1.         Vieille ville de Sana'a (Yémen) (C 385)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (iv)(v)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2015-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Dommages et menaces liés au conflit armé au Yémen

Mesures correctives identifiées

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore identifié 

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/385/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1990-2014)
Montant total approuvé : 101 997 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/385/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé en 1988 : 374 800 dollars EU, projet PNUD/UNESCO en faveur de la formation du personnel local et de la collecte de fonds 2004-2006 : 60 000 dollars EU en faveur de l’inventaire de la ville historique (fonds-en dépôt italien) ; 12 000 dollars EU pour l’assistance technique en faveur de la reconstruction du quartier d’al-Qasimi (Centre régional arabe pour le patrimoine mondial)

Montant Total accordé (pour tous les sites Yéménites patrimoine mondial culturel): 194 836 dollars EU provenant de l’Union Européen pour l’évaluation des dégâts, renforcement des capacités, la stabilisation d'urgence de bâtiments endommagés et la protection des sites archéologiques. Montant Total accordé de 35 000 dollars EU du Programme Régulier de l’UNESCO pour la Gestion durable du patrimoine matériel aux pays du Golfe et le Yémen

Missions de suivi antérieures

1998, 1999, 2003 : missions de suivi du Centre du patrimoine mondial ; de 2003 à 2005 et 2010 : missions du Centre du patrimoine mondial et d’experts

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/385/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Des sources locales ont fourni un rapport sur l'état de conservation du bien, qui contient les informations suivantes :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le conflit armé au Yémen continue d'affecter gravement et de continuer à menacer la VUE du bien.
L'implication de la GOPHCY dans l'évaluation des dommages, la documentation, les interventions d’urgence, la formation préparatoire et la communication avec le Centre du patrimoine mondial, le Bureau de l'UNESCO à Doha et les Organisations consultatives sont très appréciées. Cependant, les échanges d'informations et les consultations sur l'état de conservation du bien et les mesures d’urgence doivent être appuyés par des ressources permettant la mise en œuvre de travaux de conservation sur le terrain.
La situation à l'intérieur du bien, tant pour les résidents que pour les bâtiments historiques, demeure catastrophique. Le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS ont apporté leur soutien à des plans de reconstruction visant à fournir des abris rudimentaires aux habitants et ont donné des directives techniques détaillées pour la restauration et la reconstruction, conciliant la mise à disposition de logements, d’abris sommaires et de services nécessaires aux habitants, et la nécessité de restaurer les bâtiments endommagés sur la base d'études et de documentation, et en utilisant autant que possible les techniques et matériaux de construction traditionnels. En effet, les nouvelles constructions non réglementées et les restaurations inadéquates vont affecter progressivement la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Il est donc recommandé au Comité de demander à l'État partie de consulter le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, afin de veiller à ce que les travaux de restauration et de reconstruction du bien se conforment aux exigences techniques fondamentales.
Le soutien de la communauté internationale pour le renforcement des capacités reste essentiel, afin de prendre les mesures de prévention et de conservation nécessaires au bien en raison du conflit armé, dans le cadre du Plan d'action d'urgence de juillet 2015 pour la sauvegarde du patrimoine culturel du Yémen. Le soutien financier sera nécessairement limité jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore, et les interventions d'urgence pour la reconstruction des maisons détruites exigent toujours un soutien financier et technique immédiat, afin de fournir des moyens de subsistance à la population, et de s'assurer que ces interventions tiennent dûment compte de la valeur universelle exceptionnelle du bien.
Compte tenu des conditions de sécurité qui règnent dans le pays, il reste difficile pour le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives d'apporter un soutien supplémentaire à l'État partie pour les mesures d’urgence et la restauration/reconstruction des structures endommagées, et il n'est pas possible actuellement d'organiser une mission conjointe de suivi réactif, malgré les invitations répétées de l'État partie.

Décision adoptée: 42 COM 7A.38

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7A.52, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Exprime sa préoccupation constante pour les dommages occasionnés au patrimoine culturel du Yémen par le conflit armé et du fait que la vieille ville de Sana'a a subi des destructions irréversibles et continue d'être vulnérable en raison de la situation sécuritaire actuelle, des changements sociaux en cours et du manque persistant de soutien organisationnel et de ressources tant pour la gestion du patrimoine que pour la conservation sur le terrain ;
  4. Félicite les acteurs techniques locaux et les autres intervenants qui ont participé à l'évaluation des dommages, à la documentation et aux interventions d'urgence sur le bien, et leur demande de restaurer les bâtiments endommagés sur la base d’études et de documentation, en utilisant autant que possible des techniques et matériaux de construction traditionnels, afin d'éviter que la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ne soit progressivement affectée ;
  5. Prend note des mesures prises pour faire face à la construction non autorisée de nouveaux bâtiments à l'intérieur du bien sans consultation préalable avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives et réitère sa demande précédente à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, des informations complémentaires sur ces nouveaux bâtiments et sur tous nouveaux projets avant de commencer les travaux de construction ;
  6. Réitère la nécessité d'une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS pour donner des conseils sur les travaux de réparation et de conservation à court terme et contribuer à l'élaboration d'un ensemble de mesures correctives et d'un calendrier pour leur mise en œuvre, ainsi que sur l'état de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), dès que la situation sécuritaire au Yémen se sera améliorée ;
  7. Prie instamment toutes les parties au conflit de s'abstenir de toute nouvelle action susceptible de causer des dommages au patrimoine culturel du Yémen et à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et de remplir leurs obligations en vertu du droit international en prenant toutes les mesures possibles pour protéger ce patrimoine, en sauvegardant notamment les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial et ceux qui figurent sur la Liste indicative du Yémen, et encourage toutes les parties concernées à s'unir pour la préservation du patrimoine culturel du Yémen ;
  8. Réitère son précédent appel à la communauté internationale pour qu'elle apporte un soutien technique et financier, y compris à l’aide du Fonds d'urgence du patrimoine de l'UNESCO, à la mise en œuvre du Plan d'action d'urgence pour la sauvegarde du patrimoine culturel du Yémen, adopté à la réunion d'experts de l'UNESCO en juillet 2015, en finançant notamment le renforcement des capacités et des mesures de restauration et de protection ; et en appelle également au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives pour qu’ils continuent de fournir leur soutien et leur assistance technique en fonction des besoins ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019 ;
  10. Décide de maintenir la Vieille ville de Sana'a (Yémen) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 42 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/18/42.COM/7A, WHC/18/42.COM/7A.Add et WHC/18/42.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :