1.         Aires protégées de la Région Florale du Cap (Afrique du Sud) (N 1007bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1007/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1007/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1007/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 30 novembre 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1007/documents/, qui fournit les dernières informations relatives à la dernière décision du Comité :

En avril et juin 2017, le Centre du patrimoine mondial a fait part à l’État partie d’informations émanant de source tierce et faisant état d’inquiétudes au sujet d’un projet de zone de réinstallation temporaire de populations à l’intérieur du bien, apparemment dans un secteur où la végétation est fragile. L’État partie a répondu être en liaison avec l’ensemble des parties prenantes pour examiner d’autres options à même de répondre aux besoins de logement et a confirmé que le Centre du patrimoine mondial sera continuellement tenu informé des résultats.

Dans une lettre en date du 21 février 2018, le Centre du patrimoine mondial a demandé à l’État partie de répondre aux observations selon lesquelles le captage d’eau de l’aquifère du massif de la montagne de la Table pourrait avoir de potentiels impacts sur la VUE du le bien. À l’heure de rédaction de ce rapport, aucune réponse de l’État partie n’avait été reçue.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

La dotation suffisante en ressources financières et humaines est un point essentiel pour la bonne gestion du bien et le Comité a noté la nécessité d’apporter une réponse aux lacunes de longue date dans les ressources financières dans sa décision 39 COM 8B.2. Les informations apportées par l’État partie sur la suffisance des allocations budgétaires sont notées, et le fait que les dispositions de gouvernance aient été consolidées pour améliorer la coordination du CGM est favorablement accueilli. Il est important de garantir l’allocation continue et suffisante de fonds pour permettre une gestion efficace, y compris en réponse à une évolution des besoins de gestion.

Il est apprécié que les TdR du CGE soient désormais disponibles et un financement garanti ; toutefois, les progrès ont été lents. Bien que le rapport d’évaluation de l’UICN de 2015 ait indiqué que le CGE devait servir de PGI pour le bien, il semble que le champ d’application du CGE ait évolué, le PGI étant aujourd’hui identifié comme un outil distinct pour évaluer l’efficacité et les possibles extensions de la zone tampon et orienter l’élaboration du schéma de développement de l’espace (SDE). Si cela peut être applicable, comme il est noté dans le rapport d’évaluation de l’UICN, le développement du PGI en vue d’élaborer une stratégie de gestion à l’échelle du bien est requis d’urgence. Le lancement reporté au 31 décembre 2019 du travail sur le PGI, après la réalisation des plans de gestion de l’ensemble des zones protégées, est par conséquent préoccupant. Il est donc recommandé que le Comité prie l’État partie d’accélérer les procédures dans la mesure du possible.

Les efforts de l’État partie pour identifier d’autres options à même de répondre aux besoins de logement au travers d’un dialogue avec les parties prenantes sont notés. Étant donné la nature fragile de la végétation des fynbos et l’impact potentiel sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, il est également recommandé au Comité de prier l’État partie de veiller à ce qu’aucune terre au sein du bien ne soit utilisée pour des projets de réinstallation et de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de ces discussions.

Les projets rapportés de captage d’eau de l’aquifère du massif de la montagne de la Table, susceptibles d’avoir de potentiels impacts sur la VUE du bien, sont notés avec inquiétude. Tout en reconnaissant le sérieux de la pénurie d’eau dans la région, il est recommandé que le Comité prie également l’État partie d’imposer un moratoire sur les forages dans les zones très sensibles et d’évaluer les impacts d’un captage d’eau sur la VUE du bien dans toutes les zones concernées adjacentes au bien avant de décider de poursuivre ces projets.

Décision adoptée: 42 COM 7B.94

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 39 COM 8B.2, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Accueille favorablement le fait que les dispositions de gouvernance aient été consolidées avec la participation des directeurs généraux des trois autorités de gestion depuis 2016, pour améliorer la coordination du comité de gestion mixte ;
  4. Notant que les dotations budgétaires actuelles pour la gestion du bien sont décrites comme suffisantes, demande à l’État partie de veiller à ce qu’une allocation continue et suffisante de fonds soit garantie pour la bonne gestion du bien ;
  5. Note avec appréciation que certains progrès ont été accomplis concernant l’élaboration d’un cadre de gestion environnementale, qui évaluera l’efficacité et les possibles extensions de la zone tampon et orientera l’élaboration du schéma de développement de l’espace (SDE) ;
  6. Notant également que les plans de gestion de l’ensemble des 13 groupes d’aires du bien seront finalisés d’ici le 31 décembre 2019 mais considérant qu’une structure de gestion à l’échelle du bien avait été identifiée comme une nécessité urgente en 2015, prie instamment l’État partie d’accélérer la procédure, dans la mesure du possible, pour élaborer un plan de gestion intégrée pour le bien ;
  7. Note que par un dialogue avec les parties prenantes, l’État partie s’emploie à identifier des terrains afin de répondre aux besoins de logement suite à l’incendie qui a affecté les populations à proximité immédiate du bien et prie instamment l’État partie d’informer le Centre du patrimoine mondial de tout projet de développement majeur prévu dans la zone, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
  8. Note avec inquiétude les projets d’urgence rapportés de captage d’eau de l’aquifère du massif de la montagne de la Table, en raison des conditions de sécheresse dans la province du Cap-Occidental, et note également que la province n’est plus considérée comme zone de catastrophe nationale ; note en outre que les projets d’urgence rapportés de captage d’eau sont susceptibles d’avoir de potentiels impacts sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Dans le cas où ces projets seraient réalisés, prie instamment l’État partie d’en évaluer les impacts potentiels sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et dans toutes les zones concernées adjacentes au bien avant de décider de poursuivre ces projets ; et d’informer le Centre du patrimoine mondial de tout projet majeur de développement, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.