1.         Établissements de chefferies précolombiennes avec des sphères mégalithiques du Diquís (Costa Rica) (C 1453)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2014

Critères  (iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1453/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2004-2004)
Montant total approuvé : 17 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1453/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1453/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 27 novembre 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation accompagné d’un rapport approfondi sur les aspects techniques de la conservation, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1453/documents/, qui aborde les précédentes recommandations du Comité.

Le 22 mars 2018, l’État partie a fourni un complément d’information contenant le plan de gestion actualisé (2017-2020) du bien et sa note d’approbation émise par le Musée national du Costa Rica (MNCR) en mars 2018.

L’État partie rend compte de ce qui suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Il convient de féliciter l’État partie des progrès accomplis dans la mise en œuvre d’un certain nombre de recommandations du Comité et notamment la promotion de plusieurs activités et projets éducatifs et culturels liés au bien. D’autres efforts sont à encourager pour finaliser les accords de coopération avec les communautés locales et développer des initiatives pédagogiques qui mettent en valeur le bien en tant que référence au patrimoine culturel potentiel du Costa Rica.

Toutefois, des retards sont observés dans l’application de mesures qui sont essentielles à la bonne gestion et conservation du bien, en particulier la préparation du plan de réglementation du canton d’Osa, les plans de préparation aux risques et de gestion des catastrophes, et les accords de gestion conclu avec les communautés autochtones et locales. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de soumettre un plan de travail et un échéancier pour la mise en œuvre de ces activités et des autres opérations recommandées, parallèlement à l’engagement d’accroître les ressources humaines et financières requises pour assurer leur mise en œuvre et les plus vastes objectifs de conservation et de gestion du bien.

Il est noté avec préoccupation que certaines menaces sérieuses pour la conservation de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, y compris son authenticité et son intégrité, n’ont pas été résolues. L’EIP de l’aéroport international à proximité immédiate de Finca 6 n’a pas été finalisée, alors qu’il y a tout lieu de s’attendre à ce que l’aéroport, avec sa piste d’atterrissage et ses structures auxiliaires, exerce un impact majeur sur l’ensemble du bien et en particulier sa composante Finca 6.

En mars 2018, l’ICOMOS a soumis à l’État partie une étude technique de l’EIP relative au projet de centrale hydroélectrique d’El Diquís. De plus amples détails techniques ont été communiqués ultérieurement par l’État partie, y compris des visualisations, et l’étude a été augmentée en conséquence, avec les observations qui suivent ;

Il convient de noter que le plan de gestion 2017-2020 insiste sur le fait que le site de Batambal offre une « excellente vue du delta et de ses alentours » et sur la nécessité de « mieux comprendre la dynamique d’occupation du delta [et de] renforcer les valeurs et l’importance de l’atout », alors qu’un de ses objectifs inclut l’évaluation de « l’éventuelle expansion » des zones tampons déclarées des sites. L’approche restrictive de l’EIP semble contredire les buts et les objectifs du plan de gestion.

Il est suggéré que le Comité exprime sa préoccupation face à l’impact potentiel négatif du projet de barrage hydroélectrique proposé sur le cadre paysager des établissements de chefferies, et par là même sur la VUE du bien.

Décision adoptée: 42 COM 7B.36

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.3, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Félicite l’État partie pour les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ses recommandations sur l’acquisition des terres, la dotation en personnel et les activités éducatives ;
  4. Encourage l’État partie à poursuivre ses efforts pour conclure des accords de coopération en termes de gestion avec les communautés locales et développer des initiatives éducatives qui mettent en valeur le bien en tant que référence pour le patrimoine culturel potentiel du Costa Rica ;
  5. Note cependant avec inquiétude le retard pris dans la mise en œuvre de mesures qui sont essentielles à la bonne gestion et conservation du bien, en particulier la préparation du plan de réglementation du canton d’Osa, les plans de préparation aux risques et de gestion des catastrophes, et les accords de gestion avec les communautés autochtones et locales ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un plan de travail et un calendrier pour la mise en œuvre de ses recommandations, et d’augmenter les ressources humaines et financières nécessaires à leur application, ainsi qu’aux plus vastes objectifs de conservation et de gestion du bien ;
  7. Prie instamment l’État partie de conclure l’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) du projet d’aéroport international et de la soumettre, y compris une section dans l’impact du projet sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, dès qu’elle sera disponible ;
  8. Note avec préoccupation que l’EIP de la centrale hydroélectrique d’El Diquís suit une approche restrictive et que les détails techniques et les visualisations montrent qu’en dépit de l’emplacement du barrage prévu à l’extérieur du delta du Diquís, les constructions annexes dans le cadre élargi du site de Batambal exerceraient des impacts potentiellement négatifs sur le cadre paysager des établissements de chefferies et par là même sur la VUE du bien, et viennent contredire les objectifs du plan de gestion, et en conséquence prie aussi instamment l’État partie de reconsidérer le projet ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.