1.         Monastère de Ghélati (Géorgie) (C 710bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2010-2017

Interventions irréversibles dans le cadre de la reconstruction majeure de la structure de la cathédrale de Bagrati 

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/710/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/710/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Novembre 2003, juin 2008, mars 2010 et avril 2012 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; octobre 2014 : mission d’évaluation technique de l’ICOMOS au monastère de Ghélati ; janvier 2015 : mission de conseil de l’ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/710/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 29 novembre 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, dont le résumé est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/710/documents/. Il fournit des informations sur des mesures mises en place par l’État partie en réponse à la décision adoptée par le Comité du patrimoine mondial à sa 41esession (Cracovie, 2017), comme suit : 

Le 4 septembre 2020, l’État partie a informé le Centre du patrimoine mondial que le toit en tuiles nouvellement monté sur l’église de la Vierge était défectueux, causant des dégâts d’eaux de pluie qui ont affecté les peintures murales, les mosaïques et la maçonnerie. Il a également signalé la présence d’humidité due à des problèmes persistants dans l’église Saint-Georges. Parmi les mesures protectrices prises alors, figurent :

L’État partie a demandé l’assistance du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives pour traiter cette question en urgence. Il a fourni des informations complémentaires dont une proposition visant à installer à titre curatif un toit provisoire sur l’église de la Vierge, à propos duquel l’ICOMOS a fourni un examen technique.

L’État partie a soumis une documentation complémentaire, soulignant les actions entreprises en tant que réponse à l’examen technique de l’ICOMOS. Suite à la réunion numérique avec le Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives le 1erApril 2021, l’État partie a souligné qu’une expertise spécifique était requise pour s’engager sur une autre réponse d’urgence et proposé un cadre d’assistance méthodologique collaboratif.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie a pris de nombreuses mesures bienvenues pour traiter les décisions antérieures du Comité visant à appliquer le système de gestion du bien, y compris le suivi. Les actions de conservation n’ont malheureusement pas toutes réussi. La faiblesse des toits en tuiles de l’église Saint-Georges récemment installés et les problèmes d’humidité persistants de l’église Saint-Georges ont provoqué des dommages aux peintures murales et aux mosaïques à l’intérieur des deux églises, ce qui a un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. L’engagement de l’État partie auprès du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives de remédier à ces problèmes est par conséquent bienvenu.

L’action entreprise par l’État partie de couvrir temporairement le toit de l’église de la Vierge est également bienvenue, mais une solution qui permettra une réfection de la toiture tout en sauvegardant l’église est nécessaire. L’État partie a fait des propositions pour améliorer la couverture de l’église. Celles‑ci ont été examinées par l’ICOMOS, qui a recommandé que l’église Saint-Georges soit également couverte de toute urgence de telle manière que l’eau et la neige soient maintenues à l’écart du bâtiment, tout en permettant la poursuite des travaux de conservation.

Ces problèmes ont aggravé l’état de conservation fragile de ce bien. Il est déconcertant que cette situation se soit produite si tôt après le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril en 2017 (décision 41 COM 7A.20). Certaines demandes de la décision de 2017 du Comité se rapportant à une modification importante des limites du bien (41 COM 8B.31) restent à traiter, ce qui, en cas de mise en œuvre, offrira des mécanismes pour aborder également les nouveaux problèmes, dont la demande de mettre en œuvre un système de documentation de la conservation. En conséquence, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie d’élaborer de toute urgence un programme de conservation chiffré, comprenant suivi, recherche et mise en œuvre pour le bien, couvrant toutes les peintures murales, mosaïques et la maçonnerie des deux églises, et de les soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives. Le Comité pourrait souhaiter faire appel à la Communauté internationale pour qu’elle fournisse une assistance technique et financière à l’État partie afin de sauvegarder ce bien conformément au plan de conservation approuvé.

De plus amples informations sur les indicateurs de suivi utilisés pour surveiller les attributs de la VUE sont exigées. Le système de suivi structurel tri-dimensionnel déjà utilisé à l’église de la Vierge devrait être étendu à l’église Saint-Georges et autres structures du bien importantes.

L’établissement du Conseil de Protection du Patrimoine mondial de Géorgie est bienvenu. Toutefois, on ne voit pas clairement si et comment ce Conseil agira en tant que Comité de coordination pour ce bien comme demandé par le Comité (41 COM 8B.31). Une mise à jour sur les activités de ce Conseil pour aborder les défis de la conservation de ce bien serait bienvenue. L’État partie n’a pas donné d’éclaircissement sur la manière dont un statut officiel a été conféré au plan de gestion 2017-2021 dans les processus de planification. Il est également préoccupant que le Comité de gestion prévu dans le plan de gestion n’ait pas encore été créé. Ce plan nécessitera une révision et une mise à jour.

Décision adoptée: 44 COM 7B.47

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 41 COM 7A.20 et 41 COM 8B.31, adoptées à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Note le malheureux défaut du nouveau toit de l’église de la Vierge et la dégradation continue due à la pénétration d’humidité dans l’église Saint-Georges qui cause une détérioration de la maçonnerie, des mosaïques et des peintures murales ;
  4. Accueille favorablement l’action de l’État partie pour installer un toit provisoire sur l’église de la Vierge, et son suivi et établissement de rapports sur les dommages causés à la maçonnerie, aux mosaïques et aux peintures murales dans les églises du bien, et demande à l’État partie, de toute urgence, de :
    1. Fournir une solution plus viable pour recouvrir à la fois l’église de la Vierge et l’église Saint-Georges d’une manière qui permette le déroulement ininterrompu d’activités de conservation sans risque de pénétration d’humidité, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives avant mise en œuvre,
    2. Élaborer un programme de conservation chiffré pour le bien, comprenant le suivi, la recherche et la mise en œuvre des travaux de conservation sur des peintures murales, des mosaïques et de la maçonnerie des deux églises et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Demande également à l’État partie de :
    1. Poursuivre ses efforts pour mettre au point des indicateurs de suivi afin de surveiller l’état de conservation des attributs qui traduisent la valeur universelle exceptionnelle du bien,
    2. Étendre le suivi tri-dimensionnel structurel à l’église Saint-Georges et autres structures importantes du bien également,
    3. Fournir un rapport sur les activités du Conseil de la Protection du Patrimoine mondial de Géorgie en relation avec la demande du Comité concernant un Comité de coordination pour ce bien dans son prochain rapport sur l’état de conservation de ce bien ;
  6. Demande outre à l’État partie de réviser et mettre à jour le plan de gestion pour le bien et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives et d’établir un Comité de gestion pour sa mise en œuvre, de plus, réitère sa demande à l’État partie d’envisager de mettre en place un mécanisme qui permettra au plan de gestion, ou à une partie de celui‑ci, de bénéficier du statut de processus de planification ;
  7. Fait appel à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour fournir un plus grand soutien financier et technique à l’État partie, y compris au travers d’une demande d’assistance internationale au Fonds du patrimoine mondial « Conservation et gestion » pour mettre en œuvre les mesures à court et moyen termes afin d’améliorer l’état de conservation du bien ;
  8. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e