1.         Parc national de Mana Pools, aires de safari Sapi et Chewore (Zimbabwe) (N 302)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1984

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/302/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1990-2001)
Montant total approuvé : 51 854 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/302/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Janvier 2011: Mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/302/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

L’État partie a soumis le 26 janvier 2018 un rapport sur l’état de conservation qui est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/302/documents, qui signale les points suivants :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Des avancées considérables ont eu lieu pour améliorer la conservation du bien avec plusieurs initiatives en cours, notamment pour renforcer la lutte antibraconnage et examiner le plan de gestion général. L’assistance fournie par un nombre croissant de partenaires est grandement appréciée. Le programme MIKES en cours soutient la mise en œuvre de la CITES et de la Convention du patrimoine mondial, conformément à la décision 41 COM 7, et la coopération avec le PNUD assure un accès important au financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour la vallée du Zambèze. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de poursuivre ses efforts grâce à des ressources appropriées et de faire rapport sur les avancées effectuées dans la mise en œuvre de la stratégie antibraconnage, du plan de gestion des éléphants et des autres plans d’action. Des données sur le braconnage ainsi que d’autres indicateurs de conservation disponibles devraient être transmis pour confirmer que les efforts accrus se traduisent en résultats positifs en matière de conservation.

La décision du Zimbabwe visant à suspendre la chasse sportive commerciale dans des parties du bien pour favoriser la reconstitution des populations fauniques est notée. Toutefois, l’État partie devrait clarifier le statut de la zone tampon du bien dans la mesure où celle-ci n’a pas été définie conformément aux Orientations.

On peut accueillir favorablement le fait que les États parties du Zimbabwe et de la Zambie aient renforcé leur coopération et étudient la proposition d’inscription du parc national du Zambèze inférieur comme extension du bien du patrimoine mondial Parc national de Mana Pools, aires de safari Sapi et Chewore, avec l’objectif de créer un bien transnational, comme recommandé par le Comité (décisions 38 COM 7B.97 et 40 COM 7B.84). La finalisation rapide du protocole d’accord entre les États parties au sujet de la TFCA est encouragée car elle contribuerait à la conservation du bien et faciliterait la proposition d’inscription potentielle. Ce processus permettrait simultanément de formaliser la zone tampon du bien et de préparer le Centre du patrimoine mondial et l’UICN à donner leurs conseils, si nécessaire.

On notera le début de la pose de colliers satellites sur les éléphants pour suivre les déplacements de ces derniers, contribuant ainsi à une meilleure compréhension pour savoir si la dispersion a joué un rôle dans le déclin de la population de la vallée du Zambèze signalé par le comptage aérien de 2014. Ce projet et les efforts de suivi de l’habitat constituent des initiatives positives, et le Centre du patrimoine mondial devrait être tenu informé.

Aucun détail n’est transmis sur le statut actuel du projet de mine de cuivre à ciel ouvert de Kangaluwi et Chisawa située au sein du parc national du Zambèze inférieur. Rappelant que la Haute Cour de la Zambie a émis une injonction, et dans l’attente de la fin de la procédure judiciaire, il est recommandé que le Comité réitère sa demande à l’État partie de la Zambie de transmettre des informations actualisées sur le statut du projet minier, projet qui serait susceptible d’avoir de graves conséquences sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. 

L’État partie a confirmé que les nouveaux aménagements touristiques seront éloignés du fleuve Zambèze et feront l’objet d’EIE, comme il s’y était engagé, ce qui est accueilli favorablement. Une carte faisant figurer l’emplacement des aménagements proposés devrait être soumise au Centre du patrimoine mondial. Il est apprécié que l’État partie se soit engagé pour garantir un suivi régulier de l’efficacité des plans de gestion et de suivi environnementaux du lodge du camp de Vine, adoptant une méthode souple de gestion alors que le lodge devient pleinement opérationnel. Le Centre du patrimoine mondial devrait être tenu informé.

Décision adoptée: 42 COM 7B.97

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 38 COM 7B.97 et 40 COM 7B.84, adoptées à ses 38e (Doha, 2014) et 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) sessions respectivement,
  3. Félicite l’État partie pour ses efforts importants afin d’améliorer la conservation du bien au moyen de plusieurs initiatives en cours, notamment le renforcement de la lutte contre le braconnage, et demande à l’État partie de poursuivre ses efforts, et en particulier de :
    1. Mettre en œuvre la stratégie antibraconnage et le plan de gestion des éléphants, et continuer de rendre compte des avancées effectuées,
    2. Terminer l’examen du plan de gestion général et soumettre ce dernier au Centre du patrimoine mondial dès qu’il sera disponible,
    3. Rendre compte des résultats des études sur l’habitat et du projet de pose de colliers sur les éléphants, et fournir des données sur le braconnage et les autres indicateurs de conservation disponibles ;
  4. Apprécie le soutien d’un nombre croissant de partenaires en faveur de la conservation du bien, y compris le programme de la CITES intitulé Réduire au minimum l’abattage illicite d’éléphants et d’autres espèces menacées (MIKES), conformément à la décision 41 COM 7, et le soutien du PNUD financé par le Fonds pour l’environnement mondial ;
  5. Prend note de la décision visant à suspendre la chasse sportive commerciale dans l’aire de safari Sapi, la partie nord de l’aire de safari Chewore et la zone tampon afin de favoriser la reconstitution des espèces sauvages, et demande également à l’État partie de clarifier le statut et l’étendue des zones qu’il désigne zone tampon, lesquelles n’ont pas encore été formellement adoptées par le Comité ;
  6. Accueille favorablement la collaboration entre les États parties du Zimbabwe et de la Zambie pour renforcer la conservation transfrontalière, y compris par des patrouilles frontalières conjointes régulières, et pour considérer la proposition d’inscription du parc national du Zambèze inférieur en tant qu’extension du bien avec l’objectif de créer un bien transfrontalier, comme recommandé par le Comité, et encourage à nouveau les deux États parties à finaliser le protocole d’accord pour la zone de conservation transfrontalière de Mana Pools-Zambèze inférieur, et à demander l’assistance technique du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN si nécessaire ;
  7. Réitère sa demande à l’État partie de la Zambie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé quant à la décision concernant le projet de mine à ciel ouvert de Kangaluwi et Chisawa au sein du parc national du Zambèze inférieur, projet dont l’impact pourrait être grave sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  8. Apprécie également la confirmation de l’État partie que les nouveaux aménagements touristiques seront éloignés du fleuve Zambèze et qu’ils feront l’objet d’une évaluation d’impact environnemental (EIE), conformément aux engagements précédents, et demande en outre à l’État partie de soumettre une carte faisant figurer l’emplacement exact de ces projets d’aménagement touristiques ;
  9. Apprécie en outre l’engagement de l’État partie pour garantir un suivi régulier de l’efficacité des plans de gestion et de suivi environnementaux du lodge du camp de Vine, adoptant une méthode souple de gestion alors que le lodge devient pleinement opérationnel, et demande par ailleurs à l’État partie de continuer à rendre compte des activités de suivi et d’atténuation ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport d’avancement, et d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.