1.         Parc national marin de Sanganeb et Parc national marin de la baie de Dungonab – île de Mukkawar (Soudan) (N 262rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2016

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/262/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2010-2010)
Montant total approuvé : 29 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/262/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Facteurs identifiés lors de l'inscription en 2016 :

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/262/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 26 novembre 2017, l'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation du bien, dont un résumé est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/262/documents/, et qui fait état de ce qui suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Il convient de se féliciter des progrès réalisés dans l'élaboration de cartes de haute qualité et d'un projet de PGI pour l'ensemble du bien, ainsi que de l'augmentation des effectifs et du budget, bien que ceux-ci restent insuffisants. Il est recommandé au Comité d’encourager l'État partie à s'engager à augmenter les ressources pour la gestion du bien et à finaliser, adopter et mettre en œuvre le PGI.

Les initiatives en cours pour identifier d'autres zones de valeur universelle exceptionnelle potentielle à inclure dans le bien sont également saluées ; elles sont conformes à la décision 40 COM 8B.6 au moment de l'inscription. Il est recommandé au Comité d’encourager également l'État partie à poursuivre ce travail et à demander l'avis technique de l'UICN, si nécessaire. Il convient de noter que toute extension du bien doit suivre les procédures pertinentes pour la modification des limites ou la présentation d'une nouvelle proposition d'inscription, comme indiqué dans les Orientations.

On note que les opérateurs de plongée soudanais suivent un ensemble de règles informelles, comme l’habitude d’ancrer les bateaux de plongée sur le sable, à distance des sites de plongée. Il est préoccupant de constater que les opérateurs de plongée étrangers ne suivent pas ces mêmes règles, ce qui endommage les récifs coralliens, perturbe la faune et aurait également un impact sur l'expérience des visiteurs. Il est donc recommandé au Comité de demander à l'État partie d'établir, en étroite consultation avec les opérateurs de plongée locaux et autres parties concernées, un code de conduite comprenant des règles et règlements officiels pour tous les opérateurs de plongée, et de veiller à leur application, de sensibiliser les opérateurs de plongée étrangers à ces règles et règlements et d'établir des mécanismes adéquats (tels que des amendes et des systèmes de licences) pour éviter les infractions. Il est en outre recommandé à l'État partie d’assurer des patrouilles régulières pour surveiller toute embarcation opérant dans l’une des composantes du bien.

Le Centre du patrimoine mondial organise un atelier technique à Port Soudan en juillet 2018, en vue de rassembler les compétences clés du Réseau du patrimoine mondial marin de l'UNESCO et de contribuer au renforcement des capacités locales pour la gestion du bien.

Décision adoptée: 42 COM 7B.99

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 8B.6, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Se félicite des progrès réalisés grâce à l'élaboration de cartes de haute qualité et d'un projet de plan de gestion intégrée (PGI), le recrutement de personnel et l'augmentation des ressources ;
  4. Demande à l'État partie de finaliser, adopter et commencer à mettre en œuvre le PGI dans les meilleurs délais, et l'encourage à fournir des ressources supplémentaires pour la gestion du bien ;
  5. Notant avec satisfaction les initiatives engagées pour identifier d'autres zones de valeur universelle exceptionnelle potentielle (VUE) et l'intention de l’État partie de proposer l'inclusion de ces zones dans le bien, rappelle que toute proposition d’extension doit suivre les procédures adéquates pour la modification des limites et/ou la présentation de nouvelles propositions d'inscription, comme indiqué dans les Orientations, et encourage également l'État partie à poursuivre ce travail et à demander l'avis technique de l'UICN si nécessaire ;
  6. Note avec inquiétude les activités des opérateurs de plongée étrangers, signalées dans le rapport, qui endommagent les récifs coralliens, perturbent la faune et ont des impacts négatifs sur l'expérience des visiteurs, et demande également à l'État partie d'établir, en étroite consultation avec les opérateurs de plongée locaux et autres parties concernées, un code de conduite comprenant des règles et règlements formels pour tous les opérateurs de plongée, et d'assurer le respect de ces règles et règlements, notamment :
    1. en établissant un dialogue avec les opérateurs de plongée nationaux et étrangers, pour les sensibiliser à ces règles et règlements et encourager les meilleures pratiques, conformes aux normes internationales,
    2. en créant des mécanismes appropriés, tels que des amendes et un système de licences, afin d'éviter les violations,
    3. en assurant des patrouilles régulières pour surveiller toute embarcation opérant dans l'une des composantes du bien ;
  7. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.