1.         Ancienne ville de Ghadamès (Libye) (C 362)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2016-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Situation de conflit régnant dans le pays

Mesures correctives identifiées

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore identifié

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/362/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/362/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Janvier 1998: mission de l'UNESCO; mars 2003: mission du Centre du patrimoine mondial

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/362/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 8 février 2019, l'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation. Un résumé analytique de ce rapport est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/362/documents/. Les progrès réalisés dans le traitement de plusieurs problèmes de conservation soulevés par le Comité lors de ses précédentes sessions y sont présentés comme suit :

Il n'y a pas eu d’atteintes à la sécurité ou de menaces spécifiques pour la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, l'État partie demande donc au Comité de retirer ce bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. À cette fin, l'État partie a invité officiellement une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS pour évaluer l'état de conservation du bien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les informations communiquées par l'État partie témoignent de son engagement en faveur de la conservation du bien, malgré le conflit actuel. L'analyse de la situation du bien est en cours. L'allocation de fonds pour des travaux d'entretien d'urgence et les efforts déployés par l'État partie pour élaborer des outils réglementaires et de gestion, comme le plan de préparation aux risques, sont appréciés. L'État partie devrait envisager de soumettre une demande d'assistance internationale pour répondre à la nécessité de planifier et mettre en œuvre un ensemble complet de mesures de conservation et de restauration permettant de garantir l'intégrité et l'authenticité du bien.

Le détail des travaux de conservation et de restauration en cours n'a pas été transmis et le Centre du patrimoine mondial n'a pas non plus reçu d’informations sur l'évolution de l'utilisation des terres dans les limites du bien et de la zone tampon proposée. Les informations sur ces plans et sur tout autre projet de restauration majeure ou de nouvelles constructions, susceptible d'affecter la VUE du bien, doivent être soumises au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives avant de prendre toute décision difficile à inverser, conformément au paragraphe 172 des Orientations.

Il convient de saluer l'engagement et l'intérêt des communautés locales et des propriétaires pour l'entretien et la conservation du bien. Il est recommandé que le Comité les encourage à poursuivre leurs efforts pour maintenir la VUE du bien et à préparer un plan de gestion selon l'approche préconisée par la Recommandation de l'UNESCO sur les paysages urbains historiques de 2011.

Les efforts faits pour clarifier les limites du bien apparaissent comme une étape indispensable vers sa protection et sa gestion efficaces. L’étroite concertation avec le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS pour définir une zone tampon appropriée est appréciée. Il est recommandé au Comité de réitérer son appel à l'État partie pour qu'il poursuive cette concertation, conformément au paragraphe 164 des Orientations.

Avec le début du troisième cycle de l'exercice de soumission de rapports périodiques, l'État partie a déclaré qu’il était prêt à lancer l'élaboration des plans de gestion de ses cinq biens du patrimoine mondial et qu’il allait solliciter le soutien international à cette fin. Il a également fait état d’une prise de conscience croissante de la part de la société civile, des autorités locales et nationales et des décideurs de haut niveau quant à la nécessité de protéger le patrimoine culturel de Libye, notamment les biens inscrits au patrimoine mondial. L'organisation d'ateliers et de colloques sur l'état de conservation des biens inscrits patrimoine mondial a souligné l'importance de leur protection et de leur conservation, en faisant le lien entre identité nationale et patrimoine culturel.

Il est recommandé que dans les efforts importants qu’il déploie pour la conservation du bien, l'État partie continue dans le sens de la stratégie élaborée lors de la réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen, organisée à Tunis en mai 2016 (rapport disponible à http://whc.unesco.org/fr/actualites/1496), en s'appuyant sur les mesures à court, moyen et long terme identifiées pendant cette réunion.

L'escalade récente de la violence soulève de nombreuses inquiétudes quant à la durabilité des efforts déployés pour conserver la vieille ville de Ghadamès, car la situation empêche l'État partie de prendre les mesures nécessaires pour protéger et conserver ce bien. Il demeure essentiel que la mission conjointe invitée par l'État partie et demandée par le Comité à ses 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) et 41e (Cracovie, 2017) sessions soit effectuée dès que les conditions de sécurité le permettront. Dans l'intervalle, il est important que l'État partie poursuive ses efforts pour tenir le Comité informé, par l'intermédiaire du Centre du patrimoine mondial, de la situation sur le terrain, ainsi que de la mise en œuvre des mesures prises, tout en répondant, dans la mesure du possible, aux commentaires et demandes du Comité.

Il est recommandé au Comité de demander à la communauté internationale de soutenir l'État partie dans ses efforts de conservation.

Compte tenu des informations ci-dessus mentionnées, il est recommandé au Comité de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 43 COM 7A.26

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A.Add.2,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.25, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Félicite l'État partie pour les efforts importants qu’il déploie pour la conservation du bien et de sa valeur universelle exceptionnelle (VUE), en étroite coordination avec les communautés locales et la société civile, et le prie instamment de poursuivre ses efforts à cet égard dans la mesure du possible ;
  4. Demande à l'État partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de tenir le Comité régulièrement informé de l'évolution de la situation du bien et de l'informer, par l'intermédiaire du Centre du patrimoine mondial, de tout projet à venir de restauration majeure ou de nouvelle construction susceptible d’affecter la VUE du bien, y compris les travaux de conservation et de restauration des bâtiments affectés par les fortes précipitations de 2017, avant de prendre toute décision difficile à inverser ;
  5. Encourage l'État partie à soumettre une demande d'assistance internationale pour répondre à la nécessité de planifier et mettre en œuvre un ensemble complet de mesures de conservation et de restauration permettant de garantir l'intégrité et l'authenticité du bien, y compris l'achèvement et l'adoption du plan de gestion, conformément à l'approche de la Recommandation de l'UNESCO sur les paysages urbains historiques de 2011 ;
  6. Encourage également l'État partie à poursuivre la finalisation de la modification mineure des limites du bien, en étroite concertation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
  7. Prend acte du fait que l'État partie a invité une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le site, et l'encourage en outre à l’organiser dès que les conditions de sécurité le permettront ;
  8. Appelle à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour apporter un soutien financier et technique à l'État partie afin de mettre en œuvre les mesures à court, moyen et long terme identifiées lors de la réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen (Tunis, mai 2016) ;
  9. Demande également à l’État partie d’établir les mesures correctives et le calendrier de mise en œuvre de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  10. Décide de maintenir l’Ancienne ville de Ghadamès (Libye) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 43 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :