1.         Aapravasi Ghat (Maurice) (C 1227)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2006

Critères  (vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1227/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2014-2014)
Montant total approuvé : 29 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1227/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

mars 2012: mission de suivi réactif ICOMOS ; mai 2018 : mission de conseil conjointe UNESCO/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1227/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Une mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS s’est rendue sur le territoire du bien en mai 2018 (rapport de mission disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1227/documents/). L’État partie a ensuite soumis un rapport sur l’état de conservation le 31 janvier 2019, qui est disponible à l’adresse ci-dessus mentionnée et présente des informations sur les points suivants :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Selon le rapport de la mission de 2018, le bien est très bien entretenu ; son état de conservation est bon et les équipements destinés à l’interprétation du bien, situés à ses alentours, sont de haut niveau. 

Le bien est situé dans un environnement urbain dense et dynamique, et des décisions antérieures du Comité ont abordé la question du développement urbain susceptible d’avoir un impact négatif sur sa valeur universelle exceptionnelle (VUE). L'État partie a ensuite élaboré et adopté une politique de planification, la directive relative à la politique de planification 6 (Planning Policy Guidance 6 - PPG 6), qui répondait à ces préoccupations. La PPG 6 exige que des évaluations d'impact sur le patrimoine et d’impact visuel soient réalisées pour les grands projets d’aménagement et de développement. Il est conseillé que les évaluations d'impact sur le patrimoine (EIP) soient réalisées conformément au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial (2011), avec une section spécifique consacrée à l'impact potentiel du projet sur la VUE du bien. Les quatre projets de réaménagement proposés se situant dans la même zone géographique et modifiant le cadre physique du bien, la mission de 2018 a recommandé qu'un schéma directeur global pour toute la zone concernée par les projets d’aménagement et de développement soit élaboré conformément à la politique juridique existante pour la zone tampon. La mission de 2018 a également fait état de l’absence de processus de participation des parties prenantes clairement défini et obligatoire, ce qui crée des malentendus et un manque d'unanimité sur les projets proposés.

La mission de 2018 a passé en revue plusieurs projets et a recommandé ce qui suit :

L'État partie indique qu'il a déjà mis en œuvre les recommandations techniques de la mission de 2018 sur les projets d’aménagement et de développement. Toutefois, les calendriers de mise en œuvre des quatre projets proposés suscitent des préoccupations. L'État partie devrait être averti qu’un schéma directeur doit être achevé, et faire l’objet d’un accord, avant qu’on ne réalise des EIP pour les projets et avant que les projets eux-mêmes, et l’atténuation de leurs impacts, ne puissent être mis en œuvre. Le schéma directeur devrait quant à lui être d’abord testé dans le cadre d'un processus d'évaluation d'impact indépendant avant d'être adopté.

En outre, la mission de 2018 a signalé que le plan de gestion 2013-2018 était en cours d’examen en vue de son extension. La situation de ce plan n’est pas évoquée dans le rapport de l’État partie.

L’éventuelle présence d’éléments archéologiques dans le Parc à Boulets, qui se situe à côté du bien, n’a pas encore fait l’objet de recherche.

Décision adoptée: 43 COM 7B.108

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.98, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Prend note de la notification de l’État partie à propos de grands projets d’aménagement, de développement et d’infrastructures dans la zone tampon du bien ;
  4. Prend acte de la mise en œuvre louable par l’État partie des recommandations de la mission de conseil de 2018 relatives à quatre projets d’aménagement et de développement, et demande à l’État partie de mettre en œuvre les recommandations restantes ;
  5. Demande également à l’État partie de :
    1. élaborer un schéma directeur au niveau de la zone concernée par les projets, intégrant tous ces projets d’aménagement et de développement, d’évaluer ce schéma au moyen de processus indépendants d’évaluations d’impact sur le patrimoine et d’impact visuel, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives,
    2. évaluer ensuite les projets d’aménagement et de développement à titre individuel, en prenant en considération leurs impacts collectifs cumulatifs, au moyen d’évaluations d’impact sur le patrimoine et d’impact visuel indépendantes, et de les soumettre à l’examen des Organisations consultatives avant toute mise en œuvre des projets d’aménagement et de développement cités dans les rapports ;
  6. Demande en outre à l’État partie de :
    1. veiller à ce que la révision du plan de gestion 2013-2018 soit achevée de toute urgence et qu’une version actualisée du plan de gestion soit soumise au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives,
    2. concevoir et mettre en pratique des processus de participation des parties prenantes obligatoires et bien définis, pour le bien et sa zone tampon lors de l’élaboration de projets et d’autres activités susceptibles d’avoir un impact sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
    3. entreprendre des travaux de recherche archéologique et dans les documents d’archives sur le Parc à Boulets afin de déterminer si ce secteur possède des attributs qui pourraient avoir des conséquences sur la VUE du bien ;
  7. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.