1.         Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) (C 211rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2002

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2002-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1286

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1286

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours d'identification

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/211/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2002-2015)
Montant total approuvé : 93 750 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/211/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 844 901 dollars EU du fonds-en-dépôt italien (2003-2012) et 124 300 dollars EU du fonds-en-dépôt suisse (2003-2012) ; 16 800 dollars EU du Fonds d’urgence pour le patrimoine (2017)

Missions de suivi antérieures

Plusieurs missions d’experts de l’UNESCO ont eu lieu tous les ans entre 2002 et 2006 pour la mise en œuvre des projets opérationnels pour le bien. Après trois ans d’inactivité de 2007 à 2009 en raison des problèmes de sécurité, en 2010, en coopération avec une ONG afghane locale, l’UNESCO a envoyé une mission pour reprendre les activités sur place. La dernière mission à Djam a été organisée dans le cadre du Fonds d’urgence pour le patrimoine en septembre 2017

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/211/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 9 février 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/211/documents, contenant les informations suivantes sur la mise en œuvre des mesures correctives et autres éléments :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les travaux de conservation effectifs, comme spécifié dans le plan d’action de conservation (PAC) de 2017 et la mise en œuvre des mesures correctives, comme recommandé par les décisions antérieures du Comité, n’ont pas été réalisés faute de ressources financières suffisantes et en raison des difficultés permanentes d’accès au bien. Il est regrettable que les données recueillies en 2017 deviennent obsolètes si aucune mesure n’est prise dans l’immédiat. Le PAC devrait servir de base à la révision du calendrier de mise en œuvre des mesures correctives adoptées par le Comité dans la décision 31 COM 7A.20 (Christchurch, 2007), de façon à obtenir l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR).

Les actions recommandées par les décisions antérieures du Comité, comme l’installation d’un équipement de surveillance sur le minaret, la stabilisation urgente des escaliers en bois, la construction d’une passerelle sur la rivière Hari Rud et la réhabilitation de la maison d’hôtes, n’ont pas été réalisées. Toutefois, le déploiement de 20 agents de sécurité est effectif.

Comme l’a fait remarquer à plusieurs reprises le Comité, l’adoption de limites clairement définies est une étape essentielle dans l’élaboration d’une stratégie de conservation efficace. L’absence de progrès en la matière oblige le Comité à réitérer sa demande auprès de l’État partie afin qu’il s’efforce de définir plus clairement les limites du minaret, des trois autres composantes du bien et de la zone tampon alentour. Cette tâche devrait tenir compte de la carte topographique dressée en 2012 et conduire à soumettre une modification mineure des limites du bien permettant d’établir leur démarcation en fonction des recherches archéologiques menées depuis l’inscription, en accord avec le PAC et conformément aux paragraphes 163-164 des Orientations.

Il n’y a eu aucun rapport sur le renforcement des capacités ou un nouveau financement de l’assistance nationale ou internationale pour le bien.

Vu la pénurie constante de ressources financières, la forte mobilisation de la coopération internationale demeure essentielle pour mettre en œuvre le PAC précité et aider à appliquer les mesures correctives adoptées au préalable par le Comité.

Décision adoptée: 43 COM 7A.42

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.2, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Note que les travaux de conservation effectifs sur la base du plan d’action de conservation (PAC) de 2017 et les autres activités recommandées à plusieurs reprises par le Comité n’ont pas pu se faire faute de ressources financières suffisantes et en raison de la situation sécuritaire, et prie instamment l’État partie de rechercher les moyens de mettre en œuvre ce qui suit :
    1. Installation d’un équipement de surveillance sur le minaret de Djam pour mesurer son degré d’inclinaison,
    2. Intervention d’urgence pour stabiliser les escaliers en bois afin d’éviter une déstabilisation progressive de la structure du minaret,
    3. Construction d’une passerelle sur la rivière Hari Rud et d’une maison d’hôtes sur place afin d’améliorer l’accès au bien et d’assurer la sécurité du site ;
  4. Note également qu’un plan d’action des travaux urgents à prévoir pour la conservation du bien, sur la base du travail de documentation de septembre 2017, comprenant les données en 3 D sur le minaret et ses environs, sera produit en 2019 ;
  5. Rappelant également qu’une carte topographique a été dressée à cet effet dans le cadre d’un projet de fonds-en-dépôt UNESCO/Italie en 2012, regrette que les limites du bien et sa zone tampon restent à définir avec précision et exhorte également l’État partie à soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2020, une proposition de modification mineure des limites en accord avec le PAC et conforme aux paragraphes 163-164 des Orientations, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Note avec une vive préoccupation que les travaux de conservation effectifs et les mesures correctives n’ont pas avancé depuis plusieurs années, demande à l’État partie de s’efforcer de trouver les moyens d’allouer les ressources humaines et financières nécessaires et l’encourage à solliciter l’assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial et d’autres ressources extrabudgétaires pour régler les problèmes de conservation du bien ;
  7. Appelle la communauté internationale à accorder son soutien technique et financier, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, pour la mise en œuvre du PAC susmentionné qui sera intégré dans la stratégie de mise en œuvre des mesures correctives adoptée par le Comité du patrimoine mondial à sa 31esession (Christchurch, 2007) ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  9. Décide de maintenir Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 43 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :