1.         Site archéologique de Cyrène (Libye) (C 190)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1982

Critères  (ii)(iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2016-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Situation de conflit régnant dans le pays

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Pas encore rédigé

Mesures correctives identifiées

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore identifié

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/190/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/190/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : juin 2020 : Fonds-en-dépôt néerlandais : 49 620 dollars EU pour la consolidation des capacités nationales pour l’élaboration des mesures correctives pour les biens libyens du patrimoine mondial

Missions de suivi antérieures

Juin 2000 : mission du Centre du patrimoine mondial ; mars 2003 : mission du Centre du patrimoine mondial ; Mai 2006 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial ; janvier 2007 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; août 2008 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/190/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 6 février 2020, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, dont une version actualisée a été soumise le 14 février 2021. Les résumés des deux rapports sont disponibles à http://whc.unesco.org/fr/list/190/documents/. Les progrès réalisés dans le traitement dun certain nombre de problèmes de conservation abordés par le Comité lors de ses précédentes sessions sont présentés comme suit :

L'État partie a estimé que la réunion technique de mars 2020 avec l'ICOMOS et le Centre du patrimoine mondial avait été couronnée de succès car elle avait permis une discussion et une consultation directes. Il a en outre fait part de sa volonté de commencer la rédaction de l'État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR).

L’État partie confirme son intention dappeler la communauté internationale à accorder un soutien financier et technique supplémentaire en faveur de la conservation du patrimoine culturel, notamment par le biais du Fonds durgence de lUNESCO pour le patrimoine. Il réitère également son invitation afin quune mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif évalue l’état de conservation du bien et dispense des conseils techniques.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les informations communiquées par l’État partie témoignent de son engagement en faveur de la conservation du bien, et ce, malgré les difficultés. Les efforts déployés pour lutter contre lempiétement urbain sont accueillis favorablement et doivent se poursuivre car il sagit de lune des principales menaces qui pèsent sur le bien.

La pollution causée par l’évacuation des eaux usées de la ville de Shahat dans le wadi Belghade doit être combattue pour éviter dendommager davantage le site archéologique.

Des informations plus détaillées et plus techniques sur le projet du Cyrene Grand Hotel, situé près du temple de Zeus, doivent être soumises au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, avant de prendre toute décision qui serait difficilement réversible, conformément au paragraphe 172 des Orientations.

Les efforts déployés pour clarifier les limites du bien sont reconnus comme une étape indispensable en vue de sa protection et de sa gestion efficaces. L’étroite coopération qui se poursuit avec le Centre du patrimoine mondial et lICOMOS pour définir une zone tampon appropriée est appréciée. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de poursuivre cette coopération, conformément au paragraphe 164 des Orientations.

Les efforts importants déployés par l’État partie contre le trafic illicite de son patrimoine culturel sont accueillis favorablement. Il est également recommandé que le Comité réitère son appel aux États parties pour quils soutiennent ces efforts en accordant un financement et une assistance spécialisée afin de poursuivre les activités de conservation urgentes, et quils coopèrent à la lutte contre le trafic illicite et à la protection du patrimoine culturel libyen.

Lamélioration de la situation sécuritaire pourrait donner à l’État partie davantage de moyens pour entreprendre les actions nécessaires à la conservation et à la protection du bien. Il est recommandé que l’État partie poursuive ses efforts importants conformément au plan daction élaboré lors de la réunion internationale d’experts sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen, qui sest tenue à Tunis en mai 2016 (rapport disponible à ladresse http://whc.unesco.org/fr/actualites/1496/). Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de communiquer des informations sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ce plan daction et de lancer l’élaboration de mesures correctives et du DSOCR, sur la base du plan daction susmentionné, en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives. De plus amples informations et une documentation plus détaillées sur le projet du Cyrene Grand Hotel, y compris la justification de son emplacement proposé, sont nécessaires pour mieux comprendre le projet et son impact potentiel sur le bien avant que toute décision concernant sa mise en œuvre ne soit prise. Il est recommandé que l'État partie soumette une demande d'assistance internationale afin dentreprendre une évaluation guidée d'impact sur le patrimoine (EIP) pour ce projet.

Il est essentiel que la mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif invitée par l’État partie et demandée par le Comité lors de ses précédentes sessions soit entreprise dès que les conditions de sécurité le permettront, et ce, afin d’évaluer l’état de conservation du bien. En attendant, il est important que l’État partie poursuive ses efforts pour, par lintermédiaire du Centre du patrimoine mondial, tenir le Comité informé de la situation sur le terrain, ainsi que de la poursuite de la mise en œuvre des mesures quil a lancées, tout en tenant compte, autant que possible, des observations et des demandes formulées par le Comité.

Il est donc recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 44 COM 7A.11

Décision : 44 COM 7A.11

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7A.23, adoptée à sa 43esession (Bakou, 2019),
  3. Note avec satisfaction les efforts entrepris par l’État partie pour faire face aux menaces pesant sur la conservation du bien et pour organiser des activités de collecte de fonds qui ont conduit à des projets visant à la préservation de sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) ; et lui demande de poursuivre autant que possible ses efforts à cet égard ;
  4. Demande également à l’État partie de communiquer de plus amples informations et une documentation détaillées sur le projet du Cyrene Grand Hotel, situé près du temple de Zeus, d’envisager la soumission d’une demande d’assistance internationale afin d’entreprendre une évaluation guidée d’impact sur le patrimoine (EIP) et de tenir le Comité régulièrement informé de l’évolution de la situation au sein du bien et de l’informer, par l’intermédiaire du Centre du patrimoine mondial, de tout autre plan en cours ou futur concernant des projets majeurs de restauration ou de nouvelles constructions qui pourraient affecter la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  5. Demande en outre à l’État partie de fournir des informations actualisées sur les dommages causés par la pollution due à l’évacuation des eaux usées de la ville de Shahat dans le wadi Belghade ;
  6. Demande par ailleurs à l’État partie de rendre compte de tout progrès réalisé dans la mise en œuvre du plan d’action élaboré lors de la réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen (Tunis, mai 2016) ;
  7. Demande de plus à l'État partie de lancer le processus d'élaboration d'un ensemble de mesures correctives et d'un calendrier de mise en œuvre, ainsi que de l'État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  8. Encourage l’État partie à poursuivre l’élaboration du plan de gestion du bien et l’invite à solliciter le soutien technique et financier nécessaire ;
  9. Accueille avec satisfaction le travail en cours en vue de l’élaboration d’une proposition de modification mineure des limites, et demande d’autre part à l’État partie de poursuivre l’étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et de soumettre cette modification conformément au paragraphe 164 des Orientations;
  10. Prend acte de l’invitation de l’État partie à effectuer une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif sur le bien, et l’encourage également à la réaliser dès que les conditions de sécurité le permettront ;
  11. Appelle à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour fournir un soutien financier et technique à l’État partie, notamment par le biais du Fonds d’urgence du patrimoine de l’UNESCO, afin de mettre en œuvre les mesures à court, moyen et long termes identifiées lors de la réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen (Tunis, mai 2016) ;
  12. Réitère son appel à tous les États parties à coopérer dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels en provenance de Libye et à s’engager dans la protection du patrimoine culturel pendant les conflits armés, conformément à la résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies de mars 2017, à la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et à la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert illicite de la propriété des biens culturels, et reconnaît les efforts de l’État partie pour ratifier la Convention d’UNIDROIT de 1995 sur les biens culturels volés ou illicitement exportés ;
  13. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session ;
  14. Décide de maintenir le Site archéologique de Cyrène (Libye) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 44 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/21/44.COM/7A, WHC/21/44.COM/7A.Add, WHC/21/44.COM/7A.Add.2, WHC/21/44.COM/7A.Add.2.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :