1.         Petra (Jordanie) (C 326)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-2010)
Montant total approuvé : 167 079 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé:

Missions de suivi antérieures

Septembre 2000 : mission ICOMOS ; mars 2004 : mission UNESCO ; 2009 : missions d'expertise technique UNESCO ; décembre 2010 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif ; novembre 2017 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/IUCN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/326/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 2 décembre 2019 et une actualisation le 28 janvier 2021. Un résumé de ces deux rapports est disponible à : http://whc.unesco.org/fr/list/326/documents/. Le progrès accompli dans la mise en œuvre des recommandations du Comité est présenté comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Depuis la mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/IUCN de 2017, l’État partie a traité un certain nombre de recommandations de la mission et de décisions du Comité du patrimoine.

L’État partie doit être félicité pour le lancement du PDI, comprenant des politiques de gestion et des dispositions légales pour la conservation et la protection. La mise en œuvre du PDI est désormais cruciale. La création d’un comité technique permanent conjoint DOA/PDTRA qui évaluera de futurs projets à l’intérieur du bien, de sa zone tampon et de ses zones d’influence est accueillie.

L’État partie s’est engagé à appliquer un moratoire sur de nouveaux édifices et infrastructures qui sont visibles depuis le bien et a communiqué de façon régulière avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives et soumis des projets conformément au paragraphe 172 des Orientations. À la suite des examens techniques des projets par l’ICOMOS, l’État partie a pris des mesures pour éviter ou réduire des impacts négatifs potentiels. Des échanges sont en cours entre l’État partie et le Centre du patrimoine mondial concernant le projet de développement d’Al-Dara (qui devrait fournir un autre accès au bien). Il est important que tout examen supplémentaire de ce projet aborde la question de la densification accrue et assure la primauté des exigences en matière de maintien des attributs qui contribuent à la VUE du bien.

Des projets concernant la gestion des risques et la conservation ont été mis en œuvre en collaboration avec le Bureau de l’UNESCO à Amman et d’autres partenaires. Le projet de stabilité du Siq a abouti à l’élaboration d’un plan de gestion des risques de catastrophe traitant des situations d’urgence potentielles à l’intérieur du PAP, de la mise en œuvre d’interventions et du renforcement des capacités. L’achèvement des études hydrologiques en cours serait nécessaire pour mettre en place des mesures d’atténuation des risques vis-à-vis d’inondations soudaines. Une plateforme fondée sur le SIG qui intégrera des données disponibles constitue une étape importante, qui contribuera à l’obtention d’une carte exacte du bien basée sur le SIG, avec la représentation précise des délimitations, de la topographie, de l’emplacement de tous ses attributs, et de la zone tampon prévue.

L’État partie a fait participer des communautés locales au travers de réunions de consultation et d’activités de sensibilisation, avec un accent sur le bien-être animal. Ces efforts importants devraient être encore poursuivis pour contribuer à un développement économique, environnemental et social durable sous un angle holistique.

Le Centre du patrimoine mondial a organisé le 11 octobre 2019 une réunion technique au Siège de l’UNESCO à Paris, pour suivre la mise en œuvre des recommandations précédentes du Comité du patrimoine mondial et celles de la mission de 2017. Parmi les participants figuraient des représentants de l’État partie, de l’ICOMOS, et du Bureau de l’UNESCO à Amman. Il a été convenu qu’une approche de gestion pour le tourisme durable était nécessaire à la sauvegarde du bien et au maintien de sa valeur universelle exceptionnelle (VUE), tout en garantissant la participation communautaire et une réponse aux besoins touristiques. Par conséquent, un processus visant à mettre au point une stratégie de tourisme durable a été engagé en janvier 2020. Des mesures qui ont été entreprises pour traiter la circulation des visiteurs auraient besoin d’être envisagées dans le cadre d’un plan touristique global.

La gestion de la croissance urbaine et des empiètements exige une approche globale conforme au PTDI planifié. L’ICOMOS a dispensé des conseils spécifiques sur l’approche qu’il convient d’adopter pour définir une zone tampon appropriée. Une réglementation claire pour une zone tampon corrigée et classée, et le cadre plus large du bien devrait être élaborée et formulée en consultation avec l’ICOMOS et le Centre du patrimoine mondial et soumise en tant que proposition de modification mineure des limites.

Décision adoptée: 44 COM 7B.16

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.54, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Congratule l’État partie pour l’achèvement et le lancement du plan de gestion intégré de Petra (PGI), demande à l’État partie d’engager sa mise en œuvre en mettant l’accent sur des politiques importantes et des actions immédiates, et accueille favorablement la création d’un comité technique permanent ;
  4. Félicite l’État partie d’avoir poursuivi la mise en œuvre d’un certain nombre de recommandations de la mission de suivi réactif de novembre 2017 et de décisions du Comité, et encourage l’État partie de persévérer dans ces efforts, notamment en ce qui concerne :
    1. L’engagement d’appliquer un moratoire permanent sur de nouveaux édifices et infrastructures qui sont visibles depuis le site,
    2. L’instauration d’un processus pour la consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS préalablement à la mise en œuvre de projets importants, et pour la mise en œuvre ultérieure des mesures nécessaires concernant des projets de développement dans les environs du bien afin d’éviter ou d’atténuer des impacts négatifs sur sa valeur universelle exceptionnelle (VUE),
    3. La préparation d’études portant sur la collecte des eaux et la gestion des crues à Petra,
    4. La mise au point d’une plateforme basée sur le SIG pour enregistrer et gérer des informations sur le parc archéologique de Petra (PAP),
    5. Mener à bien l’engagement de la communauté et des activités de sensibilisation, en mettant l’accent sur le bien-être des animaux ;
  5. Prie instamment l’État partie de mettre en œuvre les recommandations restantes de la mission de 2017, qui suivent :
    1. Concevoir le plan directeur territorial intégré (PTDI) proposé pour faciliter un développement économique, social et environnemental durable,
    2. Empêcher la densification plus poussée du cadre du bien et diriger la croissance urbaine vers l’est du bien, et au-delà de son cadre immédiat,
    3. Concevoir de nouvelles réglementations pour une zone tampon classée et son cadre élargi, conformément à la méthode de planification territoriale intégrée proposée,
    4. Préparer une carte SIG fiable du bien montrant ses limites précises, sa topographie, la localisation de tous ses attributs et la zone tampon envisagée ;
  6. Demande aussi à l’État partie de continuer à contacter le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS au sujet du projet de développement d’Al-Dara proposé, pour s’assurer que l’examen du bien-fondé de ce projet (et des aspects de conception, si le projet devait de nouveau être envisagé) aborde des questions incluant une densification accrue et assure le maintien d’attributs qui contribuent à la VUE du bien ;
  7. Rappelle à l’État partie l’obligation de soumettre au Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) préparées en conformité avec le Guide de l’ICOMOS de 2011 pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du Patrimoine Mondial pour tous les projets proposés susceptibles d’affecter la VUE du bien ;
  8. Prie aussi instamment l’État partie de continuer à travailler en vue de l’élaboration d’une stratégie du tourisme durable pour le bien, en collaboration avec le Bureau de l’UNESCO à Amman et le Centre du patrimoine mondial, en concordance avec le programme du patrimoine mondial et du tourisme durable de l’UNESCO ;
  9. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre une proposition de modification mineure des limites conformément aux paragraphes 163-164 des Orientations, et de clarifier la réglementation urbaine en matière de protection de la zone tampon prévue, y compris son zonage, dans le contexte de l’élaboration d’un PTDI, en accord avec l’approche recommandée par l’ICOMOS et en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  10. Encourage également l’État partie à poursuivre le dialogue et la collaboration en cours avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives en vue de la conservation et de la gestion du bien ;
  11. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e