1.         Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (République-Unie de Tanzanie) (C 144)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2004-2014

Détérioration et délabrement des matériaux ayant provoqué l’effondrement des structures historiques et archéologiques pour lesquelles le bien a été inscrit.

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/144/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1983-2021)
Montant total approuvé : 131 632 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/144/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 201 390 dollars EU du fonds-en-dépôt norvégien pour l’aide au projet de réhabilitation

Missions de suivi antérieures

Février 2004 : mission de l’ICOMOS ; juin 2008, mars 2009 et décembre 2013 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/144/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation le 6 décembre 2020, qui est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/144/documents/ et qui répond aux décisions précédentes du Comité comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

En réponse aux menaces importantes auxquelles le bien est confronté, lesquelles sont liées à la détérioration du tissu architectural, à l’érosion marine, à la faiblesse du système de gestion et à l’absence de plan de gestion, le Comité a décidé d’inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2004 afin de mobiliser le soutien technique et financier de donateurs locaux et internationaux. Cette décision a conduit à une nette amélioration de la gestion et de l’état de conservation du bien. Suite à ces progrès substantiels, le bien a été retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril en 2014 (décision 38 COM 7A.27). Avec le soutien de l’assistance internationale de l’UNESCO approuvée en 2015, d’importants travaux de conservation ont été entrepris pour renforcer la digue côtière à l’ouest de la mosquée de Malindi et du cimetière attenant, jusqu’au fort de Gereza à Kilwa Kisiwani, afin de protéger ces structures des effets destructeurs des marées. L’IMP a été approuvé en 2016. Son plan de mise en œuvre comprend 18 objectifs visant à assurer une gestion efficace du bien, à renforcer sa gouvernance et à encadrer les activités liées à la génération de revenus pour les familles pauvres. Le plan proposait également d’établir un système de gestion participative afin d’impliquer les communautés et les parties prenantes, d’améliorer la gestion des visiteurs, de concevoir un plan d’entretien et de consolider tous les monuments d’ici 2019.

Bien que l’IMP ait couvert les questions essentielles et les défis auxquels le bien est confronté, le délai de mise en œuvre de 4 ans (2016-2019) était trop court pour mettre en œuvre toutes les recommandations proposées par la mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif de 2013, et pour mettre en pratique tous les objectifs et activités établis dans le plan de mise en œuvre. L’État partie a pris note de cette difficulté et envisage de proposer un délai de mise en œuvre de l’IMP révisé plus long, mais n’a pas fourni de nouveaux délais.

Concernant la révision de l’IMP, il est donc important pour l’État partie non seulement d’envisager une concertation et un engagement plus larges avec les communautés locales, les parties prenantes et les partenaires, mais aussi d’aborder les aspects suivants :

Enfin, pour le développement durable du bien, l’État partie doit également veiller à ce que ces interventions soient liées les unes aux autres afin de créer une synergie qui soutienne et favorise les efforts de sauvegarde de la VUE du bien.

Décision adoptée: 44 COM 7B.11

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.50, adoptée à sa 42esession (Manama, 2018),
  3. Félicite l’État partie pour l’effort continu de mise en œuvre des travaux de conservation et de formulation du système de gestion depuis 2014 suite au retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  4. Accueille favorablement la décision de l’État partie de revoir le plan de gestion intégrée (IMP) (2016-2019) et d’envisager une période plus longue pour son calendrier de mise en œuvre, et demande à l’État partie de fournir un plan de travail actualisé pour la révision de l’IMP, sa soumission au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, et sa mise en œuvre ;
  5. Demande également à l’État partie d’envisager d’aborder et d’intégrer les aspects suivants au processus de révision de l’IMP, à savoir :
    1. Une vue d’ensemble de toutes les autres demandes du Comité en suspens exprimées dans ses décisions passées sur ce bien et un plan de travail pour traiter ces questions,
    2. Les objectifs et activités non mis en œuvre de l’actuel IMP, notamment les efforts visant à améliorer la gouvernance du bien afin de mieux impliquer les communautés, les parties prenantes et les partenaires dans les processus de mise en œuvre,
    3. des propositions pour d’autres travaux de conservation au Fort de Gereza, au front de mer de Malindi, à Husuni Kubwa et à Makutani,
    4. comment les limites pourraient être étendues pour inclure l’île Sanje ya Kati et Kilwa Kivinje, et comment une zone tampon appropriée pourrait être définie pour le bien ;
  6. Notant l’intention de l’État partie de renforcer le développement touristique à Kilwa Kisiwani et Songo Mnara, demande en outre que ces projets soient soumis pour examen, accompagnés d’une documentation archéologique appropriée et détaillée et d’évaluations d’impact sur le patrimoine, avant que les projets ne soient autorisés ou qu’une décision difficilement réversible ne soit prise ;
  7. Encourage l’État partie à informer le Comité, par l’intermédiaire du Centre du patrimoine mondial, de tout projet majeur de conservation ou de développement qui pourrait affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  8. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e