1.         Aire de conservation du Parc national du Grand Himalaya (Inde) (N 1406rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2014

Critères  (x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1406/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1406/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1406/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 27 décembre 2018, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1406/documents, qui signale les avancées suivantes en réponse à la décision 40 COM 7B.88 :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

L’extension prévue du bien est conforme aux décisions du Comité et constituerait une étape positive vers la réduction de la vulnérabilité du bien à diverses menaces, y compris le changement climatique, et accroîtrait la représentativité de la diversité des écosystèmes du bien. Il est recommandé que le Comité félicite l’État partie d’avoir pris de nouvelles mesures en faveur d’une « approche paysagère » au titre de la Convention, tout en notant la nécessité d’une gestion cohérente, d’une gouvernance, d’un financement et d’un personnel adéquats tant pour le bien agrandi envisagé que pour sa zone tampon. Il est recommandé que le Comité rappelle que l’extension proposée nécessiterait une modification importante des limites, comme le prévoit le paragraphe 165 des Orientations, et de suivre les procédures propres à une nouvelle proposition d’inscription, y compris l’exigence que la zone soit préalablement incluse dans la Liste indicative. Il est recommandé que l’État partie demande conseil à l’UICN et au Centre du patrimoine mondial sur le processus de proposition d’inscription, le cas échéant.

L’utilisation locale des ressources naturelles est une question cruciale de gouvernance et de gestion. Il n’y a pas d’autre alternative que la participation significative des utilisateurs locaux des ressources pour régler les conflits correspondants. Les efforts en cours à cet égard sont donc accueillis très favorablement, en particulier les efforts pour renforcer l’implication des communautés locales et des peuples autochtones, et le Comité pourrait demander à l’État partie de veiller à ce que les parties prenantes locales et les titulaires de droits participent activement à la gouvernance et à la gestion, et notamment au processus d’agrandissement du bien. Les 15 000 habitants signalés de la zone tampon relativement petite (écozone) ont besoin de moyens de subsistance durables pour réduire les pressions sur la zone tampon et sur le bien. Selon le paragraphe 119 des Orientations, l’utilisation durable n’est possible qu’à condition d’être « écologiquement et culturellement durable » et qu’elle « n’ait pas d’effet négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ». Le pâturage et l’utilisation des autres ressources font partie intégrante de l’écosystème montagneux depuis longtemps et ne sont donc pas en soi incompatibles avec le statut de patrimoine mondial. Il est recommandé au Comité de réitérer sa demande à l’État partie d’évaluer les impacts du pâturage et de l’utilisation d’autres ressources locales sur la VUE du bien pour fonder une prise de décision et une gestion participatives éclairées.

La décision de l’État partie de s’opposer à la reclassification du sanctuaire de faune sauvage de Sainj en parc national au motif qu’il faudrait alors déplacer trois villages est notée. Toutefois, comme cela a déjà été noté dans le rapport sur l’état de conservation présenté à la 40e session du Comité (Istanbul/UNESCO, 2016), on ne voit pas très bien pourquoi le même raisonnement semble s’appliquer au sanctuaire de faune sauvage de Tirthan, lequel est utilisé pour le pacage saisonnier traditionnel mais n’inclut aucun village. Aucune explication complémentaire n’a été fournie par l’État partie à ce sujet.

La réponse de l’État partie concernant les actions de gestion à mener s’agissant des déficiences identifiées lors de l’évaluation de l’efficacité de la gestion menée par le WII est notée, mais ne fournit malheureusement pas les informations nécessaires pour permettre une évaluation. Il est recommandé que le Comité demande une réponse approfondie dans les rapports ultérieurs sur l’état de conservation.

Il est également recommandé que le Comité se félicite de l’engagement réaffirmé de l’État partie d’entreprendre une étude comparative régionale dans l’Himalaya et les régions montagneuses adjacentes en vue d’identifier les zones candidates au patrimoine mondial et la configuration des limites éventuelles dans cette région, réitère sa recommandation de consulter les autres États parties de la région, et invite l’État partie à demander un soutien technique au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN.

Décision adoptée: 43 COM 7B.8

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 37 COM 8B.11, 38 COM 8B.7 et 40 COM 7B.88, adoptées à ses 37e (Phnom Penh, 2013), 38e (Doha, 2014) et 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) sessions respectivement,
  3. Accueille favorablement les efforts en cours de l’État partie pour agrandir de manière significative le bien et, en particulier, lancer le processus de fusion du parc national de Khirganga avec l’Aire de conservation du Parc national du Grand Himalaya (GHNPCA) et encourage l’État partie à procéder à la création d’un ensemble de conservation considérablement agrandi dans l’Himalaya occidental indien, conformément à la Convention du patrimoine mondial , avec le soutien technique du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN, si nécessaire ;
  4. Rappelle que l’extension proposée nécessiterait une modification importante des limites conformément au paragraphe 165 des Orientations et l’application de procédures propres à une nouvelle proposition d’inscription, y compris l’exigence que la zone soit préalablement incluse dans la Liste indicative.
  5. Accueille aussi favorablement les efforts continus pour renforcer l’implication des communautés locales et des peuples autochtones et demande à l’État partie de veiller à ce que les parties prenantes locales et les titulaires de droits participent activement à la gouvernance et à la gestion, et notamment au processus d’agrandissement du bien ;
  6. Réitère son encouragement à l’État partie d’impliquer pleinement les utilisateurs locaux des ressources dans la prise de décision afin de trouver des moyens mutuellement acceptables de résoudre tout conflit en cours lié à l’utilisation des ressources, tout en respectant les droits d’utilisation, et demande également à l’État partie de mener une évaluation des impacts de l’utilisation des ressources existantes (en particulier le pâturage et la collecte des plantes médicinales) sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien pour aider à fonder cette prise de décision ;
  7. Note que l’État partie a pris la décision de ne pas reclasser les sanctuaires de faune sauvage de Tirthan et Sainj en parcs nationaux au motif d’éviter un déplacement des villages ;
  8. Regrette que l’État partie n’ait pas fourni suffisamment d’informations pour permettre une évaluation des actions à mener face aux déficiences identifiées dans l’évaluation de l’efficacité de la gestion et réitère sa demande à l’État partie de faire rapport sur :
    1. Le transit du bétail au sein du bien,
    2. Le processus de reconnaissance des droits des communautés locales dans la vallée du Jiwanal,
    3. La consolidation de la gestion de la vallée du Parvati,
    4. Les conflits entre l’homme et la faune sauvage,
    5. Des ressources appropriées en personnel, équipement et formation aux patrouilles en haute montagne ;
  9. Accueille en outre favorablement l’engagement réaffirmé de l’État partie d’entreprendre une étude comparative du patrimoine mondial naturel potentiel dans l’Himalaya et les régions montagneuses adjacentes, encourage également l’examen complet du bien, y compris son extension envisagée, et réitère sa recommandation à l’État partie de consulter les autres États parties concernés de la région sur cette question et de demander un soutien technique au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN, le cas échéant ;
  10. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.