1.         Sites rupestres du Tadrart Acacus (Libye) (C 287)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2016-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Situation de conflit régnant dans le pays

Mesures correctives identifiées

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore identifié

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/287/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/287/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Janvier 2011 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/287/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 30 janvier 2018, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation qui est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/287/documents/. Les progrès réalisés dans le traitement de plusieurs problèmes de conservation relevés par le Comité y sont présentés comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les informations communiquées par l’État partie attestent son engagement en faveur de la conservation des sites rupestres du Tadrart Acacus, et ce, malgré le conflit qui règne dans le pays. Nonobstant les efforts déployés par l’État partie, le manque de gestion efficace, les conditions de sécurité et la superficie du bien demeurent des défis pour exercer une surveillance adéquate permettant d’empêcher le vandalisme et d’assurer l’état de conservation du bien et de sa valeur universelle exceptionnelle.

L’état actuel de conservation du bien, en particulier les dommages considérables causés par les graffiti et le pillage des biens culturels, est très préoccupant. Il est recommandé au Comité de demander aux États parties à la Convention de soutenir les autorités libyennes en leur allouant des fonds et en leur accordant une assistance technique spécialisée afin d’entreprendre des activités urgentes de conservation, et de coopérer dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels et la protection du patrimoine culturel libyen.

Les efforts entrepris, malgré la difficulté de la situation, pour dresser les cartes indiquant les limites du bien et de sa zone tampon sont reconnus comme étant une étape indispensable dans la protection et la gestion du bien. L’étroite concertation actuellement engagée avec le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS à ce sujet est très appréciée. Il est recommandé au Comité de demander à l’État partie de poursuivre cette concertation avec le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS, et de soumettre une clarification des limites suivie d’une demande de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations, pour examen par les Organisations consultatives.

Il est également recommandé à l’État partie d’appuyer les efforts soutenus qu’il déploie pour élaborer une stratégie de protection des biens du patrimoine mondial libyen sur les mesures à court et moyen terme identifiées lors de la Réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen qui s’est tenue à Tunis en mai 2016. Le rapport est disponible à http://whc.unesco.org/fr/actualites/1496.

Selon d’autres sources, on constate une prise de conscience croissante de la part de la société civile et des autorités locales quant à la nécessité de protéger le patrimoine culturel en Libye, notamment les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. La réunion des cinq villes membres de l’Union des municipalités du patrimoine mondial (Sabratha, mars 2018), a appelé le gouvernement à prendre des mesures de protection des biens libyens et a souligné la nécessité de coordination et de cohérence entre les autorités compétentes en la matière.

La situation qui règne actuellement continue de susciter de très vives préoccupations car elle empêche l’État partie d’entreprendre des actions d’envergure en vue d’assurer la protection et la conservation du bien. Il demeure essentiel que la mission conjointe demandée par le Comité à ses 40e et 41e sessions (Istanbul/UNESCO, 2016 ; Cracovie, 2017) se rende sur le territoire du bien dès que les conditions de sécurité le permettront. D’ici là, il importe que l’État partie poursuive ses efforts afin de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de la situation sur le terrain ainsi que de la poursuite de la mise en œuvre des mesures qu’il a initiées, tout en donnant suite, dans la mesure du possible, aux commentaires et demandes formulés par le Comité.

Décision adoptée: 42 COM 7A.26

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 41 COM 7A.41 et 41 COM 8C.2, adoptées à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Félicite l’État partie pour les importants efforts déployés afin d’élaborer la stratégie de protection des biens libyens du patrimoine mondial, malgré la situation d’instabilité qui règne et les difficiles conditions de travail sur le terrain ;
  4. Note les activités menées par l’État partie afin de faire face aux menaces pesant sur la conservation du bien malgré les nombreuses difficultés auxquelles celui-ci est confronté, et demande à l’État partie de poursuivre ses efforts dans ce domaine ;
  5. Exprime sa vive préoccupation quant à l’augmentation du vandalisme sur le territoire du bien et le pillage de fragments entiers d’art rupestre ;
  6. Félicite également l’État partie pour les importantes avancées réalisées dans la définition de la zone tampon du bien, et l’encourage à poursuivre la finalisation de la clarification des limites du bien et la modification mineure des limites en étroite concertation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, conformément au paragraphe 164 des Orientations;
  7. Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il tienne le Centre du patrimoine mondial régulièrement informé de l’évolution de la situation du bien et de toute nouvelle mesure mise en œuvre pour assurer sa protection et sa conservation, et qu’il continue de communiquer des informations détaillées sur les travaux menés, avec notamment des explications techniques justifiant les interventions ;
  8. Réitère également sa demande auprès de l’État partie afin qu’il invite une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS à se rendre sur le territoire du bien, dès que les conditions de sécurité le permettront ;
  9. Appelle à une mobilisation accrue de la communauté internationale afin qu’elle accorde un soutien financier et technique renforcé à l’État partie, notamment par l’intermédiaire du Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine, permettant de mettre en œuvre les mesures à court et moyen terme identifiées lors de la Réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen (Tunis, mai 2016) ;
  10. Lance un appel à tous les États membres de l’UNESCO afin qu’ils coopèrent dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels provenant de Libye et qu’ils s’engagent dans la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé conformément à la résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies de mars 2017, la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels, et encourage également l’État partie à envisager la ratification de la Convention UNIDROIT de 1995 sur les biens culturels volés ou illicitement exportés ;
  11. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019 ;
  12. Décide de maintenir les Sites rupestres du Tadrart Acacus (Libye) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 42 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/18/42.COM/7A, WHC/18/42.COM/7A.Add et WHC/18/42.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

Décision adoptée: 42 COM 8D

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/8D,
  2. Rappelant la décision 41 COM 8D, adoptée lors de sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Reconnaît l’excellent travail accompli par les États parties dans la clarification des limites de leurs biens du patrimoine mondial et les remercie pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial ;
  4. Rappelle que le Centre du patrimoine mondial ainsi que les Organisations consultatives ne seront pas en mesure d’examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l’époque de l’inscription n’ont pas encore été clarifiées ;
  5. Prend note des clarifications des limites et des superficies fournies par les États parties pour les biens suivants et telles que présentées en Annexe du Document WHC/18/42.COM/8D : 

    AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

    • Haïti, Parc national historique – Citadelle, Sans Souci, Ramiers
    • Mexique, Ville précolombienne d'Uxmal

    ÉTATS arabes 

    • Libye, Ancienne ville de Ghadamès
    • Libye, Site archéologique de Cyrène
    • Libye, Site archéologique de Leptis Magna
    • Libye, Site archéologique de Sabratha
    • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus

    EUROPE ET AMÉRIQUE DU NORD

    • Espagne, Ibiza, biodiversité et culture
    • Pays-Bas, Ligne de défense d'Amsterdam ;
  6. Demande aux États parties n’ayant pas encore répondu aux questions soulevées dans le cadre de l’Inventaire rétrospectif de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation le plus rapidement possible, et d’ici 1er décembre 2018 au plus tard, pour examen subséquent, si les conditions techniques sont remplies par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 43e session en 2019.