1.         Temple troglodyte de Rangiri Dambulla (Sri Lanka) (C 561)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (i)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/561/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1997-1997)
Montant total approuvé : 3 333 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/561/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

novembre-décembre 1994: mission ICOMOS au Sri Lanka ; Mars 2015 : mission de suivi réactif de l’ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/561/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 31 janvier 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/561/documents/ et présente notamment des informations sur les activités décrites ci-après.

Les problèmes majeurs de conservation du bien ont trait aux peintures murales et aux sculptures situées à l’intérieur des grottes, et résultent des infiltrations d’eau et du haut niveau d’humidité ambiante. Les détériorations et la décomposition provoquent, entre autres, le décollement et le délaminage (dépôt sous forme de lamelles) du plâtre ou des couches de peinture, la présence de dépôts blanchâtres sur les surfaces, des craquelures de la couche de peinture et l’effritement des surfaces. Des problèmes sont également liés à la présence de nids de guêpes construits en boue.

Avec le Fonds culturel central, et en étroite collaboration avec les autorités du temple, le département d’Archéologie a commencé un traitement correctif des peintures murales avec une équipe de conservateurs expérimentés. Toutefois, il convient de toujours veiller à ce que les connaissances et savoir-faire traditionnels liés aux peintures murales et aux sculptures soient transmis. Afin d’apporter des réponses à ces problèmes, plusieurs projets de restauration et de documentation des peintures murales ont été lancés.

S’agissant de la gestion du bien, de sa conservation et de sa présentation, l’État partie propose de :

L’État partie a également soumis un plan de gestion révisé qui présente les principales questions et actions correctives suivantes :

Enfin, l’État partie a fait part de son souhait de modifier le nom du bien afin qu’il devienne le « Temple-caverne de Rangiri Dambulla ».

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les efforts déployés par l’État partie pour établir le comité de gestion du site et le rendre opérationnel sont appréciés, ainsi que la révision du plan de gestion.

L’État partie a répondu de façon positive aux précédentes décisions du Comité et a apporté des réponses tant aux questions liées à la conservation physique du site qu’à celles concernant sa gestion, y compris la gestion des visiteurs et le rôle du bien en tant que lieu de pèlerinage. Le plan de gestion révisé du bien identifie clairement les problèmes relatifs au bien et propose des directives et des plans d’action pour y répondre. L’établissement d’un comité de gestion, avec des responsabilités et des rôles clairement définis, est accueilli avec satisfaction. Le plan proposé pour la documentation et le suivi du bien répond à la nécessité de disposer d’éléments de référence. Le rapport a également examiné plusieurs méthodes de conservation relatives à des projets techniques susceptibles d’avoir un impact sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, comme demandé par le Comité dans sa décision 42 COM 7B.16.

Il est noté que la série de réunions entre les parties prenantes, organisées afin d’échanger sur les questions et les actions de gestion, a apparemment permis de réaliser des progrès dans la résolution des problèmes liés à la conservation et à l’utilisation du bien. Une fois mises en œuvre, les stratégies qui ont été proposées devraient étayer une approche intégrée qui prenne en considération la conservation du bien et son utilisation, tant par les communautés locales que par les visiteurs extérieurs. Il est important de conserver et de transmettre, tant que c’est encore possible, les connaissances traditionnelles associées aux techniques de peinture et de sculpture, en particulier compte tenu du petit nombre de maîtres traditionnels encore présents pour partager leurs connaissances et leur expérience.

Nonobstant les progrès réalisés dans plusieurs domaines, le bien demeure dans un état précaire et des efforts importants sont encore nécessaires pour parvenir à une conservation pérenne des peintures murales et des sculptures, à la transmission des connaissances et des savoir-faire traditionnels, et à un juste équilibre entre les besoins et les intérêts des communautés religieuses, des pèlerins et des touristes. À cet égard, des conseils et une aide, dispensés sur le site même, concernant les phases initiales du régime de gestion, des programmes de conservation et de la gestion des visiteurs nouvellement mis en œuvre seraient bénéfiques pour le bien, ses gestionnaires et le comité de gestion. Il est donc recommandé que le Comité demande à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif à se rendre sur le territoire du bien afin d’examiner son état de conservation et de dispenser des conseils sur le nouveau cadre de gestion.

La stratégie de gestion des visiteurs, qui a été précédemment demandée par le Comité sous la forme d’une stratégie de gestion touristique (décision 42 COM 7B.16), reste à établir. Bien que le plan de gestion révisé inclue des déclarations générales identifiant les questions liées à la gestion du tourisme, un plan plus détaillé doit encore être élaboré, permettant ainsi à l’autorité en charge de la gestion du site de réfléchir plus avant sur la façon d’établir un équilibre entre la sauvegarde, le tourisme durable et le maintien des liens entre le bien et la communauté locale.

Enfin, la proposition de modification mineure des limites destinée à étendre la zone tampon devrait contribuer à la protection juridique du bien. La proposition de changement de nom du bien reflète les conclusions d’une procédure consultative organisée au niveau local, et est cohérente avec la VUE du bien. Il est donc recommandé que l’État partie soumette ce changement de nom conformément au paragraphe 167 des Orientations.

Décision adoptée: 43 COM 7B.75

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.16, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Félicite l’État partie pour l’achèvement du plan de gestion révisé du bien et la constitution d’un comité de gestion qui réunit des membres des autorités du temple et des représentants du gouvernement ;
  4. Note la demande de changement de nom du bien afin qu’il devienne « « Temple-caverne de Rangiri Dambulla », un nom conforme à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, et accueille avec satisfaction les progrès réalisés dans le suivi, la recherche et la documentation du bien, ainsi que l’élaboration continue de réponses aux préoccupations liées à la conservation physique du bien, et demande à l’État partie de poursuivre la recherche et l’étude de solutions adaptées aux différents problèmes de conservation que rencontre le bien et de soumettre la documentation sur les travaux de conservation proposés au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, avant que toute décision difficilement réversible ne soit prise ;
  5. Prie instamment l’État partie de finaliser la stratégie de gestion des visiteurs, en adoptant une approche qui établisse un équilibre entre la VUE du bien, son rôle en tant que site de pèlerinage, ses exigences en matière de conservation et les besoins des visiteurs, et de soumettre le projet de stratégie au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Demande également à l’État partie d’explorer activement les moyens d’assurer la transmission des connaissances et des savoir-faire traditionnels dans les domaines de la peinture murale et de la sculpture ;
  7. Demande en outre à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS afin d’évaluer l’état de conservation du bien et, en particulier, la mise en œuvre du plan de gestion révisé, les travaux de documentation et de conservation du bien en cours, les progrès réalisés dans la stratégie de gestion des visiteurs et la proposition de modification mineure des limites afin d’étendre la zone tampon du bien ;
  8. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.

Décision adoptée: 43 COM 8B.1

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/8B,
  2. Approuve le changement de nom proposé du bien Temple d'Or de Dambulla tel que proposé par les autorités sri-lankaises. Le nom du bien devient Temple troglodyte de Rangiri Dambulla en français, et Rangiri Dambulla Cave Temple en anglais.