1.         Anciennes cités pyu (Myanmar) (C 1444)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2014

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1444/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2012-2012)
Montant total approuvé : 30 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1444/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total alloué : le bien a bénéficié des 1 892 032 dollars EU du Fonds-en-dépôt UNESCO/Italie pour le projet « Renforcement des capacités pour le patrimoine culturel au Myanmar » (Phases I et II, 2011-2015)

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1444/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 3 janvier 2018, l'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation du bien. Un résumé de ce rapport est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1444/documents/. Le rapport fournit des informations actualisées sur un certain nombre des problèmes de conservation abordés par le Comité à ses sessions précédentes comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les progrès en cours dans le traitement des questions de conservation et de gestion mises en évidence par le Comité, en particulier l'élaboration de stratégies de préparation aux risques et de gestion du tourisme, sont reconnus. Il est donc important d'assurer rapidement l'adoption formelle de ces stratégies et leur mise en œuvre. Toutefois, le succès de leur mise en œuvre dépend dans une large mesure d'un nombre suffisant de personnes formées et de ressources financières. Il est donc recommandé que le Comité encourage l'État partie à augmenter les capacités techniques et les ressources humaines du Département d'archéologie et des musées, actuellement limitées par les réglementations liées au statut de la fonction publique nationale, et à prévoir des ressources financières adéquates à long terme pour soutenir la mise en œuvre du Plan de gestion.

Les études entreprises pour évaluer la réhabilitation et la restauration du système hydraulique historique, dans l’objectif de soutenir les pratiques agricoles et d'améliorer le niveau de vie des communautés locales, doivent être saluées. Étant donné la présence possible de vestiges archéologiques enfouis à faible profondeur à Sri Ksetra, il est recommandé au Comité de demander à l'État partie de mener des investigations non-invasives avant toute remise en état d'anciens canaux ou autres plans d'eau. Les travaux entrepris doivent également être documentés au moyen d'études détaillées de l'historique et de l'aménagement de l'ensemble du système hydraulique, et par la documentation des travaux de remise en état effectués. Il est recommandé au Comité de demander également à l'État partie de soumettre cette documentation au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives.

Malgré le soutien continu de la communauté internationale par le biais d'une assistance technique pour le renforcement des capacités en matière de conservation, le manque persistant de personnel suffisamment formé exige des efforts supplémentaires. Une stratégie nationale de formation devrait être élaborée et adoptée, pour mettre notamment à niveau l'École nationale d'archéologie de terrain en y ajoutant une formation aux techniques de gestion et de conservation. Cela pourrait avoir une incidence importante sur le succès futur de la gestion du bien.

Décision adoptée: 42 COM 7B.11

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.40 adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Reconnaît les efforts de l'État partie pour continuer à traiter les questions de conservation et de gestion, et en particulier l'élaboration de stratégies de prévention des risques et de gestion du tourisme, et encourage l'État partie à assurer leur adoption et leur mise en œuvre rapides ;
  4. Se félicitant des études entreprises pour évaluer la réhabilitation et la restauration des systèmes hydrauliques historiques, dans l’objectif de soutenir le paysage agricole et d'améliorer le niveau de vie des communautés locales, demande à l'État partie de mener des investigations non-invasives avant toute remise en état des canaux ou autres plans d'eau et de documenter les interventions au moyen d’études détaillées de l'historique et de l'aménagement de l’ensemble du système hydraulique et par la documentation des travaux de remise en état effectués ; et demande également à l'État partie de soumettre cette documentation au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Recommande à l'État partie de remédier au manque de ressources humaines suffisamment qualifiées pour la gestion et la conservation du bien :
    1. en améliorant les capacités techniques et les ressources humaines du Département d'archéologie et des musées, actuellement limitées par les réglementations liées au statut de la fonction publique nationale,
    2. en élaborant et adoptant une stratégie nationale de formation qui comprenne la mise à niveau de l'École nationale d'archéologie de terrain et y ajoute une formation aux techniques de gestion et de conservation ;
  6. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par les Organisations consultatives.