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Routes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan

Chine, Kazakhstan, Kirghizistan
Facteurs affectant le bien en 2018*
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Fragilité relative de beaucoup de sites

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Système de gestion/plan de gestion (nécessité de mettre en œuvre les calendriers pour l’élaboration de plans de gestion détaillés ; nécessité de stratégies de conservation pour les différents éléments ; nécessité de stratégies de gestion des visiteurs, y compris interprétation)
  • Impacts du tourisme/visiteurs/loisirs
  • Développement urbain (fragilité relative de nombreux sites)
  • Infrastructures de transport de surface (projet de grande route (et de pont) traversant directement la composante à Talgar, au Kazakhstan)
  • Habitat (développement résidentiel dans la zone tampon, près de la citadelle de Talgar au Kazakhstan)
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2018

Montant total accordé : projet du Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon « Soutien aux normes de documentation et aux procédures de proposition d'inscription en série et transnationale au patrimoine mondial des routes de la soie en Asie centrale » (Phase I, 985 073 dollars EU de 2011 à 2015) ; projet du Fonds-en-dépôt UNESCO/Japon « Soutien aux sites du patrimoine mondial des routes de la soie en Asie centrale » (Phase II, 697 796 dollars EU de 2015 à 2018)

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2018
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2018**

Mars 2016 : mission de conseil de l’ICOMOS à Talgar, composante du bien situé au Kazakhstan ; novembre 2016 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS sur les huit éléments constitutifs du bien en série au Kazakhstan (sites de Talgar, Kayalyk, Karamergen, Aktobe, Kulan, Kostobe et Ornek et complexe archéologique d’Akyrta)

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 20 novembre 2017, l’État partie de la Chine a soumis un rapport sur l’état de conservation. L’État partie du Kazakhstan a soumis, le 30 novembre 2017, une documentation sur les progrès effectuées quant aux plans de gestion des huit composantes du bien en série situées au Kazakhstan, ainsi que sur deux nouveaux tracés alternatifs pour la route, passant à l’extérieur du territoire de la composante du bien à Talgar. Un rapport sur l’état de conservation a été soumis par le Kazakhstan le 31 janvier 2018. Les rapports des deux États parties sont disponibles à l’adresse https://whc.unesco.org/fr/list/1442/documents et répondent aux demandes du Comité comme suit :

  • Le Centre de conservation international de l’ICOMOS de Xi’an, Chine (IICC-X), en tant que secrétariat du Comité de coordination des Routes de la soie et organe de coordination du bien du patrimoine mondial des Routes de la soie, a instauré un système de gestion d’information et d’archivage sur les Routes de la soie (Silk Roads Archives Information Management System – AIMS). Il a également mis en place une base de données d’experts internationaux, renforcé le projet de formation et de coopération, favorisé les échanges académiques, étudié les conseils techniques internationaux et les mécanismes d’assistance, et a coopéré sur des projets archéologiques en Asie Centrale. L’État partie de la Chine, grâce à l’Administration du patrimoine culturel de l’État chinois (SACH) et à l’IICC-X, a mené des activités de recherche, de conservation et de gestion sur les Routes de la soie, à la fois en Chine et en Asie Centrale. La conservation et l’utilisation rationnelle des routes culturelles ont été étudiées, et des études de cas ont été activement partagées grâce à plusieurs plateformes (par exemple AIMS) pour susciter la réflexion entre pays membres. Grâce à l’AIMS, aux lettres d’information, aux visites d’experts, aux conférences académiques et aux autres activités organisées par la SACH et l’IICC-X, la coopération et la communication entre pays situés le long des Routes de la soie ont été renforcées. Du 18 au 23 décembre 2017, des représentants et experts de Chine et du Kazakhstan ont collaboré autour des composantes du bien situées au Kazakhstan pour renforcer le mécanisme de communication et de coordination entre les deux États parties ;
  • L’État partie de la Chine a indiqué qu’en plus de veiller à une conservation et gestion appropriée, il continuait de promouvoir les projets d’interprétation dans ses 22 composantes, notamment en menant des activités d’éducation publique, permettant ainsi de mieux appréhender la manière dont les sites éléments chinois sont reliés au corridor de Chang’an-Tian-shan et au réseau des Routes de la soie dans leur ensemble. Les activités impliquant les parties prenantes, y compris les communautés locales, sont renforcées et assurent leur participation à la gestion et à la conservation du patrimoine. Les nouvelles technologies sont utilisées pour assurer un suivi quotidien afin d’optimiser la collecte de données et renforcer la recherche ;
  • La SACH a intensifié les études et recherches sur les tours balises situées le long du corridor de Tian-shan, avec l’objectif d’inclure éventuellement plusieurs tours balises bien préservées dans la zone de conservation du patrimoine au moyen d’une modification mineure des limites ;
  • Les autorités kazakhes nationales et locales ont commencé à préparer des plans de gestion pour les huit composantes du bien en série situées au Kazakhstan (Aktobe (Stepninskoye), Akyrtas, Karamergen, Kayalyk, Kostobe, Kulan, Ornek et Talgar) ;
  • La gestion du site de Talgar a été transférée au musée de conservation historique et culturelle d’État « Issyk ». Un plan directeur est en cours d’élaboration pour Talgar, qui définira les zones protégées et de développement ainsi que leurs usages. L’État partie du Kazakhstan indique que la superficie de la composante à Talgar spécifiée dans le dossier de proposition d’inscription est erronée : il ne s’agit pas de 55,7 ha, mais de 20,8 ha seulement. Bien que les habitations illégalement construites au sein de la composante seront démolies, il apparaît que la construction de routes et de bâtiments résidentiels est autorisée dans la zone protégée étendue tant qu’ils ne « portent pas atteinte à l’environnement historique » ;
  • Dans le plan directeur de Talgar sont présentés deux tracés alternatifs pour la voie rapide Birlik-Akbulak, dont il est précisé qu’ils évitent toutes les zones protégées (culturelles et naturelles). Les deux tracés commencent à partir de la route déjà existante, et la solution retenue impliquerait la démolition d’édifices situés dans des zones de loisirs et résidentielles ainsi que la construction d’un nouveau pont traversant la rivière Talgar ;
  • L’État partie du Kazakhstan indique que le statut de « site commémoratif d’histoire et de culture », en vertu du registre national du Kazakhstan, sera attribué à cinq éléments sites (Ornek, Akyrtas, Kostobe, Aktobe et Kulan), conformément aux limites des composantes et de leurs zones tampons. Deux autres composantes (Kayalyk et Karamergen) seront incluses en 2018 ;
  • En raison des difficultés rencontrées en matière de protection des composantes à Akyrtas, Kostobe, Kulan et Ornek, une commission a été créée avec des représentants nationaux, régionaux et locaux, y compris les maires, qui se sont mis d’accord sur les points suivants :
    • Akyrtas : agrandissement de la zone tampon et fermeture des routes traversant la zone du site commémoratif ;
    • Kostobe : exclusion du cimetière des zones protégées, conformément aux recommandations de la mission ; agrandissement de la zone tampon ; garantie que tout projet au sein de la composante et de la zone tampon sera approuvé par l’organe d’État compétent au niveau national ;
    • Ornek, Aktobe et Kulan : il est demandé aux autorités locales de suspendre temporairement l’octroi d’autorisations pour les services collectifs, les travaux de construction et autres activités de terrassement jusqu’à l’officialisation des sites commémoratifs ;
  • S’agissant des améliorations routières, l’État partie du Kazakhstan a transmis les détails suivants : 
    • Kostobe : une route de graviers menant au monument a été construite à l’extrémité sud du village de Bayzak ;
    • Kayalyk : des plans ont été préparés pour permettre le contournement du village de Koilyk par la route « A-3 » (Ust-Kamenogorsk-Almaty). Cet axe longera le côté nord de la zone tampon et des études archéologiques ont été menées ;
    • Akyrtas : une route d’asphalte menant au centre d’accueil des visiteurs a été construite ; son impact sera évalué et des mesures mises en place pour en réduire l’impact négatif.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2018

Dans la mesure où les rapports transmis de manière indépendante par les États parties de la Chine et du Kazakhstan sont relatifs au même bien transnational en série, il eût été préférable que les trois États parties soumettent un rapport conjoint sur l’état de conservation.

Des avancées considérables ont été effectuées sur les plans de l’interprétation, de l’implication des parties prenantes et du suivi le long des Routes de la soie en Chine, notamment grâce à des activités d’éducation publique afin de mieux appréhender comment les composantes en Chine sont reliées au corridor de Chang’an-Tian-shan et au réseau des Routes de la soie dans son ensemble. Des efforts approfondis de recherche, de conservation et de gestion ont été menés sur les éléments chinois. On notera également que l’État partie de la Chine étudie activement des possibilités de renforcement des mécanismes de communication et de coordination entre les trois États parties. Le projet « Étude et conservation des tours balises en Chine » est prometteur : il vise l’intégration éventuelle de plusieurs tours balises remarquables et bien préservées dans la zone de conservation au moyen d’une modification mineure des limites.

On notera avec appréciation que l’État partie du Kazakhstan a commencé à préparer des plans de gestion pour toutes ses composantes et leur cadre paysager, et ce, afin de régler les difficultés de gouvernance aux niveaux national et local et de garantir une planification appropriée et une gestion efficace.

Les assurances données par l’État partie du Kazakhstan au sujet des projets routiers sont accueillies favorablement : des détails ont été transmis sur les projets en cours à Kayalyk, Akyrtas et Kostobe, et les évaluations d’impact nécessaires seront menées, ou des mesures d’atténuation seront prises pour réduire tout impact négatif.

Les propositions pour une route de contournement à Talgar, située à l’extérieur des zones protégées, sont notées. La solution retenue, qui contourne la zone tampon, entraînerait la démolition d’édifices résidentiels et publics et la construction d’un nouveau pont traversant la rivière. Avant que d’autres projets ou engagements ne soient approuvés, et avant le début des travaux, des plans plus détaillés, indiquant le tracé précis de la route, la localisation du nouveau pont et toute zone appelée à remplir les fonctions des édifices démolis, devront être transmis au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, de préférence rédigés dans l’une des deux langues de travail du Comité (c’est-à-dire en anglais ou en français). Des détails doivent également être transmis sur les travaux de démantèlement du pont partiellement construit en 2016 sur la rivière Talgar, lesquels été demandés par le Comité dans sa décision 40 COM 7B.34. Des informations sont également toujours attendues sur les mesures d’atténuation visant à traiter les travaux de reconstruction et les aménagements résidentiels sauvages et illégaux près des limites du site de Talgar, et sur les mesures de renforcement d’urgence des dispositifs généraux légaux, de planification et de gestion de la composante et de son cadre.

L’on peut se féliciter de la fermeture de toutes les routes existantes traversant la composante à Kostobe, la route de graviers existante servant exclusivement à la desserte locale. Dans la mesure où les plans d’ensemble prévoient la création d’une zone de services et d’une aire de stationnement, l’État partie devrait soumettre ces plans ainsi qu’une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP).

S’agissant de la composante à Kayalyk, la voie rapide A3 Ust-Kamenogorsk-Almaty était initialement censée longer la limite sud-est du site en traversant la zone tampon, ce qui faisait peser une menace importante sur le bien. Des plans révisés ont été préparés pour que cet axe routier stratégique contourne le site élément et le village de Koilyk, avec un tracé qui longe le côté nord-ouest de la zone tampon. Toutefois, on notera que la limite nord-ouest de la zone tampon semble coïncider avec le tracé de la nouvelle route. Cet alignement devrait être modifié pour éviter complètement la zone tampon et ainsi protéger le site de manière appropriée.

Concernant la composante à Akyrtas, peu de détails ont été transmis sur la route d’asphalte commencée en 2017, qui mène au centre d’accueil des visiteurs. Conformément à ses engagements, l’État partie devait fournir de plus amples détails et une analyse d’impact dans une EIP.

Enfin, il est recommandé que le Comité encourage les trois États parties à tirer pleinement parti du Comité de coordination intergouvernemental (CCI), instauré avant la proposition d’inscription, et notamment du secrétariat du CCI basé dans le Centre de conservation international de l’ICOMOS de Xi’an (Chine), afin de mieux coordonner la protection et la gestion du bien en série.

Décisions adoptées par le Comité en 2018
42 COM 7B.5
Routes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan (Chine, Kazakhstan, Kirghizistan) (C 1442)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 40 COM 7B.34 et 41 COM 7B.88, adoptées à ses 40(Istanbul/UNESCO, 2016) et 41e (Cracovie, 2017) sessions respectivement,
  3. Accueille favorablement les deux rapports détaillés soumis par les États parties de la Chine et du Kazakhstan, qui répondent aux demandes faites par le Comité dans les décisions susmentionnées, mais encourage vivement les trois États parties impliqués dans ce bien en série transnational à soumettre un rapport conjoint à l’avenir ;
  4. Félicite l’État partie de la Chine pour :
    1. son travail en cours sur l’interprétation, l’implication des parties prenantes et le suivi des éléments chinois du bien en série, et notamment les activités d’éducation publique,
    2. ses activités approfondies de recherche, de conservation et de gestion, ainsi que ses efforts pour renforcer les mécanismes de communication et de coordination entre les trois États parties,
    3. le projet « Étude et conservation des tours balises en Chine », qui vise l’intégration éventuelle de plusieurs tours balises remarquables et bien préservées dans la zone de conservation au moyen d’une modification mineure des limites ;
  5. Accueille également favorablement les assurances données par l’État partie du Kazakhstan quant au fait que les évaluations d’impact nécessaires des projets de construction routiers seront menées et que des mesures d’atténuation seront définies pour réduire tout impact négatif ;
  6. Note les décisions visant à dérouter la voie rapide Birlik-Akbulak à l’extérieur de toutes les zones de protection de la composante à Talgar, à fermer toutes les routes existantes traversant la composante à Kostobe, et à dévier la voie rapide A3 Ust-Kamenogorsk-Almaty au bord de la zone tampon de la composante de Kayalyk ; et demande à l’État partie du Kazakhstan de fournir les documents suivants au Centre du patrimoine mondial avant que d’autres projets ou engagements ne soient approuvés, et avant le début des travaux, pour examen par les Organisations consultatives :
    1. Des détails sur la solution retenue pour la route de contournement de Talgar, montrant le tracé précis et la localisation du nouveau pont, ainsi que toute zone appelée à remplir les fonctions des édifices démolis, accompagnés d’une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP),
    2. Des détails sur les plans de fermeture totale des routes à Kostobe, y compris la création d’une zone de services et de stationnement ainsi qu’une EIP appropriée,
    3. Des détails sur la modification du tracé de l’A3 Ust-Kamenogorsk-Almaty qui devra éviter entièrement la zone tampon de la composante de Kayalyk, ainsi qu’une EIP à cet effet,
    4. Des détails sur la nouvelle route menant au centre d’accueil des visiteurs à Akyrtas ;
  7. Réitère ses demandes à l’État partie du Kazakhstan pour qu’il fournisse des détails concernant :
    1. le démantèlement du pont, partiellement construit, attenant à la composante à Talgar,
    2. les mesures d’atténuation suite aux travaux de reconstruction et aux aménagements résidentiels sauvages et illégaux près des limites du site de Talgar,
    3. les mesures de renforcement des dispositifs légaux, de planification et de gestion de la composante à Talgar et de son cadre ;
  8. Accueille en outre favorablement la démarche en cours de préparation des plans de gestion pour tous les sites éléments du Kazakhstan et leur cadre paysager, et réitère également sa demande pour que ces plans soient prioritairement finalisés, prenant en compte les conclusions de la mission de novembre 2016, et soumis au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, d’ici le 1er décembre 2018 au plus tard ;
  9. Encourage également vivement les trois États parties à tirer pleinement parti du Comité de coordination intergouvernemental (CCI), instauré avant la proposition d’inscription, et notamment du secrétariat du CCI basé au Centre de conservation international de l’ICOMOS de Xi’an (Chine), afin de mieux coordonner la protection et la gestion du bien en série ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport conjoint actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Projet de décision : 42 COM 7B.5

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 40 COM 7B.34 et 41 COM 7B.88, adoptées à ses 40e(Istanbul/UNESCO, 2016) et 41e (Cracovie, 2017) sessions respectivement,
  3. Accueille favorablement les deux rapports détaillés soumis par les États parties de la Chine et du Kazakhstan, qui répondent aux demandes faites par le Comité dans les décisions susmentionnées, mais encourage vivement les trois États parties impliqués dans ce bien en série transnational à soumettre un rapport conjoint à l’avenir ;
  4. Félicite l’État partie de la Chine pour :
    1. son travail en cours sur l’interprétation, l’implication des parties prenantes et le suivi des éléments chinois du bien en série, et notamment les activités d’éducation publique,
    2. ses activités approfondies de recherche, de conservation et de gestion, ainsi que ses efforts pour renforcer les mécanismes de communication et de coordination entre les trois États parties,
    3. le projet « Étude et conservation des tours balises en Chine », qui vise l’intégration éventuelle de plusieurs tours balises remarquables et bien préservées dans la zone de conservation au moyen d’une modification mineure des limites ;
  5. Accueille également favorablement les assurances données par l’État partie du Kazakhstan quant au fait que les évaluations d’impact nécessaires des projets de construction routiers seront menées et que des mesures d’atténuation seront définies pour réduire tout impact négatif ;
  6. Note les décisions visant à dérouter la voie rapide Birlik-Akbulak à l’extérieur de toutes les zones de protection de la composante à Talgar, à fermer toutes les routes existantes traversant la composante à Kostobe, et à dévier la voie rapide A3 Ust-Kamenogorsk-Almaty au bord de la zone tampon de la composante de Kayalyk ; et demande à l’État partie du Kazakhstan de fournir les documents suivants au Centre du patrimoine mondial avant que d’autres projets ou engagements ne soient approuvés, et avant le début des travaux, pour examen par les Organisations consultatives :
    1. Des détails sur la solution retenue pour la route de contournement de Talgar, montrant le tracé précis et la localisation du nouveau pont, ainsi que toute zone appelée à remplir les fonctions des édifices démolis, accompagnés d’une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP),
    2. Des détails sur les plans de fermeture totale des routes à Kostobe, y compris la création d’une zone de services et de stationnement ainsi qu’une EIP appropriée,
    3. Des détails sur la modification du tracé de l’A3 Ust-Kamenogorsk-Almaty qui devra éviter entièrement la zone tampon de la composante de Kayalyk, ainsi qu’une EIP à cet effet,
    4. Des détails sur la nouvelle route menant au centre d’accueil des visiteurs à Akyrtas ;
  7. Réitère ses demandes à l’État partie du Kazakhstan pour qu’il fournisse des détails concernant :
    1. le démantèlement du pont, partiellement construit, attenant à la composante à Talgar,
    2. les mesures d’atténuation suite aux travaux de reconstruction et aux aménagements résidentiels sauvages et illégaux près des limites du site de Talgar,
    3. les mesures de renforcement des dispositifs légaux, de planification et de gestion de la composante à Talgar et de son cadre ;
  8. Accueille en outre favorablement la démarche en cours de préparation des plans de gestion pour tous les sites éléments du Kazakhstan et leur cadre paysager, et réitère également sa demande pour que ces plans soient prioritairement finalisés, prenant en compte les conclusions de la mission de novembre 2016, et soumis au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, d’ici le 1erdécembre 2018 au plus tard ;
  9. Encourage également vivement les trois États parties à tirer pleinement parti du Comité de coordination intergouvernemental (CCI), instauré avant la proposition d’inscription, et notamment du secrétariat du CCI basé au Centre de conservation international de l’ICOMOS de Xi’an (Chine), afin de mieux coordonner la protection et la gestion du bien en série ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2019, un rapport conjoint actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Année du rapport : 2018
Chine Kirghizistan Kazakhstan
Date d'inscription : 2014
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(v)(vi)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2018) .pdf
Rapport (2017) .pdf
arrow_circle_right 42COM (2018)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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