1.         Parc national de Lorentz (Indonésie) (N 955)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1999

Critères  (viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/955/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1996-2001)
Montant total approuvé : 41 400 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/955/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Janvier 2004 : mission de l'UICN ; mars-avril 2008 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi réactif ; janvier-février 2011 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN  de suivi réactif; mars 2014 : mission UICN de suivi réactif

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/955/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 3 décembre 2018, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à l’adresse https://whc.unesco.org/fr/list/955/documents, qui fournit les informations suivantes :

En réponse à des rapports de tierces parties, le Centre du patrimoine mondial a envoyé une lettre à l’État partie le 18 décembre 2018, lui demandant de vérifier les informations concernant la proposition d’une nouvelle « route Trans-Papua » compte tenu de menaces potentielles pesant sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) et l’intégrité du bien. Une réponse de l’État partie demeurait en suspens au moment de la rédaction du présent rapport.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Il est noté que la révision du zonage du bien est achevée. Toutefois, il est considéré que les informations fournies n’indiquent pas de manière suffisamment claire comment la conservation de la VUE du bien a été prise en compte dans l’élaboration du zonage révisé. Il est recommandé que la mission imminente de l’IUCN sur le bien examine cette question plus en détail.

Les informations complémentaires sur les activités des patrouilles, notamment sur le pourcentage de couverture du bien et les espèces suivies, comme le Comité les avaient demandées, sont notées avec satisfaction. Il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à poursuivre ses efforts à cet égard.

II est noté avec une profonde préoccupation que la route Habbema-Kenyam est désormais terminée et ouverte pour utilisation publique. Il convient de rappeler que, dans sa décision 41 COM 7B.29, le Comité considérait que la construction de la route représentait un risque significatif pour les fragiles environnements alpins du bien. Alors qu’il est observé qu’un plan de protection a été mis au point pour traiter les effets de la route sur le bien, il est regrettable qu’une mission de suivi réactif n’ait pas encore eu lieu, comme demandé par le Comité, afin d’évaluer cet aspect. Il est également regrettable que l’État partie n’ait pas répondu à la lettre du Centre du patrimoine lui demandant de vérifier les informations de tierces parties au sujet de la construction de la « route Trans-Papua ».

Les informations fournies par l’État partie concernant le suivi de l’état du Nothofagus sont notées. Il est recommandé au Comité de demander à l’État partie de continuer ce suivi afin que puisse encore être évaluée la mesure dans laquelle la route Habbema-Kenyam contribue à la menace de dépérissement, en vue de fournir des informations pour l’élaboration d’un accord entre le ministère de l’Environnement et des Forêts et le ministère des Travaux publics et du Logement, concernant la gestion de la route et ses effets sur le dépérissement.

Compte tenu des problèmes susmentionnés il est recommandé au Comité de réitérer sa demande à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN à se rendre sur le bien le plus rapidement possible, et au plus tard le 31 décembre 2019, afin d’évaluer l’efficacité du nouveau zonage pour garantir la conservation à long terme du la VUE du bien, d’évaluer les impacts actuels et potentiels de la route Habbema-Kenyam sur le bien et l’efficacité du plan de protection pour les atténuer, et des mesures en cours d’élaboration pour réduire l’impact de la route sur le dépérissement du Nothofagus.

Décision adoptée: 43 COM 7B.9

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7B.29, adoptée à sa 41session (Cracovie, 2017),
  3. Note avec satisfaction les informations fournies par l’État partie concernant les activités des patrouilles, notamment sur le pourcentage de couverture du bien et les espèces suivies, et encourage l’État partie à poursuivre ces efforts ;
  4. Prend note de l’achèvement de la révision du zonage du bien, mais considère que des informations insuffisantes ont été fournies pour évaluer si la demande précédente de s’assurer que le nouveau processus conduira à un zonage du bien plus simple à gérer, tenant compte des usages traditionnels de communautés locales et de la conservation de la Valeur universelle exceptionnelle (VUE), a été pleinement mise en œuvre ;
  5. Rappelant également que le Comité considérait que la construction de la route Habbema-Kenyam représentait un risque additionnel significatif pour les fragiles environnements alpins du bien, note avec une profonde préoccupation que la route a été terminée et ouverte pour utilisation publique et prie instamment l’État partie de prévoir et mettre en œuvre les mesures d’atténuation nécessaires de toute urgence ;
  6. Prend note des informations fournies par l’État partie concernant le suivi du dépérissement du Nothofagus et demande à l’État partie de continuer ce suivi pour évaluer encore dans quelle mesure la route Habbema-Kenyam contribue à la menace du dépérissement, en vue de fournir des informations pour l’élaboration d’un accord entre le ministère de l’Environnement et des Forêts et le ministère des Travaux publics et du Logement, concernant la gestion de la route et l’atténuation de ses effets sur le dépérissement ;
  7. Exprime son inquiétude quant au fait que la mission IUCN de suivi réactif sur le bien n’a pas encore eu lieu comme demandé dans la décision 41 COM 7B.29 et réitère sa demande à l’État partie d’organiser cette mission, pour qu’elle ait lieu le plus rapidement possible et au plus tard le 31 décembre 2019, pour évaluer l’état de conservation du bien, en particulier pour :
    1. Évaluer les impacts actuels et potentiels de la route Habbema-Kenyam et de toute autre construction de route en cours sur la VUE du bien, et l’efficacité du plan de protection pour atténuer des menaces,
    2. Juger l’efficacité des mesures en cours d’élaboration pour traiter la contribution de la route au dépérissement du Nothofagus,
    3. Examiner le nouveau zonage du bien afin d’évaluer son efficacité pour la conservation à long terme de la VUE du bien ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020