreprises pour tous les projets et soumises à l’examen du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives ;
  6. Réitère sa demande auprès de l’État Partie afin que tous les projets susceptibles de porter atteinte à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien soient interrompus jusqu’à ce que les recommandations de la mission de suivi réactif soient connues et adoptées par le Comité ;
  7. Réitère également sa demande auprès de l’État Partie afin qu’il interrompe la mise en œuvre du Plan de conservation de 2016 et qu’il revienne au Plan de conservation de 2012 jusqu’à la soumission du Plan de conservation révisé, avec son Plan de développement de la mise en œuvre de la conservation portant sur le site archéologique urbain de la ville fortifiée et les murailles et le Projet d’aménagement urbain, au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives pour examen ;
  8. Réitère en outre sa demande auprès de l’État Partie afin qu’il entreprenne des EIP indépendantes, réalisées conformément au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, pour les projets d’aménagement urbain, d’aménagement paysager et d’infrastructures susceptibles d’avoir un impact sur la VUE du bien et de son cadre, chacune de ces évaluations devant inclure un chapitre spécifique tout particulièrement consacré à l’impact potentiel du projet sur la VUE, avant que ces projets ne soient mis en œuvre ;
  9. Demande à l’État Partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé des nouvelles dates possibles pour l’organisation de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS demandée afin d’évaluer l’état général de conservation du bien, dès que la situation sanitaire actuelle le permettra ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e