1.         Zones archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata (Italie) (C 829)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (iii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/829/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/829/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 183 487 dollars EU : Fond-en-dépôt italien

Missions de suivi antérieures

Décembre 2010 et janvier 2011 : Mission conjointe de conseil Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; janvier 2013 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; novembre 2014 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/829/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 30 novembre 2018, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, qui est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/829/documents/, et présente comme suit les progrès réalisés dans le traitement des problèmes de conservation précédemment abordés par le Comité :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’identification de valeurs, communes à tout le bien et propres à chaque site, pour toutes les composantes du bien est accueillie avec satisfaction. Toutefois, pour Torre Annunziata, les valeurs identifiées n’ont pas été intégrées dans la gestion du site. L’État partie devrait être encouragé à définir un ensemble détaillé d’attributs pour chaque composante du bien afin d’être certain que les objectifs et la prise de décision en matière de planification, de mise en œuvre et de suivi des activités sont guidés par la conservation et la gestion de ces attributs matériels et immatériels qui confèrent au bien ses valeurs culturelles et leur interdépendance avec le cadre général. Les actualisations à venir du plan de gestion devraient exposer de façon synthétique de quelle façon le système de gestion obtient de meilleurs résultats en la matière, ainsi que dans le contexte de plans d’action à court/moyen terme. Cependant, si le plan de gestion n’est pas utilisé comme instrument de gestion stratégique, il pourrait alors s’avérer plus utile de documenter le système de gestion (paragraphe 108 des Orientations), ce qui rendrait plus transparents les mécanismes de prise de décision.

Les informations sur les deux organismes autonomes de gestion des sites, leur collaboration potentielle et leur coopération avec l’UGP et les municipalités concernées, sont accueillies avec satisfaction. Il en va de même pour le plan stratégique de l’UGP. Il conviendrait de clarifier si les mandats institutionnels ou légaux prévoient des plateformes de coordination régulière entre les directeurs des organismes et les autres acteurs, pour la gestion à long terme du vaste cadre territorial de ce bien en série. Des éclaircissements complémentaires sont nécessaires quant aux rôles de l’UGP et du PAP alors que le Grand projet Pompéi arrive à son terme. Le plan de gestion actualisé devrait inclure la structure de gestion opérationnelle et les responsabilités clairement définies et attribuées pour sa mise en œuvre.

Des progrès conséquents ont été réalisés afin de mettre en place sur le long terme des ressources humaines adéquates pour les deux organismes en charge de la gestion des sites. Il convient de noter que le seul budget annuel permanent du bien est basé sur la billetterie, tous les autres revenus relevant de projets particuliers.

Les progrès significatifs accomplis pour stabiliser et améliorer l’état des structures et des surfaces décoratives dans les trois composantes du bien sont accueillis avec satisfaction. Des informations font toutefois défaut sur l’état des 13 bâtiments de Pompéi identifiés comme en péril lors de la mission de suivi réactif de 2013. Le programme des travaux d’intervention et d’entretien semble être désormais basé sur un suivi continu et la mise en œuvre périodique et récurrente des actions nécessaires. On ne saurait toutefois dire si le système décrit dans le rapport est déjà pleinement opérationnel. Les efforts déployés par l’État partie pour perfectionner le suivi, le système de gestion des connaissances, la sécurité du site, l’accès des visiteurs et les services proposés, ont produit des améliorations substantielles pour le bien.

Les plans du principal bâtiment de stockage à Porta Nola devraient être soumis dès que possible à l’examen du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives.

À Pompéi, les travaux de stabilisation hydrogéologique et les mesures d’atténuation des risques hydrogéologiques sont partiellement achevés. Il est recommandé qu’après leur achèvement, un rapport distinct soit transmis au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives. Les fouilles entreprises à cette occasion ont révélé de nouveaux et importants vestiges archéologiques. Leur conservation et l’approche envisagée pour leur protection à long terme, y compris les ressources consacrées, devraient être abordées dans le prochain rapport sur l’état de conservation.

Bien que le rapport de l’État partie présente une synthèse des plans du centre d’accueil des visiteurs à Torre Annunziata, la documentation complète n’a pas été soumise au Centre du patrimoine mondial comme demandé par la dernière décision du Comité. Le Centre du patrimoine mondial a demandé à l’État partie de soumettre l’ensemble des documents de conception à l’examen du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives, et d’interrompre, dans l’entretemps, les travaux déjà en cours. En outre, le Centre du patrimoine mondial a demandé à être tenu informé, régulièrement et en temps voulu, de tout projet envisagé, conformément au paragraphe 172 des Orientations, aucune information sur le bien n’ayant été reçue depuis la dernière décision.

Une demande de modification mineure des limites, avec une proposition de changement à apporter à la zone tampon, est toujours en suspens. Depuis la nouvelle soumission incomplète en 2016, l’État partie n’a pas soumis de nouvelle demande. Compte tenu des défauts observés dans les zones tampons existantes des composantes, des progrès dans ce domaine sont une priorité absolue.

Il conviendrait de noter avec satisfaction que, parmi les facteurs affectant le bien, les problèmes liés au système de gestion, au financement inadapté et au système de drainage inefficace sont partiellement résolus.

Décision adoptée: 43 COM 7B.85

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7B.47, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Félicite l’État partie pour les efforts déployés afin d’améliorer le système de conservation et de gestion, qui ont conduit à la stabilisation et à un meilleur état de conservation des structures et des surfaces décoratives du bien, et accueille avec satisfaction les améliorations apportées au suivi et au système de gestion des connaissances du bien, et les efforts entrepris par l’État partie pour mettre à niveau l’accès des visiteurs et les infrastructures qui leur sont destinées ;
  4. Encourage l’État partie à envisager de documenter son système de gestion, ou d’actualiser le plan de gestion en précisant :
    1. L’ensemble des attributs qui confèrent au bien sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) et ses autres valeurs, en les intégrant aux objectifs et initiatives de gestion,
    2. La structure organisationnelle et de gestion mise en place pour le bien et sa zone tampon,
    3. Les rôles et responsabilités des différents acteurs associés à la gestion du bien, en faisant état notamment de la participation de toutes les parties prenantes concernées,
    4. Le système amélioré de suivi et d’interventions/d’entretien ;
  5. Encourage également l’État partie à veiller à ce que des ressources humaines et financières adaptées soient garanties pour la conservation à long terme du bien et la gestion des visiteurs ;
  6. Accueille également avec satisfaction les progrès supplémentaires mentionnés en ce qui concerne les travaux de stabilisation hydrogéologique et les mesures d’atténuation des risques hydrogéologiques, et demande à l’État partie de transmettre un rapport, une fois les travaux achevés, au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives ;
  7. Demande également que lui soient communiquées des informations complémentaires sur l’état de conservation du patrimoine archéologique, en particulier des 13 bâtiments identifiés comme étant en péril lors de la mission de suivi réactif de 2013, ainsi que sur les plans conçus pour assurer la conservation et l’entretien des nouveaux vestiges archéologiques qui sont actuellement mis au jour dans le cadre du Projet grand Pompéi ;
  8. Notant les efforts déployés par l’État partie pour régler le contentieux administratif en cours à Porta Nola, demande en outre à l’État partie de communiquer dès que possible les plans du principal bâtiment de stockage, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  9. Prend note de la synthèse des plans du centre d’accueil des visiteurs à Torre Annunziata, mais demande par ailleurs à l’État partie de soumettre l’ensemble des documents de conception pour l’examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et d’interrompre les travaux pendant que ces documents sont examinés ; souligne, en outre, la nécessité de soumettre en temps voulu les projets envisagés au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
  10. Rappelle à l’État partie que, suite à la décision 38 COM 8B.51, il doit soumettre à nouveau la proposition de nouvelle zone tampon au Centre du patrimoine mondial, conformément aux paragraphes 163-165 des Orientations, dès que possible et de toute urgence ;
Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.

Décision adoptée: 43 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC/19/43.COM/8E et WHC/19/43.COM/8E.Add,
  2. Félicite les États parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration des Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe des documents WHC/19/43.COM/8E et WHC/19/43.COM/8E.Add, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

    ASIE ET PACIFIQUE

    • Inde, Églises et couvents de Goa
    • Inde, Ensemble de monuments de Mahabalipuram
    • Inde, Ensemble monumental de Khajuraho
    • Inde, Fatehpur Sikri
    • Inde, Grottes d'Ellora
    • Inde, Parc archéologique de Champaner-Pavagadh

    EUROPE ET AMÉRIQUE DU NORD

    • Canada, Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes
    • Croatie, Parc national Plitvice
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des grottes de Carlsbad
    • États-Unis d'Amérique, Parc national du Grand Canyon
    • États-Unis d'Amérique, Parcs d'État et national Redwood
    • France, Canal du Midi
    • France, Cathédrale Notre-Dame, ancienne abbaye Saint-Rémi et palais du Tau, Reims
    • France, Provins, ville de foire médiévale
    • France, Basilique et colline de Vézelay
    • Italie, Assise, la Basilique de San Francesco et autres sites franciscains
    • Italie, Centre historique d’Urbino
    • Italie, Vallée de l'Orcia
    • Italie, Zones archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata ;
  4. Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril seront examinées par les Organisations consultatives en priorité ;
  5. Demande au Centre du patrimoine mondial de publier les versions dans les deux langues sur son site internet.