1.         Paris, rives de la Seine (France) (C 600)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (i)(ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/600/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/600/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/600/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 29 novembre 2019, en réponse à la décision du Comité du patrimoine mondial 43 COM 7B.82, l’Etat partie a soumis un rapport sur l’état de conservation de la cathédrale Notre-Dame de Paris, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/600/documents/. Le 29 janvier 2021, l’Etat partie a soumis une actualisation de ce rapport. Les progrès réalisés sont présentés dans ces rapports, comme suit :

Par ailleurs, l’Etat partie déploie des efforts afin de concilier l’urgence des interventions et la protection sanitaire des travailleurs, notamment contre le risque de contamination au plomb. L’Etat partie souligne aussi la forte implication de la communauté des chercheurs qui abordent les gravats comme des échantillons porteurs de nombreuses informations sur l’histoire de la construction de Notre-Dame, les méthodes et matériaux utilisés.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

D’après les rapports soumis par l’Etat partie, la phase de sécurisation de la cathédrale Notre-Dame est toujours en cours malgré les mesures et les travaux d’urgence menés. Il reste par ailleurs d’importants travaux à effectuer afin d’écarter le risque d’un effondrement de l’édifice. Cette première phase de sécurisation-consolidation devrait s’achever à l’été 2021. Il est important que cette phase soit réalisée avec la plus grande attention afin de conserver le plus possible les matériaux et fragments endommagés pour assurer que les interventions de conservation à venir ne soient pas prédéterminées dans cette phase d’urgence. C’est seulement suite à cette phase que débutera la phase de restauration des parties endommagées.

Le Centre du patrimoine mondial, l’ICCROM et l’ICOMOS ont pris note des mesures prises par l’Etat partie afin de préparer la prochaine phase de restauration pour établir des conditions optimales de conservation et de restauration de l’édifice, notamment la création par la loi du 29 juillet 2019 d’un établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale, placé sous la tutelle du Ministère de la culture, tout en prenant en compte la santé et la sécurité des travailleurs.

La forte implication de la communauté des chercheurs dans l’analyse des gravats et vestiges du sinistre à des fins de compréhension de l’histoire de la cathédrale, de ses méthodes de construction lors des chantiers successifs et de son architecture est également notée avec satisfaction.

Le Centre du patrimoine mondial, l’ICCROM et l’ICOMOS ont pris note de l’approche de restauration proposée, consistant à rétablir l’architecture de Viollet-le-Duc, notamment en ce qui concerne la couverture et la flèche. Afin de permettre que les travaux de restauration qui seront menés par l’Etat partie soient en conformité avec les préconisations de la Convention du patrimoine mondial, il est recommandé que le Comité rappelle à l’Etat partie la nécessité d’informer le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives des approches qu’il propose pour la restauration de l’édifice, ainsi que le système pour surveiller la stabilité structurelle de la cathédrale et les mesures et actions préventives pour éviter les futurs risques d’incendie, en conformité avec le paragraphe 172 des Orientations.

Pour faciliter ce processus, il est recommandé que le Comité invite l’Etat partie à renforcer la coordination actuelle avec l’UNESCO, l’ICOMOS et l’ICCROM, qui mettront à la disposition trois experts désignés pour assister l’Etat partie, et à engager un dialogue régulier et renforcé avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives. Ceci favoriserait une compréhension plus claire des différentes options de restauration qui sont débattues ou envisagées pour les parties de l’édifice. Il est également recommandé que le Comité encourage l’Etat partie à inviter une mission de conseil dès que les circonstances le permettront et entretemps à soumettre une documentation graphique et photographique exhaustive des interventions déjà réalisées et en cours qui documente toutes les étapes de ces interventions, avant, durant et après les travaux.

Le Comité pourrait également demander à l’Etat partie de soumettre un rapport d’avancement détaillé d’ici le 1er février 2022 qui présenterait l’évaluation des processus entrepris à ce jour, les défis en termes de restauration auxquels il faut faire face, et les approches qui sont envisagées.

Décision adoptée: 44 COM 7B.46

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7B.82 adoptée à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Prend note des informations fournies par l’État partie concernant les travaux de sécurisation et de consolidation de la cathedrale Notre-Dame de Paris, et félicite l’État partie pour les efforts entrepris afin d’assurer la sauvegarde du bien ;
  4. Recommande que les travaux de sécurisation-consolidation continuent d’être réalisés avec la plus grande attention afin de préserver le plus possible les matériaux et les fragments endommagés, pour assurer que la conservation à venir ne soit pas prédéterminée par des interventions d’urgence ;
  5. Recommande également, comme le travail progresse vers la phase de restauration, que l’État partie renforce la coordination actuelle avec l’UNESCO, l’ICOMOS, et l’ICCROM , qui mettront à disposition trois experts pour assister l’Etat partie, et qu’il engage un dialogue régulier et renforcé avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, ce qui favoriserait une compréhension plus claire des différentes options de restauration qui sont débattues ou envisagées et la manière dont elles prennent en compte la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  6. Encourage l’État partie à inviter une mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM dès que les circonstances le permettront et entretemps invite l’État partie à soumettre une documentation graphique et photographique exhaustive des interventions déjà réalisées et en cours qui documente toutes les étapes de ces interventions, avant, durant et après les travaux ;
  7. Invite l’Etat partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, à informer le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives des propositions de restauration des parties endommagées avant que des décisions irreversibles ne soient prises, ainsi que le système pour surveiller la stabilité structurelle de la cathédrale et les mesures et actions préventives pour éviter les futurs risques d’incendie ;
  8. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2022, un rapport actualisé détaillé sur l’état de conservation du bien, plus particulièrement les mesures prises pour sa consolidation, ainsi que les orientations envisagées pour sa restauration, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e

Décision adoptée: 44 COM 8B.54

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC/21/44.COM/8B et WHC/21/44.COM/INF.8B1,
  2. N’approuve pas la proposition de modification mineure des limites de Paris, rives de la Seine, France;
  3. Renvoie la proposition de zone tampon de Paris, rives de la Seine, France, à l’État partie afin de lui permettre de définir plus clairement la justification de la délimitation de la zone tampon par rapport aux vues, aux menaces potentielles et à la manière dont elle pourrait soutenir la valeur universelle exceptionnelle du bien ;
  4. Recommande que, avant de soumettre toute nouvelle proposition, soit pour le bien soit pour une zone tampon, un plan de gestion du bien soit préparé.