1.         Kizhi Pogost (Fédération de Russie) (C 544)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1990

Critères  (i)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/544/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1992-2001)
Montant total approuvé : 38 540 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/544/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

1992, 1993, 1994, 2011 : missions de l'ICOMOS ; 2002: mission conjointe UNESCO/ICOMOS/ICCROM et atelier sur site ; 2007, 2010 et 2013 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; juillet 2014 et octobre 2015 : missions de conseil de l’ICOMOS ; mars 2018 : mission de conseil de l’ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/544/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 21 janvier 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien dont le résumé est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/544 et qui rend compte des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la décision antérieure du Comité, ainsi que des recommandations de la mission de conseil de l’ICOMOS en 2018, comme suit :

L’État partie rend également compte des progrès réalisés dans les domaines suivants :

En outre, la République de Carélie a approuvé une feuille de route qui va contribuer à la protection du bien et qui prévoit, entre autres, les activités suivantes : l’enlèvement des véhicules nautiques non autorisés le long des berges de l’île de Kizhi ; le développement d’une série de mesures visant à éliminer les impacts négatifs sur la vue du bien ; et le développement d’un système de suivi et d’activités de contrôle afin de garantir la conformité avec les règles établies pour le bien et sa zone tampon.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie et l’équipe de gestion du bien ont continué à montrer leur engagement à suivre les décisions du Comité et les recommandations des missions, avec des résultats satisfaisants au niveau de la restauration techniquement délicate de l’église de la Transfiguration, ainsi que l’état de conservation général du bien.

L’État partie a appliqué les recommandations de la mission 2018 de façon proactive, y compris l’élaboration d’un plan de développement durable visant à diversifier la base économique de la zone tampon du bien et de la région environnante en général, ainsi que l’arrêt du projet de l’entrée du musée et l’étude d’alternatives concernant les installations d’accueil des visiteurs.

Les missions ont été déterminantes dans la sauvegarde de l’intégrité et de l’authenticité du bien, notamment grâce à l’engagement coopératif de l’État partie et de l’équipe de gestion du bien. Toutefois, la restauration de l’église de l’Intercession peut comporter de nouveaux défis qui ne se sont pas posés dans le cas de la restauration de l’église de la Transfiguration. Au vu des réussites passées de la collaboration entre l’État partie, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, il est recommandé de poursuivre ces consultations à travers des analyses techniques et des missions, en mettant l’accent à la fois sur la restauration continue de l’important patrimoine bâti du bien et de sa zone tampon, ainsi que sur la planification, le développement et la gestion du bien et de sa zone tampon.

L’État partie a pris des mesures supplémentaires bienvenues pour renforcer la protection juridique du bien, de sa zone tampon et du territoire alentour. Toutefois, une grande prudence s’impose pour réussir à trouver un soigneux équilibre entre les mesures restreignant l’usage et l’obtention de moyens d’existence durables pour les résidents permanents de la zone tampon et des territoires alentour, qui soit en harmonie avec la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien.

Les progrès réalisés dans l’élaboration d’un plan de développement durable sont appréciables, mais pour le moment l’accent reste mis sur les activités liées au tourisme, l’occupation des sols et l’artisanat traditionnels. Ces activités sont importantes, mais risquent de ne pas suffire à assurer le peuplement permanent et économiquement durable à plus long terme de la zone tampon et du territoire alentour.

Décision adoptée: 43 COM 7B.89

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.28, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Reconnaît les progrès considérables et continus accomplis dans la restauration de l’église de la Transfiguration, ainsi que le développement de programmes de suivi appropriés pour évaluer et ajuster les parties de l’église de la Transfiguration déjà reconstruites ;
  4. Prend aussi acte de l’engagement permanent de l’État partie qui s’attache à améliorer l’état de conservation du bien et à développer des outils de gestion conformes aux délais prescrits ;
  5. Demande à l’État partie de poursuivre ses efforts fructueux en vue d’assurer la conservation, l’intégrité et l’authenticité permanentes du bien, à travers :
    1. L’étude des différentes approches de restauration et de conservation de l’église de l’Intercession, qui seront soumises au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives avant la mise en œuvre du projet en 2019,
    2. La poursuite du développement et de l’application de méthodologies de restauration, de reconstruction et de maintenance qui privilégient les techniques et savoir-faire traditionnels,
    3. Le développement attentif du tourisme sur le site et sa zone tampon en symbiose avec les attributs et la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, et le contrôle rigoureux et continu de l’impact du tourisme à cet égard,
    4. La finalisation du plan de développement durable de la zone tampon et des terres alentour pour créer des conditions durables propices à l’établissement approprié à long terme de la zone tampon, qui soutiennent et soient en harmonie avec les attributs et la VUE du bien, à soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives en 2021,
    5. Le développement d’un plan directeur du bien qui privilégie la préservation de la VUE du bien et son cadre, à soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives en 2020 ;
  6. Encourage l’État partie à inviter sur place une mission de conseil de l’ICOMOS à financer par l’État partie, à un moment opportun et approprié pendant les premières phases des travaux de conservation de l’église de l’Intercession, afin d’aider l’État partie à juger de la pertinence des techniques et des technologies appliquées au processus de conservation de cet important édifice et dispenser des conseils, si nécessaire, sur les choix recommandés ;
  7. Demande également à l’État partie de traiter en priorité l’amélioration des conditions de vie des conservateurs du bien, le personnel du musée de Kizhi Pogost ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.