1.         Paysage culturel de l’art rupestre de Zuojiang Huashan (Chine) (C 1508)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2016

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1508/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1508/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Facteurs identifiés lors de l'inscription en 2016:

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1508/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

L’État partie a soumis en novembre 2017 un rapport sur l’état de conservation qui est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1508/documents. Ce rapport présente comme suit les avancées de l’État partie s’agissant de divers problèmes de conservation soulevés par le Comité lors de l’inscription du bien :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie a fait des avancées s’agissant de la plupart des recommandations faites par le Comité au moment de l’inscription, en 2016. Il a lancé la démarche consistant à placer les 38 sites d’art rupestre sous le plus haut niveau de protection ; il a pris de premières mesures en faveur d’un programme de conservation/consolidation de tous les sites d’art rupestre associé à des systèmes de suivi ; il a traité le risque d’incendies de forêt ; et il a limité la collecte de bois de chauffage dans les forêts afin de protéger l’environnement des sites d’art rupestre. L’État partie a également prêté attention à l’utilisation de chauffage solaire et d’électricité pour remplacer les énergies fossiles afin de faire fonctionner les bateaux et autres équipements dans les villages avoisinants ; il a enquêté pour déterminer si la superficie des terres agricoles avait été modifiée ; et il a enquêté pour déterminer si des sites d’art rupestre situés au sein du bien du patrimoine mondial étaient négligés. Néanmoins, l’État partie n’a pas complètement répondu à la recommandation du Comité visant à étoffer le plan de gestion pour que ce dernier comprenne une stratégie de préparation aux risques.

L’État partie a indiqué que des présentations et des projets d’utilisation des énergies vertes au sein du bien et de ses zones tampons sont prévus et en cours d’examen. Aucun projet d’aménagement et de construction d’envergure n’a été mis en œuvre.

Il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à finaliser le processus en cours visant à lister les 38 sites d’art rupestre situés au sein du bien en tant que « sites protégés de priorité nationale » dès que possible. La valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, y compris son authenticité et son intégrité, peut être mieux préservée à long terme grâce à la préparation et à l’adoption de mécanismes formels. Il est par conséquent recommandé que l’État partie finalise un programme de conservation/consolidation formel pour tous les sites d’art rupestre associé à des systèmes de suivi ; qu’il finalise une stratégie formelle de préparation aux risques pour inclusion dans le plan de gestion qui traitera entre autres le risque d’incendies de forêt ; qu’il adopte des mécanismes formels pour restreindre la collecte de bois de chauffage dans les forêts afin de protéger l’environnement des sites d’art rupestre ; et qu’il adopté également des mécanismes formels pour maintenir la superficie des surfaces agricoles à son état actuel.   

Il est également recommandé que le Comité encourage l’État partie à le tenir informé des avancées effectuées quant à la création d’un « site de démonstration d’énergie verte », particulièrement au regard de la mise en œuvre d’alternatives durables sur le plan environnemental en remplacement des énergies fossiles pour le fonctionnement des bateaux et autres équipements dans les villages avoisinants. 

Enfin, il est recommandé que le Comité invite l’État partie à l’informer, par l’intermédiaire du Centre du patrimoine mondial, de tout projet de restauration importante ou de nouveaux projets de construction qui pourraient affecter la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant de prendre toute décision difficilement réversible.

Décision adoptée: 42 COM 7B.4

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 8B.19 adoptée à sa 40session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Reconnaît les avancées effectuées par l’État partie dans la mise en œuvre des recommandations faites par le Comité au moment de l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial, et encourage l’État partie à finaliser dès que possible le processus en cours visant à lister les 38 sites d’art rupestre situés au sein du bien en tant que « sites protégés de priorité nationale » ;
  4. Prend note des projets de présentation et d’utilisation au sein de la zone du bien et de ses zones tampons actuellement en phases de préparation ou d’examen, et invite l’État partie à informer le Comité, par l’intermédiaire du Centre du patrimoine mondial, de tout projet de restauration importante ou de nouveaux projets de construction qui pourraient affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE ) du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant de prendre toute décision difficilement réversible ;
  5. Recommande que l’État partie prépare et adopte des mécanismes formels pour garantir le fait que la VUE du bien, y compris son authenticité et son intégrité, soit préservée à long terme, et notamment :
    1. un programme de conservation/consolidation formel pour tous les sites d’art rupestre associé à des systèmes de suivi,
    2. une stratégie de préparation aux risques, pour inclusion dans le plan de gestion, qui traitera entre autres le risque d’incendies de forêt,
    3. des mécanismes pour restreindre la collecte de bois de chauffage dans les forêts afin de protéger l’environnement des sites d’art rupestre,
    4. des mécanismes pour maintenir la superficie des surfaces agricoles à son état actuel ;
  6. Encourage également l’État partie à tenir le Comité informé des avancées quant à la création d’un « site de démonstration d’énergie verte », particulièrement au regard de la mise en œuvre d’alternatives durables sur le plan environnemental en remplacement des énergies fossiles pour le fonctionnement des bateaux et autres équipements dans les villages avoisinants ;
  7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.