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Zone protégée du Wadi Rum

Jordanie
Facteurs affectant le bien en 2018*
  • Déchets solides
  • Gouvernance
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Absence de base de données sur le patrimoine culturel
  • Absence de conservation appropriée et d’entretien des sites archéologiques
  • Absence de plans de gestion de la circulation et du flux des visiteurs
  • Empiètement potentiel dû au développement dans le village de Rum
  • Absence de personnel qualifié et de ressources financières pour la gestion du bien
  • Ressources financières
  • Gouvernance
  • Ressources humaines
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Déchets solides
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2018
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2018**

2014 : Mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/UICN

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 5 décembre 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation dont est résumé est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1377/documents/. Ce rapport présente les informations suivantes :

  • Le Département des antiquités (DoA) est chargé de la supervision de toutes les activités de recherche, de gestion et de suivi relatives au patrimoine culturel au sein du bien, conformément au mémorandum d’accord signé avec l’Administration de la zone économique spéciale d’Aqaba (ASEZA) en 2014 ;
  • Plusieurs initiatives relatives à la compilation de données et à des relevés topographiques sont en cours, qui contribueront à la mise sur pied d’une base de données intégrée SIG (système d’information géographique) des attributs culturels et naturels du bien. Cela comprend le renforcement des capacités du personnel local et des membres de la communauté locale pour garantir la pérennité du système de suivi. Un système de gestion de l’information sur la biodiversité intégrant des données sur le patrimoine culturel et naturel a été établi grâce à la participation financière du Programme des Nations Unies pour le développement ;
  • Sur 25 camps touristiques, 15 sont actuellement actifs, dont 7 ne disposent pas de licence. Les actions entreprises à ce jour par l’ASEZA comprennent des mises en demeure du gouverneur local, des poursuites judiciaires, des programmes de sensibilisation des membres de la communauté locale, et l’établissement d’un comité pour étudier un possible changement du mécanisme d’attribution des licences pour les camps touristiques ;
  • Le renforcement des capacités en matière d’évaluation d’impact sur l’environnement et le patrimoine (EIE et EIP) est prévu en mars 2018, en collaboration avec le Centre régional arabe pour le patrimoine mondial ;
  • Les avancées en matière de programme d’interprétation du bien comprennent un financement suffisant et garanti pour restructurer le centre de visiteurs principal de la zone protégée du Wadi Rum, mettre en place une nouvelle signalisation routière et des supports d’interprétation destinés aux communautés locales, remanier le point d’accueil des visiteurs, et créer des activités de formation pour le personnel, les organisations communautaires et les prestataires de services touristiques ;
  • La mise en place d’une station de traitement des eaux usées dans le village de Rum est considérée prioritaire ; sa construction a toutefois été reportée en raison du souhait d’étendre le projet pour y inclure les zones environnantes. Des mesures temporaires ont donc été mises en place, dont le transport régulier et le traitement des eaux usées hors du bien, et le transfert des déchets solides dans des usines de traitement à Aqaba ;
  • La révision du plan de gestion intégré (PGI) devrait être terminée et soumise au Centre du patrimoine mondial en 2018. Un plan d’aménagement du territoire pour la zone tampon est en cours d’élaboration et devrait être soumis au Centre du patrimoine mondial en 2018 ;
  • Plusieurs institutions et organisations nationales et internationales collaborent activement pour la protection et la gestion du bien. De plus, la participation de la communauté a été lancée grâce à la mise en place de comités de conseil locaux et au renforcement des capacités.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2018

Les efforts de l’État partie pour répondre aux préoccupations du Comité et aux recommandations de la mission de suivi réactif de 2014, et ce, malgré les difficultés financières et techniques, sont notés.

Des avancées significatives sont notées dans la mise en œuvre du mémorandum d’accord de 2014 entre l’ASEZA et le DoA, ainsi que dans la compilation des données sur les ressources du bien et dans la conduite d’études de terrain.

Les avancées s’agissant de la mise sur pied d’un programme d’interprétation et du lancement d’un programme de renforcement des capacités sur les EIE et les EIP sont également accueillies favorablement. L’État partie n’a toutefois signalé aucune avancée s’agissant de l’état des lieux des activités touristiques appropriées au sein et autour du bien.

Les problèmes relatifs aux camps touristiques illégaux et à la violation des sites sont traités de diverses manières mais n’ont pas encore été réglés. Même si l’État partie semble disposé à étudier la possibilité d’amender la législation pour renforcer la réglementation s’agissant de l’établissement de camps au sein du bien et de sa zone tampon, des mesures temporaires efficaces doivent être mises en place et la réhabilitation des zones dégradées doit être entreprise.

L’État partie n’a rien précisé quant à un échéancier possible d’achèvement d’une station de traitement des eaux usées dans le village de Rum. L’intention de l’État partie visant à garder le Centre du patrimoine mondial informé des futurs plans est toutefois notée.

Si l’État partie a mentionné les divers aspects de gestion qui seront pris en compte dans le PGI intégré, on ne sait pas si ce dernier fera référence aux mesures et politiques légales, comme demandé par le Comité. Ces mesures doivent s’appuyer sur des ressources humaines et financières nécessaires pour garantir la gestion effective du bien et de sa zone tampon.

L’intention de l’État partie visant à demander l’avis et l’approbation du Centre du patrimoine mondial sur le plan d’aménagement territorial de la zone tampon est accueillie favorablement. Cela garantira le respect optimal des règles et normes appropriées.

L’État partie a fait preuve d’une coopération intense avec les institutions de recherche nationales et internationales dans la protection et la gestion du bien, ce qui est accueilli favorablement et devrait être encore encouragé.

Si l’État partie indique que l’évaluation de l’état de conservation et le suivi des éléments culturels du bien sont réalisés, rien n’est toutefois évoqué sur l’établissement d’une méthode de conservation cohérente pour tous les sites culturels situés au sein du bien. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de veiller à ce que le PGI révisé comprenne une stratégie de conservation du patrimoine culturel pour garantir la conservation durable du bien.

Décisions adoptées par le Comité en 2018
42 COM 7B.67
Zone protégée du Wadi Rum (Jordanie) (C/N 1377)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.65 adoptée à sa 40session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Note avec appréciation les avancées effectuées par l’État partie pour répondre aux recommandations faites par la mission de suivi réactif de 2014, et ce, malgré les difficultés financières et techniques ;
  4. Demande à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé au sujet des plans d’aménagement d’une station de traitement des eaux usées et du développement d’un plan d’aménagement du territoire de la zone tampon ;
  5. Encourage l’État partie à poursuivre sa collaboration avec les institutions nationales et internationales pour atteindre, s’agissant de la gestion du bien, les meilleures normes en matière de processus décisionnels scientifiquement et factuellement motivés ;
  6. Prie à nouveau instamment l’État partie de traiter le problème des camps touristiques et des autres installations similaires au sein du bien, de réhabiliter toute zone qui aurait été dégradée, et d’établir des procédures et une réglementation qui garantiront une résolution permanente de ce problème ;
  7. Note que l’État partie a lancé l’intégration de la base de données sur le patrimoine culturel en cours de développement avec la base de données sur le patrimoine naturel en une seule base de données SIG (système d’information géographique) compatible, et ce, afin de soutenir et faciliter le suivi et la gestion intégrés des attributs culturels et naturels du bien, et encourage également l’État partie à terminer ces travaux rapidement ;
  8. Réitère sa demande à l’État partie de veiller à ce que le plan de gestion intégré (PGI) révisé fasse référence aux mesures et politiques légales, s’appuie sur les ressources humaines et financières nécessaires pour garantir la gestion effective du bien et de sa zone tampon, et demande également à l’État partie d’inclure dans le PGI révisé une stratégie de gestion du patrimoine culturel pour assurer une méthode de conservation cohérente pour tous les sites culturels situés au sein du bien ;
  9. Demande en outre à l’État partie de poursuivre activement la mise en œuvre de toutes les recommandations de la mission de 2014, particulièrement s’agissant d’établir un état des lieux des activités touristiques grâce à une évaluation d’impact environnemental (EIE) et une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) au sein et autour du bien ;
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Projet de décision : 42 COM 7B.67

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.65 adoptée à sa 40esession (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Note avec appréciation les avancées effectuées par l’État partie pour répondre aux recommandations faites par la mission de suivi réactif de 2014, et ce, malgré les difficultés financières et techniques ;
  4. Demande à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé au sujet des plans d’aménagement d’une station de traitement des eaux usées et du développement d’un plan d’aménagement du territoire de la zone tampon ;
  5. Encourage l’État partie à poursuivre sa collaboration avec les institutions nationales et internationales pour atteindre, s’agissant de la gestion du bien, les meilleures normes en matière de processus décisionnels scientifiquement et factuellement motivés ;
  6. Prie à nouveau instamment l’État partie de traiter le problème des camps touristiques et des autres installations similaires au sein du bien, de réhabiliter toute zone qui aurait été dégradée, et d’établir des procédures et une réglementation qui garantiront une résolution permanente de ce problème ;
  7. Note que l’État partie a lancé l’intégration de la base de données sur le patrimoine culturel en cours de développement avec la base de données sur le patrimoine naturel en une seule base de données SIG (système d’information géographique) compatible, et ce, afin de soutenir et faciliter le suivi et la gestion intégrés des attributs culturels et naturels du bien, et encourage également l’État partie à terminer ces travaux rapidement ;
  8. Réitère sa demande à l’État partie de veiller à ce que le plan de gestion intégré (PGI) révisé fasse référence aux mesures et politiques légales, s’appuie sur les ressources humaines et financières nécessaires pour garantir la gestion effective du bien et de sa zone tampon, et demande également à l’État partie d’inclure dans le PGI révisé une stratégie de gestion du patrimoine culturel pour assurer une méthode de conservation cohérente pour tous les sites culturels situés au sein du bien ;
  9. Demande en outre à l’État partie de poursuivre activement la mise en œuvre de toutes les recommandations de la mission de 2014, particulièrement s’agissant d’établir un état des lieux des activités touristiques grâce à une évaluation d’impact environnemental (EIE) et une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) au sein et autour du bien ;
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Année du rapport : 2018
Jordanie
Date d'inscription : 2011
Catégorie : Mixte
Critères : (iii)(v)(vii)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2017) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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